Dysphagie

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

Il existe de nombreuses interventions adaptées au traitement de la dysphasie suite à un AVC. Ce module met l’accent sur des interventions incluant : la stimulation orale ou pharyngienne, la stimulation électrique, la stimulation tactile-thermique, la stimulation olfactive, le traitement par biofeedback, des exercices linguaux et un entraînement de déglutition. Des études ont été exclues de ce module en fonction d’un ou d’une combinaison des critères suivants : une étude qui n’est pas un ECR, un ECR où les deux groupes ont reçu le même type d’intervention (de différentes intensités), un ECR où l’intervention implique une alimentation par voie nasogastrique (par une sonde d’alimentation) et/ou par une gastrostomie endoscopique percutanée, un ECR portant sur des interventions compensatoires (par exemple, une modification de texture), un ECR où l’intervention est de nature pharmacologique ou un ECR où la population est composée de moins de 50% des patients ayant subi un AVC.

À ce jour, 27 études ont examiné l’efficacité des interventions disponibles pour traiter les personnes atteintes de troubles de la déglutition, entre autres, la stimulation électrique orale, des exercices de déglutition, l’acupuncture et la stimulation olfactive. Seize de ces études sont des essais cliniques randomisés (ECR) de haute qualité et onze sont de qualité acceptable.

Cliquez ici pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement).

Phase aiguë – Acupuncture

Fonction de déglutitionEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Xia et al., 2016) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la fonction de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul. La fonction de déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Standardized Swallowing Assessment. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à l’entraînement habituel de déglutition seul.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que l’entraînement habituel de déglutition seul pour améliorer la fonction de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Indépendance fonctionnelleEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Xia et al., 2016) a examiné l’effet de l’acupuncture sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par l’Indice de Barthel modifié. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à l’entraînement habituel de déglutition seul.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que l’entraînement habituel de déglutition seul pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Qualité de vie liée à la déglutitionEffecace1b

Un ECR de haute qualité (Xia et al., 2016) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la qualité de vie liée à la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul. La qualité de vie liée à la déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par la Swallowing Related Quality of Life scale. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à l’entraînement habituel de déglutition seul.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que l’entraînement habituel de déglutition seul pour améliorer la qualité de vie liée à la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Sévérité fonctionnelle de la dysphagieEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Xia et al., 2016) a examiné l’effet de l’acupuncture sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul. La sévérité fonctionnelle de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par la Dysphagia Outcome and Severity Scale. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à l’entraînement habituel de déglutition seul.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’acupuncture combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que l’entraînement habituel de déglutition seul pour améliorer la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase aiguë – Acupuncture & Stimulation électrique neuromusculaire (SENM)

Fonction de déglutitionEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Zhao et al., 2015) a examiné l’effet de la combinaison de l’acupuncture et de la Stimulation électrique neuromusculaire (SENM) sur la fonction de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir de l’acupuncture combinée à une SENM ou de l’acupuncture seule. La fonction de déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Kubota’s water test. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur de l’acupuncture combinée à une SENM comparée à l’acupuncture seule.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’acupuncture combinée à une SENM est plus efficace que l’acupuncture seule pour améliorer la fonction de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase aiguë – Hygiène buccale

Capacité de déglutitionInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Chipps et al., 2014) a examiné l’effet de l’hygiène buccale sur la capacité de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme uniformisé d’hygiène buccale offert deux fois par jour par une infirmière entraînée (comprenant le brossage dentaire chronométré avec une brosse à dents alimentée par piles, le brossage de la langue, l’utilisation de la soie dentaire, d’un rince-bouche et des soins des lèvres) ou les soins bucco-dentaires habituels. La capacité de déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 10 jours (après l’intervention) par le Mann Assessment of Swallowing Ability. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme uniformisé d’hygiène buccale n’est pas plus efficace que les soins bucco-dentaires habituels pour améliorer la capacité de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Développement microbiologiqueInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Chipps et al., 2014) a examiné l’effet de l’hygiène buccale sur le développement de Staphylococcus aureus de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme uniformisé d’hygiène buccale offert deux fois par jour par une infirmière entraînée (comprenant le brossage dentaire chronométré avec une brosse à dents alimentée par piles, le brossage de la langue, l’utilisation de la soie dentaire, d’un rince-bouche et des soins des lèvres) ou les soins bucco-dentaires habituels. Le développement de S. aureus a été mesuré au départ de l’étude et à 10 jours (après l’intervention) par le prélèvement d’un échantