Aphasie

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

Ce module contient 34 études, dont 21 sont des essais cliniques randomisés (ECR) de haute qualité, 11 sont des ECR de qualité acceptable et 2 ne sont pas des ECR. La majorité des interventions (18 études) ont été menées auprès de patients en phase chronique de récupération post-AVC (c’est-à-dire 6 mois ou plus après l’AVC).

Dans l’ensemble, différentes interventions pour l’aphasie post-AVC ont été identifiées, celles-ci comprennent : la thérapie de l’aphasie par contrainte induite ; l’orthophonie non-spécifique, la thérapie de l’aphasie orientée sur la tâche ; l’entrainement sémantique/phonologique, la thérapie par l’action, les gestes intentionnels et les indices gestuels visuels, la communication assistée, l’entrainement assisté par la technologie (ordinateur et dispositifs), la thérapie comportementale de l’aphasie, la thérapie cognitivo-linguistique et l’intervention narrative de l’aphasie.

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Phase aiguë – Thérapie de l’aphasie par contrainte induite

AphasieInefficace1a

Deux ECR de haute qualité (Ciccone et al., 2016Woldag et al., 2017) ont examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur l’aphasie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Ciccone et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou l’orthophonie habituelle sur une base individuelle. L’aphasie des patients a été mesurée à 4-5 semaines (après l’intervention), et à 12 et 26 semaines (au moment de suivis), par le Quotient d’aphasie de la Western Aphasia Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Woldag et al., 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI, une thérapie du langage de haute intensité en groupe de communication habituel, ou une thérapie individuelle/groupe de faible intensité. L’aphasie des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le score des sous-tests 50-item Token test, Repetition, Written language, Naming, Comprehension et Profile level de l’Aachen Aphasia Test (AAT). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, de l’orthophonie habituelle sur une base individuelle, une thérapie du langage de haute intensité en groupe, ou une thérapie individuelle/groupe de faible intensité) pour améliorer l’aphasie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Précision/efficacité de la communicationInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Ciccone et al., 2016) a examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur la précision et l’efficacité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou l’orthophonie habituelle sur une base individuelle. La précision et l’efficacité de la communication des patients ont été mesurées à 4-5 semaines (après l’intervention), et à 12 et 26 semaines (au moment de suivis), par un score d’analyse du discours (pourcentage d’unités d’information correctes produites par minute). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’orthophonie habituelle sur une base individuelle) pour améliorer la précision et l’efficacité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Qualité de vieInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Ciccone et al., 2016) a examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur la qualité de vie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou l’orthophonie habituelle sur une base individuelle. La qualité de vie des patients a été mesurée à 4-5 semaines (après l’intervention), et à 12 et 26 semaines (au moment de suivis), par la Stroke and Aphasia Quality of Life Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, de l’orthophonie habituelle sur une base individuelle) pour améliorer la qualité de vie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Quantité/qualité de la communicationEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Woldag et al., 2017) a examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur la quantité et la qualité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI, une thérapie du langage de haute intensité en groupe de communication habituel, ou une thérapie individuelle/groupe de faible intensité. La quantité et la qualité de la communication des patients ont été mesurées à 2 semaines (après l’intervention) par le score Qualité et Quantité du Communicative Activity Log (CAL). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures du CAL (score de Qualité), en faveur de la TACI comparée à la thérapie du langage de haute intensité en groupe de communication habituel. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une thérapie du langage de haute intensité en groupe de communication habituel) pour améliorer la qualité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
La thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’une thérapie individuelle / groupe de faible intensité pour améliorer la qualité de la communication ; et n’est pas plus efficace qu’une thérapie du langage de haute intensité en groupe de communication habituel pour améliorer la quantité de la communication.

Phase aiguë – Orthophonie non-spécifique

AphasieInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Laska et al., 2011) et une ECR de qualité acceptable (Mattioli et al., 2014) ont examiné l’effet de l’orthophonie sur l’aphasie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Laska et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou aucune intervention particulière. L’aphasie des patients a été mesurée à 21 jours (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le coefficient d’Aphasie du Norsk Grunntest for Afasi. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Mattioli et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou aucune intervention particulière. L’aphasie des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le score des sous-tests Repetition, Naming, Written language, Oral comprehension, Written comprehension et 50-item Token test de l’Aachen Aphasia Test (AAT). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur seulement deux sous-test de l’AAT (Naming, Written language), en faveur de l’orthophonie comparée à aucune intervention particulière. Cette amélioration s’est maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’aphasie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Auto-perception de l'efficacité de la communicationInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Bowen et al., 2012) a examiné l’effet de l’orthophonie sur l’auto-perception de l’efficacité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou un contact social avec un interlocuteur non formé pendant 16 semaines. L’évaluation par les patients et les soignants de l’auto-perception de l’efficacité de la communication des patients a été mesurée à 6 mois (au moment d’un suivi) par le Communication Outcomes After Stroke (COAST) et le Carer COAST. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un contact social avec un interlocuteur non formé) pour améliorer l’évaluation par les patients et les soignants de l’auto-perception de l’efficacité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Bien-être des soignantsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Bowen et al., 2012) a examiné l’effet de l’orthophonie sur le bien-être des soignants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou un contact social avec un interlocuteur non formé pendant 16 semaines. Le bien-être des soignants a été mesuré à 6 mois (au moment d’un suivi) par les sous-échelles Impact positif/négatif et Qualité du support du Carers of Older People in Europe Index (COPE). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un contact social avec un interlocuteur non formé) pour améliorer le bien-être des soignants de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Communication verbaleInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Laska et al., 2011) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la communication verbale de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou aucune intervention particulière. Les habiletés de communication verbale des patients ont été mesurées à 21 jours (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par l’Amsterdam-Nijmegen Everyday Language Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la communication verbale de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Habileté de communication fonctionnelleInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Bowen et al., 2012) a examiné l’effet de l’orthophonie sur l’habileté de communication fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou un contact social avec un interlocuteur non formé pendant 16 semaines. L’habileté de communication fonctionnelle des patients a été mesurée à 6 mois (au moment d’un suivi) par le Therapy Outcome Measure (TOM : Communicative Activity Scale). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un contact social avec un interlocuteur non formé) pour améliorer l’habileté de communication fonctionnelle de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Phase aiguë – Intervention très précoce

AphasieEfficace2b

Une étude non randomisée (Godecke et al., 2014) a examiné l’effet d’une intervention très précoce sur l’aphasie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients pour recevoir une intervention multimodale ou le programme de soins habituel. L’aphasie des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention), et à 26 semaines après l’AVC (au moment d’un suivi), par le Quotient d’aphasie (pourcentage de rétablissement potentiel maximum). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’intervention très précoce comparée au programme de soins habituel. Cette amélioration s’est maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent qu’une intervention très précoce est plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer l’aphasie de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Précision/efficacité de la communicationEfficace2b

Une étude non randomisée (Godecke et al., 2014) a examiné l’effet d’une intervention très précoce sur la précision et l’efficacité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients pour recevoir une intervention multimodale ou le programme de soins habituel. La précision et l’efficacité de la communication des patients ont été mesurées à 5 semaines (après l’intervention), et à 26 semaines après l’AVC (au moment d’un suivi), par un score d’analyse de discours. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’intervention très précoce comparée au programme de soins habituel. Cette amélioration ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent qu’une intervention très précoce est plus efficace, à court terme, qu’un programme de soins habituel pour améliorer la précision et l’efficacité de la communication de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Phase subaiguë – Thérapie de l’aphasie par contrainte induite

AphasieInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Sickert et al., 2014) a examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite modifiée (TACIm) sur l’aphasie de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACIm ou la thérapie habituelle de l’aphasie. L’aphasie des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention), et à 8 semaines et 1 an (aux moments de suivis), par le score des sous-tests Spontaneous speech, Token Test, Repetition, Written language, Naming et Comprehension de l’Aachen Aphasia Test (AAT). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite modifiée n’est pas plus efficace que la thérapie habituelle de l’aphasie pour améliorer l’aphasie de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Quantité/qualité de la communicationInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Sickert et al., 2014) a examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite modifiée (TACIm) sur la quantité et la qualité de la communication de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACIm ou la thérapie habituelle de l’aphasie. La quantité et la qualité de la communication des patients ont été mesurées à 3 semaines (après l’intervention), et à 8 semaines et 1 an (aux moments de suivis par le score Qualité et Quantité du Communicative Activity Log (CAL – score patient et proche). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite modifiée n’est pas plus efficace que la thérapie habituelle de l’aphasie pour améliorer la quantité et la qualité de la communication de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Phase subaiguë – Approche sémantique vs approche phonologique

Communication verbaleInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Doesborgh et al., 2004a) ont comparé l’effet de l’approche sémantique vs l’approche phonologique sur la communication verbale de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une intervention basée sur l’approche sémantique (axée sur l’interprétation), ou sur l’approche phonologique (axée sur la structure du son). Les habiletés de communication verbale des patients ont été mesurées à 10-12 mois (après l’intervention) par le Amsterdam Nijmegen Everyday Language Test (ANELT-A : score final, moyenne d’amélioration).

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une approche sémantique n’est pas plus efficace qu’une approche phonologique pour améliorer la communication verbale de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Traitement du langageEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Doesborgh et al., 2004a) ont comparé l’effet de l’approche sémantique vs l’approche phonologique sur le traitement du langage de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une intervention basée sur l’approche sémantique (axée sur l’interprétation), ou sur l’approche phonologique (axée sur la structure du son). Les habiletés des patients en matière de traitement du langage ont été mesurées à 10-12 mois (après l’intervention) par le Semantic Association Test [mesures sémantiques] et la Psycholinguistic Assessment of Language Processing in Aphasia (PALPA : Synonyme de jugement [mesure sémantique] ; Répétition de non-mots, Décision lexicale auditive [mesures phonologiques]). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures phonologiques (PALPA : Décision lexicale auditive), en faveur de l’approche phonologique comparée à l’approche sémantique.
Note : Une amélioration intra-groupe statistiquement significative sur l’une des mesures sémantiques (Semantic Association Test) a été relevée après l’intervention sémantique, et une amélioration des deux mesures phonologiques a été relevée après l’intervention phonologique.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une approche phonologique est plus efficace qu’une approche sémantique pour améliorer les habiletés phonologiques en matière de traitement du langage de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Phase subaiguë – Orthophonie non-spécifique

CommunicationInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Lincoln et al., 1984) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la communication de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou aucune intervention particulière. Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 12 semaines (au milieu de l’intervention), et à 24 semaines (après l’intervention), par le Porch Index of Communicative Ability et le Functional Communication Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer les habiletés de communication de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Perception des soignants du langage du patientInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Lincoln et al., 1984) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la perception des soignants du langage de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’orthophonie ou aucune intervention particulière. La perception des soignants du langage expressif et réceptif des patients a été mesurée à 12 semaines (au milieu de l’intervention), et à 24 semaines (après l’intervention), par le Speech Questionnaire. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la perception des soignants du langage de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Phase subaiguë – Thérapie de l’aphasie orientée sur la tâche

CommunicationInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Hartman & Laundau, 1987) a examiné l’effet de la thérapie de l’aphasie orientée sur la tâche sur la communication de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de l’aphasie orientée sur la tâche ou des services de conseil et de la conversation non-directifs. Les habiletés de communication des patients ont été à 6 mois (après l’intervention), et 10 mois après l’AVC, par le Porch Index of Communicative Ability. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que la thérapie de l’aphasie orientée sur la tâche n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, des services de conseil et de la conversation non-directifs) pour améliorer les habiletés de communication de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Phase chronique – Thérapie par l’action

AphasieEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Stahl et al., 2016) a examiné l’effet de la thérapie par l’action sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie du langage intensive par l’action ou une thérapie l’acte de nommer pour 6 jours, pour recevoir ensuite l’autre intervention pendant 6 jours supplémentaires ; les participants n’ont reçu aucune thérapie pendant 6 jours entre les périodes d’intervention. Le langage des patients a été mesuré à 6 jours et à 18 jours (après l’intervention) par l’Aachen Aphasia Test (AAT : score moyen et score de production). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures, aux deux temps de mesures post-intervention, en faveur de la thérapie du langage intensive par l’action comparée à la thérapie de dénomination.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie du langage intensive par l’action est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une thérapie de dénomination) pour améliorer l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Temps de réponse pour la recherche de motsInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Drummond & Rentschler, 1981) a examiné l’effet d’une thérapie par l’action sur le temps de réponse pour la recherche de mots de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement de repérage visuel-gestuel ou aucun repérage gestuel ; les deux groupes ont également reçu l’entrainement habituel de repérage auditif-verbal. Le temps de réponse pour la recherche de mots a été mesuré à 2 semaines (après l’intervention) par le temps de réponse du 10 AMERIND Gestural Code nouns et du 10 non-AMERIND Gestural Code nouns. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’un entrainement de repérage visuel-gestuel n’est pas plus efficace qu’aucun repérage gestuel pour améliorer le temps de réponse pour la recherche de mots de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Programme de communication avec partenaire

AphasieInefficace2b

Une étude non randomisée (Lyon et al., 1997) a examiné l’effet d’un programme de communication avec partenaire sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients et leurs soignants pour recevoir un programme d’entrainement à la communication avec un bénévole de la communauté. L’aphasie des patients a été mesurée au départ de l’étude et à 20 semaines (après l’intervention) par le Boston Diagnostic Aphasia Examination (BDAE : percentile global moyen). Aucune amélioration significative n’a été relevée avant et après l’intervention.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent qu’un programme d’entrainement à la communication avec un bénévole de la communauté n’est pas efficace pour améliorer l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Bien-êtreInefficace2b

Une étude non randomisée (Lyon et al., 1997) a examiné l’effet d’un programme de communication avec partenaire sur le bien-être de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients et leurs soignants pour recevoir un programme d’entrainement à la communication avec un bénévole de la communauté. Le bien-être des patients a été mesuré au départ de l’étude et à 20 semaines (après l’intervention) par l’Affect Balance Scale (ABS) et le Psychosocial Wellbeing Index non-standardisé (PWI :  score du patient, du soignant, et du partenaire). Une amélioration significative a été relevée seulement sur le PWI, avant et après l’intervention.
Note : Une amélioration sur le bien-être (PWI) a également été relevée chez un troisième groupe de patients dont le traitement a été différé.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent qu’un programme d’entrainement à la communication avec un bénévole de la communauté n’est pas efficace pour améliorer le bien-être de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, le programme a été efficace pour améliorer la perception du bien-être des patients, des soignants et des partenaires de communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

CommunicationInefficace2b

Une étude non randomisée (Lyon et al., 1997) a examiné l’effet d’un programme de communication avec partenaire sur la communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cette étude non randomisée a assigné les patients et leurs soignants pour recevoir un programme d’entrainement à la communication avec un bénévole de la communauté. Les habiletés de communication des patients ont été mesurées au départ de l’étude et à 20 semaines (après l’intervention) par le Communication Abilities in Daily Living (CADL) et le Communication Readiness and Use Index non-standardisé (CRUI : score du patient, du soignant, et du partenaire). Une amélioration significative a été relevée seulement sur le CRUI, avant et après l’intervention.
Note : Une amélioration sur la disposition et l’utilisation de la communication (CRUI) a également été relevée chez un troisième groupe de patients dont le traitement a été différé.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent qu’un programme d’entrainement à la communication avec un bénévole de la communauté n’est pas efficace pour améliorer les habiletés de communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, le programme a été efficace pour améliorer les rapports de communication des patients, des soignants et des partenaires de communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Participation à la conversationEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Kagan et al., 2001) a examiné l’effet d’un programme de communication avec partenaire sur la participation à la conversation de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour qu’ils interagissent avec un interlocuteur formé dans le cadre du programme « Conversation assistée pour adultes aphasiques », ou qu’ils interagissent avec un bénévole non formé. La participation à la conversation des patients a été mesurée après un atelier d’une journée (après l’intervention) par la Measure of Participation in Conversation for Adults with Aphasia (MPCA : score d’Interaction et de Transaction). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures de la participation en faveur du programme de conversation assistée pour adultes aphasiques comparé à l’interaction avec un bénévole non formé.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un programme de conversation assistée pour adultes aphasiques est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une interaction avec un bénévole non formé) pour améliorer la participation à la conversation de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Thérapie de l’aphasie par contrainte induite

Acte de nommerInefficace1a

Deux ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015Kurland et al., 2016) et deux ECR de qualité acceptable (Maher et al., 2006Nenert et al., 2017) ont examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur l’acte de nommer de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière pendant 10 jours de semaine consécutifs. L’acte de nommer des patients a été mesuré lors de suivis à une semaine et à 3 mois après l’intervention, par le Boston Naming Test (BNT). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps mesures.

Le second ECR de haute qualité (Kurland et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une Thérapie interactive du langage par l’action– par contrainte (TILA- contrainte) ou une version modifiée du Promoting Aphasic Communicative Effectiveness – sans contrainte (mPACE – sans contrainte). Les habiletés de l’acte de nommer des patients ont été mesurées à 2 semaines (après l’intervention) par l’Object and Action Naming Battery (items d’objets et de verbes formés / non formés) et le BNT. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures.

Le premier ECR de qualité acceptable (Maher et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou une mPACE. Les habiletés de l’acte de nommer des patients ont été mesurées à 2 semaines (après l’intervention) par le BNT et l’Action Naming Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures.

Le second ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière. Les habiletés de l’acte de nommer des patients ont été mesurées à 10 jours (après l’intervention) par le BNT. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité et de deux ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une Promoting Aphasic Communicative Effectiveness – sans contrainte) pour améliorer les habiletés de l’acte de nommer de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

AphasieInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Kurland et al., 2016) et un ECR de qualité acceptable (Maher et al., 2006) ont examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Kurland et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une Thérapie interactive du langage par l’action– par contrainte (TILA- contrainte) ou une version modifiée du Promoting Aphasic Communicative Effectiveness – sans contrainte (mPACE – sans contrainte). L’aphasie des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Boston Diagnostic Aphasia Examination (BDAE : Aphasia severity, Auditory comprehension, Sentence repetition, Cookie Theft Description task – changes in content units). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de qualité acceptable (Maher et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou une mPACE. L’aphasie des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le Quotient d’aphasie de la Western Aphasia Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une Promoting Aphasic Communicative Effectiveness – sans contrainte) pour améliorer l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

CommunicationInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Kurland et al., 2016) a examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur la communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une Thérapie interactive du langage par l’action– par contrainte (TILA- contrainte) ou une version modifiée du Promoting Aphasic Communicative Effectiveness – sans contrainte (mPACE – sans contrainte). Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 2 semaines (après l’intervention) par le Porch Index of Communicative Abilities. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une Promoting Aphasic Communicative Effectiveness – sans contrainte) pour améliorer les habiletés de communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Communication subjectiveInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015) et un ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) ont examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur la communication subjective de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière pendant 10 jours de semaine consécutifs. Les habiletés de communication subjective des patients (fluidité, fréquence d’utilisation, fréquence des incompréhensions) ont été mesurées lors de suivis à une semaine et à 3 mois après l’intervention, par le Mini-Communicative Activities Log (Mini-CAL). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement lors du suivi de 3 mois en faveur de la TACI comparée à aucune intervention particulière.

L’ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière. Les habiletés de communication subjective des patients ont été mesurées à 10 jours (après l’intervention) par le Mini-CAL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’une ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer les habiletés de communication subjective de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, la TACI s’est avérée plus efficace, à long terme, qu’aucune intervention particulière.

Fonction/fluidité verbaleInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015) et un ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) ont examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur la fonction et la fluidité verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière pendant 10 jours de semaine consécutifs. La fonction et la fluidité verbale des patients ont été mesurées lors de suivis à une semaine et à 3 mois après l’intervention, par le Semantic Fluency Test (SFT) et le Controlled Oral Word Association Test (COWAT). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures.

L’ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière. La fonction et la fluidité verbale des patients ont été mesurées à 10 jours (après l’intervention) par le score brut du COWAT. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’une ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la fonction et la fluidité verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Langage réceptifInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015) et un ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) ont examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur le langage réceptif de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Szaflarski et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière pendant 10 jours de semaine consécutifs. Les habiletés de langage réceptif des patients ont été mesurées lors de suivis à une semaine et à 3 mois après l’intervention, par le Boston Diagnostic Aphasia Examination (BDAE: sous-test Complex ideation) et le Peabody Picture Vocabulary Test III (PPVT-III). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures.

L’ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière. Les habiletés de langage réceptif des patients ont été mesurées à 10 jours (après l’intervention) par le PPVT-IV. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’une ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer les habiletés de langage réceptif de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Rappel de nomsInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Nenert et al., 2017) a examiné l’effet de la Thérapie de l’aphasie par contrainte induite (TACI) sur le rappel de noms de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une TACI ou aucune intervention particulière. Le rappel de noms a été mesuré à 10 jours (après l’intervention) par tâche de rappel de noms. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’une Thérapie de l’aphasie par contrainte induite n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer le rappel de noms de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Groupe de communication

AphasieEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Elman & Burnstein-Ellis, 1999) a examiné l’effet d’un groupe de communication sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un traitement de communication en groupe ou un traitement de communication en groupe différé (aucun traitement). L’aphasie des patients a été mesurée à 4 mois (après l’intervention), et à 5 mois (au moment d’un suivi), par le Quotient d’aphasie de la Western Aphasia Battery. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du traitement de communication en groupe comparé à aucun traitement. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un traitement de communication en groupe est plus efficace, à court terme, qu’aucun traitement pour améliorer l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

CommunicationEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Elman & Burnstein-Ellis, 1999) a examiné l’effet d’un groupe de communication sur la communication fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un traitement de communication en groupe ou un traitement de communication en groupe différé (aucun traitement). Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 4 mois (après l’intervention), et à 5 mois (au moment d’un suivi), par le Communicative Abilities in Daily Living Test (CADL) et le Shortened Porch Index of Communicative Ability (SPICA). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur une mesure (CADL), en faveur du traitement de communication en groupe comparé à aucun traitement. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un traitement de communication en groupe est plus efficace, à court terme, qu’aucun traitement pour améliorer les habiletés de communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Gestes intentionnels

Acte de nommer et de retrouverInefficace2a

Deux ECR de qualité acceptable (Altmann et al., 2014 ; Benjamin et al., 2014) ont examiné l’effet des gestes intentionnels sur l’acte de nommer et de retrouver de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Altmann et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un traitement intensif de l’anomie en utilisant des gestes intentionnels de la main gauche, ou un traitement intensif de l’anomie sans gestes. Les habiletés de l’acte de nommer et de retrouver des patients ont été mesurées à 3 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Picture Naming probes, le Category-Generation probes, et le Boston Naming Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (Benjamin et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement de l’acte de nommer des images et de la production de catégories en utilisant des gestes intentionnels de la main gauche, ou un entraînement de l’acte de nommer des images et de la production de catégories sans gestes. Les habiletés de l’acte de nommer et de retrouver des patients ont été mesurées à 6 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Picture Naming probes et le Category-Generation probes. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant de deux ECR de qualité acceptable, indiquent que des gestes intentionnels ne sont pas plus efficaces que des interventions comparatives (ici, un traitement intensif de l’anomie, sans gestes, ou un entraînement de l’acte de nommer des images et de la production de catégories, sans gestes) pour améliorer les habiletés de l’acte de nommer et de retrouver de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

AphasieInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Altmann et al., 2014) a examiné l’effet des gestes intentionnels sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un traitement intensif de l’anomie en utilisant des gestes intentionnels de la main gauche, ou un traitement intensif de l’anomie sans gestes. L’aphasie des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Quotient d’aphasie de la Western Aphasia Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des gestes intentionnels ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un traitement intensif de l’anomie sans gestes) pour améliorer l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Quantité/qualité du discoursInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Altmann et al., 2014) a examiné l’effet des gestes intentionnels sur la quantité et la qualité du discours de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un traitement intensif de l’anomie en utilisant des gestes intentionnels de la main gauche, ou un traitement intensif de l’anomie sans gestes. La quantité et la qualité du discours des patients ont été mesurées à 3 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), en fonction de la quantité du discours (Énoncés, Mots, Verbes, Noms) et de la qualité du discours (Grammaire, Unités d’information correctes, Propositions, Énoncés avec de nouvelles informations). Au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur l’une des mesures de la quantité du discours (Mots) en faveur du traitement intensif de l’anomie en utilisant des gestes intentionnels de la main gauche comparé au traitement intensif de l’anomie sans gestes.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que des gestes intentionnels ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un traitement intensif de l’anomie sans gestes) pour améliorer la quantité et la qualité du discours de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Orthophonie non-spécifique

AphasieEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Breitenstein et al., 2017) a examiné l’effet de l’orthophonie sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie intensive d’orthophonie ou aucune intervention particulière. L’aphasie des patients a été mesurée au départ de l’étude, à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Sprachsystematisches APhasieScreening (SAPS : score Total, Phonologie, Lexique, Syntaxe, Compréhension du langage, Production de langage). Après l’intervention, comparativement au score obtenu au départ de l’étude, une différence significative entre les groupes a été relevée (SAPS : score Total, Lexique, Syntaxe, Compréhension du langage, Production de langage), en faveur de la thérapie intensive d’orthophonie comparée à aucune intervention particulière. Au moment du suivi, une seule mesure du SAPS (Phonologie) a maintenu cette différence.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie intensive d’orthophonie est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Apprentissage non verbalInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Breitenstein et al., 2017) a examiné l’effet de l’orthophonie sur l’apprentissage non-verbal de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie intensive d’orthophonie ou aucune intervention particulière. L’apprentissage non-verbal des patients a été mesuré à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Nonverbal Learning Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie intensive d’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’apprentissage non-verbal de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Attention visuelle et fonction exécutiveInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Breitenstein et al., 2017) a examiné l’effet de l’orthophonie sur l’attention visuelle et la fonction exécutive de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie intensive d’orthophonie ou aucune intervention particulière. L’attention visuelle et la fonction exécutive des patients ont été mesurées à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la Trail Making Test A et B. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie intensive d’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer l’attention visuelle et la fonction exécutive de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Communication fonctionnelleInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Breitenstein et al., 2017) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la communication fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie intensive d’orthophonie de 3 semaines ou aucune intervention particulière. La communication fonctionnelle des patients a été mesurée à 6 mois (au moment d’un suivi) par le Communication Effectiveness Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie intensive d’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la communication fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Communication verbaleEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Breitenstein et al., 2017) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la communication verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie intensive d’orthophonie ou aucune intervention particulière. Les habiletés de communication verbale des patients ont été mesurées au départ de l’étude, à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par l’Amsterdam Nijmegen Everyday Language Test (ANELT : A-scale, B-scale). Après l’intervention, comparativement au score obtenu au départ de l’étude, une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’ANELT A-scale, en faveur de la thérapie intensive d’orthophonie comparée à aucune intervention particulière. Aucune autre différence significative entre les groupes n’a été relevé, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie intensive d’orthophonie est plus efficace, à court terme, qu’aucune intervention particulière pour améliorer les habiletés de communication verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Qualité de vieEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Breitenstein et al., 2017) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la qualité de vie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie intensive d’orthophonie ou aucune intervention particulière. La qualité de vie des patients a été mesurée au départ de l’étude, à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la Stroke and Aphasia Quality of Life Scale-39 (SAQoL-39 – score Total, Physique, Communication, Psychosocial, Énergie). Après l’intervention, comparativement au score obtenu au départ de l’étude, une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur l’une des mesures du SAQoL-39 (score Total), en faveur de la thérapie intensive d’orthophonie comparée à aucune intervention particulière. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie intensive d’orthophonie est plus efficace, à court terme, qu’aucune intervention particulière pour améliorer la qualité de vie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Sévérité de l'AVCInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Breitenstein et al., 2017) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la sévérité de l’AVC de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie intensive d’orthophonie ou aucune intervention particulière. La sévérité de l’AVC des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la modified Rankin Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une thérapie intensive d’orthophonie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour réduire la sévérité de l’AVC de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase chronique – Entrainement assisté par la technologie

Acte de nommerContradictoire4

Deux ECR de haute qualité (Doesborgh et al., 2004b ;  Palmer et al., 2012) et un ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) ont examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur les habiletés de l’acte de nommer de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Doesborgh et al., 2004b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’entrainement sur ordinateur à multiple indices ou aucune intervention particulière. Les habiletés de l’acte de nommer des patients ont été mesurées à 2 mois (après l’intervention) par le Boston Naming Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Palmer et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un traitement sur ordinateur ou aucune intervention particulière. Les habiletés de l’acte de nommer des patients ont été mesurées à 5 mois (après l’intervention), et à 8 mois (au moment d’un suivi) par l’Object and Action Naming Battery. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevé en faveur du traitement sur ordinateur comparé à aucune intervention particulière. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

L’ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. Le processus de recherche de mots et de recherche sémantique des patients a été mesuré à 6 mois (après l’intervention) par le score Naming de la Western Aphasia Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées entre deux ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable au sujet de l’efficacité de l’entrainement assisté par la technologie sur les habiletés de l’acte de nommer de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un premier ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable indiquent qu’un programme d’entrainement sur ordinateur n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une stimulation non linguistique sur ordinateur) ; un second ECR de haute qualité a indiqué qu’un programme d’entrainement sur ordinateur est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer les habiletés de l’acte de nommer de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Les différences dans les résultats pourraient être attribuées aux différences au niveau des interventions, de la conception/durée de l’étude (2 mois vs 5 mois), et/ou des mesures utilisées.

AphasieContradictoire4

Deux ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1992Katz & Wertz, 1997) ont examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1992) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. L’aphasie des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) par le Quotient d’aphasie de la Western Aphasia Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. L’aphasie des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) par le Quotient d’aphasie de la Western Aphasia Battery. La comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et la stimulation non linguistique sur ordinateur a révélé une différence significative en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur ; la comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et aucune intervention particulière a révélé une différence significative en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur.
Note : La comparaison entre la stimulation non linguistique sur ordinateur et aucune intervention particulière n’a révélé aucune différence significative entre les groupes.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées entre deux ECR de qualité acceptable au sujet de l’efficacité de l’entrainement assisté par la technologie sur l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un premier ECR de qualité acceptable indique qu’un entrainement à la lecture sur ordinateur n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une stimulation non linguistique sur ordinateur) ; un second ECR de qualité acceptable a indiqué qu’un entrainement à la lecture sur ordinateur est plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une stimulation non linguistique sur ordinateur) pour améliorer l’aphasie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
La taille plus importante de l’échantillon dans la deuxième étude pourrait expliquer les différences constatées qui n’ont pas été détectées dans la première étude.

CognitionInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Nobis-Bosch et al., 2011) a examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la cognition de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement linguistique intensif à l’aide de l’appareil d’apprentissage électronique B.A.Bar, ou un entrainement cognitif non linguistique pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires. La cognition des patients a été mesurée à 4 et 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), et comprenait : la mémoire auditive, mesurée par la Wechesler Memory Scale (portée des chiffres auditifs) ; la mémoire visuelle, mesurée par le Corsi Block Tapping Test ; l’attention, mesurée par le Test of Attentional Performance (sous-test de balayage visuel) ; et la reconnaissance des formes, mesurée par le Thurstone’s Primary Mental Ability Test (reconnaissance des formes du sous-test 10). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement assisté par la technologie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entrainement cognitif non linguistique) pour améliorer la cognition de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

CommunicationInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Nobis-Bosch et al., 2011) et deux ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1992Katz & Wertz, 1997) ont examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Nobis-Bosch et al., 2011), utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement linguistique intensif à l’aide de l’appareil d’apprentissage électronique B.A.Bar, ou un entrainement cognitif non linguistique pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires. Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 4 et 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par un test de dialogue non standardisé (score linguistique – items entrainés/non entrainés ; score de communication – items entrainés/non entrainés). Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée. Au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été relevée sur le score de communication – items entrainés/non entrainés, en faveur du groupe qui a reçu l’entrainement cognitif non linguistique suivi de l’entrainement linguistique intensif à l’aide de l’appareil d’apprentissage électronique B.A.Bar.

Le premier ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1992) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 6 mois (après l’intervention) par le Porch Index of Communicative Ability (PICA : score global, Lecture, Écriture, Modalités verbales). La comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et la stimulation non linguistique sur ordinateur a révélé une différence significative entre les groupes (PICA : score global, Écriture, Modalités verbales) en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur ; la comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et aucune intervention particulière a révélé une différence significative (PICA : score global, Modalités verbales)en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur.
Note : La comparaison entre la stimulation non linguistique sur ordinateur et aucune intervention particulière n’a révélé aucune différence significative.

Le second ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 6 mois (après l’intervention) par le PICA (score global, Auditif, Verbal, de Pantomime, Visuel, Lecture, Copie, Écriture). La comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et la stimulation non linguistique sur ordinateur a révélé une différence significative (PICA : score global, Verbal) en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur ; la comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et aucune intervention particulière a révélé une différence significative (PICA : score global, Verbal, de Pantomime) en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur.
Note : La comparaison entre la stimulation non linguistique sur ordinateur et aucune intervention particulière a révélé une différence significative (PICA : score de Pantomime) en faveur de la stimulation non linguistique sur ordinateur.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement assisté par la technologie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entrainement cognitif non linguistique) pour améliorer les habiletés de communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Note : Cependant, deux ECR de qualité acceptable ont relevé qu’un entrainement assisté par la technologie est plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une stimulation non linguistique sur ordinateur) et qu’aucun traitement pour améliorer les habiletés de communication de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Les différences dans les résultats pourraient être attribuées aux différences au niveau des interventions, de la conception/durée de l’étude, et/ou des mesures utilisées.

Communication verbaleInefficace1a

Deux ECR de haute qualité (Doesborgh et al., 2004b ;  Nobis-Bosch et al., 2011) ont examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la communication verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Doesborgh et al., 2004b) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme d’entrainement sur ordinateur à multiple indices ou aucune intervention particulière. La communication verbale des patients a été mesurée à 2 mois (après l’intervention) par l’échelle A de l’Amsterdam Nijmegen Everyday Language Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Nobis-Bosch et al., 2011), utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement linguistique intensif à l’aide de l’appareil d’apprentissage électronique B.A.Bar, ou un entrainement cognitif non linguistique pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires. La communication verbale des patients a été mesurée à 4 et 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par l’Amsterdam Nijmegen Everyday Language Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement assisté par la technologie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, un entrainement cognitif non linguistique) pour améliorer la communication verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

CompréhensionContradictoire4

Deux ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997 ; Thompson et al., 2010) ont examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la compréhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. La compréhension des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) par le sous-test Compréhension de la Western Aphasia Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de qualité acceptable (Thompson et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement automatisé sur ordinateur des Treatment of Underlying Forms (TUF), un entrainement des TUF administré par un clinicien, ou aucune intervention particulière. La compréhension des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) par la Comprehension Probe (CP : Object relatives, Object clefts, Object wh-questions) et la Northwestern Assessment of Verbs and SentencesSentence Comprehension Test (NAVS-SCT : Object relatives, Object wh-questions, Subject relatives, Subject wh-questions). Une différence significative entre les groupes a été relevée (CP – Object relatives ; NAVS-SCT : Objects relatives) en faveur de l’entrainement automatisé sur ordinateur TUF comparé à aucune intervention particulière. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’entrainement automatisé sur ordinateur TUF et l’entrainement des TUF administré par un clinicien.
Note : La comparaison entre l’entrainement des TUF administré par un clinicien et aucune intervention particulière n’a pas été documenté.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées entre deux ECR de qualité acceptable au sujet de l’efficacité de l’entrainement assisté par la technologie sur la compréhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un premier ECR de qualité acceptable indique que l’entrainement à la lecture sur ordinateur n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une stimulation non linguistique sur ordinateur) ; un second ECR de qualité acceptable a indiqué qu’un entrainement automatisé sur ordinateur est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la compréhension de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Les différences dans les résultats pourraient être attribuées aux différences au niveau des interventions, de la conception/durée de l’étude, et/ou des mesures utilisées.

Compréhension de la lectureInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1992) a examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la compréhension de la lecture de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. La compréhension de la lecture des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) par le C-CAT (une évaluation non standardisée comprenant 232 items du programme de lecture de l’ordinateur). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’un entrainement à la lecture sur ordinateur n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une stimulation non linguistique sur ordinateur) pour améliorer la compréhension de la lecture de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Discours spontanéInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Nobis-Bosch et al., 2011) et un ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) ont examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur le discours spontané de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Nobis-Bosch et al., 2011), utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement linguistique intensif à l’aide de l’appareil d’apprentissage électronique B.A.Bar, ou un entrainement cognitif non linguistique pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires. Le discours spontané des patients a été mesuré à 4 et 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par une entrevue semi-standardisée. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. Le discours spontané des patients a été mesuré à 6 mois (après l’intervention) par le score Discours spontané de la Western Aphasia Battery. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’un entrainement assisté par la technologie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière ou que des interventions comparatives (ici, un entrainement cognitif non linguistique ou une stimulation non linguistique sur ordinateur) pour améliorer le discours spontané de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Fluidité verbaleInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Nobis-Bosch et al., 2011) a examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la fluidité verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement linguistique intensif à l’aide de l’appareil d’apprentissage électronique B.A.Bar, ou un entrainement cognitif non linguistique pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires. La fluidité verbale des patients a été mesurée à 4 et 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Word Fluency Test (Food, Animals). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement assisté par la technologie n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entrainement cognitif non linguistique) pour améliorer la fluidité verbale de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Production de phrasesInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Thompson et al., 2010) a examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la production de phrases de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement automatisé sur ordinateur des Treatment of Underlying Forms (TUF), un entrainement des TUF administré par un clinicien, ou aucune intervention particulière. La production de phrases des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention) par la Production Probe (PP : Object relatives, Object clefts, Object wh-questions), le Northwestern Assessment of Verbs and SentencesSentence Production Priming Test (NAVS-SPPT : Object relatives, Object wh-questions, Subject relatives, Subject wh-questions), et le Cinderella narratives (CN : Longueur moyenne d’énonciation, Mots par minute, Rapport entre les phrases simples et complexes, Rapport entre les noms et les verbes, Rapport entre les classes ouvertes et les classes fermées, % de phrases grammaticales, % de verbes avec arguments corrects). Une différence significative entre les groupes a été relevée (PP : Object relatives, Object clefts ; NAVS-SPPT – Objects relatives) en faveur de l’entrainement automatisé sur ordinateur TUF comparé à aucune intervention particulière. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’entrainement automatisé sur ordinateur TUF et l’entrainement des TUF administré par un clinicien.
Note : La comparaison entre l’entrainement des TUF administré par un clinicien et aucune intervention particulière n’a pas été documenté.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’un entrainement assisté par la technologie n’est pas plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer la production de phrases de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note : Des différences significatives entre les groupes ont été observées dans seulement 2/3 des 7/14 mesures.

RépétitionEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Katz & Wertz, 1997) a examiné l’effet de l’entrainement assisté par la technologie sur la répétition de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entrainement à la lecture sur ordinateur, une stimulation non linguistique sur ordinateur, ou aucune intervention particulière. La répétition des patients a été mesurée à 6 mois (après l’intervention) par le score de Répétition de la Western Aphasia Battery. La comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et la stimulation non linguistique sur ordinateur a révélé une différence significative en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur ; la comparaison entre l’entrainement à la lecture sur ordinateur et aucune intervention particulière a révélé une différence significative en faveur de l’entrainement à la lecture sur ordinateur.
Note : La comparaison entre la stimulation non linguistique sur ordinateur et aucune intervention particulière a révélé une différence significative entre les groupes en faveur de la stimulation non linguistique sur ordinateur.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent qu’un entrainement à la lecture sur ordinateur est plus efficace qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, une stimulation non linguistique sur ordinateur) pour améliorer la répétition de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Thérapie comportementale de l’aphasie

CommunicationEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Akabogu et al., 2019) a examiné l’effet de la Thérapie comportementale de l’aphasie (TCA) sur la communication de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients (la phase de récupération post-AVC n’a pas été spécifiée) pour recevoir une TCA ou aucune intervention particulière. Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 10 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Porch Index of Communicative Ability. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la TCA comparée à aucune intervention particulière.
Note : Dans cette étude, les principes de la TCA ont été combinés à une orthophonie habituelle ciblée, visant à réduire l’aphasie en aidant les patients à utiliser leurs capacités langagières restantes, à restaurer leurs capacités langagières, et à apprendre des moyens de communication alternatifs (par exemple, gestes, images ou utilisation d’appareils électroniques).

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une Thérapie comportementale de l’aphasie est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour améliorer les habiletés de communication de patients ayant subi un AVC.

Pensées et croyances inutilesEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Akabogu et al., 2019) a examiné l’effet de la Thérapie comportementale de l’aphasie (TCA) sur les pensées et croyances inutiles de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients (la phase de récupération post-AVC n’a pas été spécifiée) pour recevoir une TCA ou aucune intervention particulière. Les pensées et croyances inutiles des patients sur le plan du langage ont été mesurées à 10 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la Speech-Language Unhelpful Thoughts and Beliefs Scale. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de la TCA comparée à aucune intervention particulière.
Note : Dans cette étude, les principes de la TCA ont été combinés à une orthophonie habituelle ciblée, visant à réduire l’aphasie en aidant les patients à utiliser leurs capacités langagières restantes, à restaurer leurs capacités langagières, et à apprendre des moyens de communication alternatifs (par exemple, gestes, images ou utilisation d’appareils électroniques).

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une Thérapie comportementale de l’aphasie est plus efficace qu’aucune intervention particulière pour réduire les pensées et croyances inutiles de patients ayant subi un AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Entrainement cognitivo-linguistique

Communication (compréhensibilité)Inefficace1b

Un ECR de haute qualité (de Jong-Hagelstein et al., 2011) a examiné l’effet d’un entrainement cognitivo-linguistique sur la communication (compréhensibilité) de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entrainement cognitivo-linguistique ou un traitement de la communication (stratégies compensatoires et utilisation des habiletés langagières résiduelles). La communication (compréhensibilité) des patients a été mesurée à 3 mois (au milieu de l’intervention), et à 3 mois (après l’intervention), par l’échelle A de l’Amsterdam Nijmegen Everyday Language Test : Compréhensibilité (ANELT-A : Score final, Amélioration moyenne, Catégorie de sévérité). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement cognitivo-linguistique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un traitement de la communication) pour améliorer la communication (compréhensibilité) de patients ayant subi un AVC.

Fluidité verbaleEfficace1b

Un ECR de haute qualité (de Jong-Hagelstein et al., 2011) a examiné l’effet d’un entrainement cognitivo-linguistique sur la fluidité verbale de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entrainement cognitivo-linguistique ou un traitement de la communication (stratégies compensatoires et utilisation des habiletés langagières résiduelles). La fluidité verbale des patients a été mesurée à 3 mois (au milieu de l’intervention), et à 3 mois (après l’intervention), par la Letter Fluency Task (LFT), Semantic Association Test (SAT), Semantic Word Fluency (SWF). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures au milieu de l’intervention (SWF), et l’une des mesures après l’intervention (LFT), en faveur de l’entrainement cognitivo-linguistique comparé au traitement de la communication.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement cognitivo-linguistique est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un traitement de la communication) pour améliorer la fluidité verbale de patients ayant subi un AVC.

Traitement du langageInefficace1b

Un ECR de haute qualité (de Jong-Hagelstein et al., 2011) a examiné l’effet d’un entrainement cognitivo-linguistique sur le traitement du langage de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entrainement cognitivo-linguistique ou un traitement de la communication (stratégies compensatoires et utilisation des habiletés langagières résiduelles). Les habiletés des patients en matière de traitement du langage ont été mesurées à 3 mois (au milieu de l’intervention), et à 3 mois (après l’intervention), par la Psycholinguistic Assessment of Language Processing in Aphasia (PALPA:  Association sémantique avec des mots à faible imagerie, Répétition de non-mots, Décision lexicale auditive). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement cognitivo-linguistique n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un traitement de la communication) pour améliorer les habiletés en matière de traitement du langage de patients ayant subi un AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Intervention narrative de l'aphasie

Habiletés de discoursInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Whitworth et al., 2014) a examiné l’effet d’une intervention narrative de l’aphasie sur les habiletés de discours de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir une intervention selon la Novel Approach to Real-life communication – Narrative Intervention in Aphasia (NARNIA) ou le programme de soins habituel. Les habiletés de discours des patients ont été mesurées à 5 semaines (après l’intervention), par  : (i) le niveau de mots du Pyramid and Palmtrees Test, le Kissing and Dancing Test, l’Object and Action Naming Battery (Nom retrouvé, Verbe retrieval), et la Northwestern Assessment of Verbs and Sentences (NAVS – Compréhension de verbes, Acte de nommer des verbes) ; (ii) le niveau de phrase par le NAVS (Sentence Comprehension Test, Argument Structure Production Test) et le Sentence Generation Test ; et (iii) le niveau de discours par le Curtin University Discourse Protocol –  Everyday Discourse (Apport global : nombre d’énoncés ; Niveau du mot unique : verbes complexes, verbes simples, verbes mentaux ; Niveau de la phrase : deux arguments, trois arguments, thématique ; Discours : orientation, corps, conclusion). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur seulement l’une des mesures des habiletés du discours (Everyday Discourse –Discours : orientation), en faveur de l’intervention NARNIA comparée au programme de soins habituel.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’une intervention narrative de l’aphasie n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituel pour améliorer les habiletés de discours de patients ayant subi un AVC.

Phase de récupération non spécifique à une période – Orthophonie non-spécifique

Acte de nommerInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Lincoln et al., 1982) a examiné l’effet de l’orthophonie sur l’acte de nommer de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir (i) de l’orthophonie, ou (ii) un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention, pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires (voir l’assignation des groupes en note). Les habiletés de l’acte de nommer des patients ont été mesurées à 4 semaines (après les interventions) par l’Object Naming Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Les participants ont été répartis en 4 groupes : groupe A (orthophonie suivie de l’intervention placébo de l’attention) ; groupe B (intervention placébo de l’attention suivie de l’orthophonie) ; groupe C (orthophonie suivie du conditionnement des opérateurs) ; groupe D (conditionnement des opérateurs suivi de l’orthophonie).

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention) pour améliorer l’acte de nommer de patients ayant subi un AVC.

AphasieInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Lincoln et al., 1982) a examiné l’effet de l’orthophonie sur l’aphasie de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir (i) de l’orthophonie, ou (ii) un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention, pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires (voir l’assignation des groupes en note). L’aphasie des patients a été mesurée à 4 semaines (après les interventions) par la version courte du Token Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Les participants ont été répartis en 4 groupes : groupe A (orthophonie suivie de l’intervention placébo de l’attention) ; groupe B (intervention placébo de l’attention suivie de l’orthophonie) ; groupe C (orthophonie suivie du conditionnement des opérateurs) ; groupe D (conditionnement des opérateurs suivi de l’orthophonie).

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention) pour améliorer l’aphasie de patients ayant subi un AVC.

CommunicationInefficace2a

Deux ECR de qualité acceptable (David et al., 1982 ; Lincoln et al., 1982) ont examiné l’effet de l’orthophonie sur la communication de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (David et al., 1982) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir de l’orthophonie ou une stimulation du langage par des bénévoles non formés. Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à différents intervalles de l’intervention (à 1, 2. 3, 4 semaines d’intervention), et de 15 à 20 semaines (après l’intervention) par le Functional Communication Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (Lincoln et al., 1982), utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir (i) de l’orthophonie, ou (ii) un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention, pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires (voir l’assignation des groupes en note). Les habiletés de communication des patients ont été mesurées à 4 semaines (après les interventions) par le Porch Index of Communicative Ability. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.
Note : Les participants ont été répartis en 4 groupes : groupe A (orthophonie suivie de l’intervention placébo de l’attention) ; groupe B (intervention placébo de l’attention suivie de l’orthophonie) ; groupe C (orthophonie suivie du conditionnement des opérateurs) ; groupe D (conditionnement des opérateurs suivi de l’orthophonie).

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant de deux ECR de qualité acceptable, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une stimulation du langage par des bénévoles non formés, un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention) pour améliorer la communication de patients ayant subi un AVC.

Fluidité verbaleInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Lincoln et al., 1982) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la fluidité de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir (i) de l’orthophonie, ou (ii) un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention, pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires (voir l’assignation des groupes en note). La fluidité verbale des patients a été mesurée à 4 semaines (après les interventions) par le Fluency (naming – Food, Countries) et la Picture Description tasks. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures.
Note : Les participants ont été répartis en 4 groupes : groupe A (orthophonie suivie de l’intervention placébo de l’attention) ; groupe B (intervention placébo de l’attention suivie de l’orthophonie) ; groupe C (orthophonie suivie du conditionnement des opérateurs) ; groupe D (conditionnement des opérateurs suivi de l’orthophonie).

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention) pour améliorer la fluidité verbale de patients ayant subi un AVC.

Parole fonctionnelleInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Lincoln et al., 1982) a examiné l’effet de l’orthophonie sur la parole fonctionnelle de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir (i) de l’orthophonie, ou (ii) un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention, pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires (voir l’assignation des groupes en note). La parole fonctionnelle des patients a été mesurée à 4 semaines (après les interventions) par le Speech Questionnaire. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur le changement des scores en faveur de l’intervention placébo de l’attention comparée à l’orthophonie. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’orthophonie et le conditionnement des opérateurs.
Note : Les participants ont été répartis en 4 groupes : groupe A (orthophonie suivie de l’intervention placébo de l’attention) ; groupe B (intervention placébo de l’attention suivie de l’orthophonie) ; groupe C (orthophonie suivie du conditionnement des opérateurs) ; groupe D (conditionnement des opérateurs suivi de l’orthophonie).

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’orthophonie n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention) pour améliorer la parole fonctionnelle de patients ayant subi un AVC.
Note :
En fait, l’intervention placébo de l’attention s’est avérée plus efficace que l’orthophonie pour améliorer la parole fonctionnelle de patients ayant subi un AVC.

Raisonnement abstraitEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Lincoln et al., 1982) a examiné l’effet de l’orthophonie sur le raisonnement abstrait de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable, utilisant un plan d’étude croisé, a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir (i) de l’orthophonie, ou (ii) un conditionnement des opérateurs ou une intervention placébo de l’attention, pendant 4 semaines, avant de passer à l’autre intervention pendant 4 semaines supplémentaires (voir l’assignation des groupes en note). Le raisonnement abstrait des patients a été mesuré à 4 semaines (après les interventions) par les Raven’s Progressive Matrices. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’orthophonie comparée à l’intervention placébo de l’attention. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’orthophonie et le conditionnement des opérateurs.
Note : Les participants ont été répartis en 4 groupes : groupe A (orthophonie suivie de l’intervention placébo de l’attention) ; groupe B (intervention placébo de l’attention suivie de l’orthophonie) ; groupe C (orthophonie suivie du conditionnement des opérateurs) ; groupe D (conditionnement des opérateurs suivi de l’orthophonie).

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que l’orthophonie est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une intervention placébo de l’attention) pour améliorer le raisonnement abstrait de patients ayant subi un AVC.
Note :
L’orthophonie n’est pas plus efficace qu’un conditionnement des opérateurs.

Phase de récupération non spécifique à une période – Entrainement assisté par la technologie

AphasieInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Kesav et al., 2017) a examiné l’effet d’un entrainement assisté par la technologie sur l’aphasie de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir une thérapie de réadaptation du langage assistée par ordinateur ou aucune intervention supplémentaire ; les deux groupes ont également reçu l’orthophonique habituelle. L’aphasie des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Quotient d’aphasie de la Western Aphasia Battery. Une différence significative entre les groupes a été relevée aux deux temps de mesure en faveur du groupe qui ne recevait aucune intervention supplémentaire comparé à la thérapie de réadaptation du langage assistée par ordinateur.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent qu’un entrainement assisté par la technologie n’est pas plus efficace que l’orthophonie habituelle seule pour améliorer l’aphasie de patients ayant subi un AVC.
Note :
Cet ECR de haute qualité a révélé que la thérapie de réadaptation du langage assistée par ordinateur + l’orthophonique habituelle étaient moins efficaces que l’orthophonique seule.


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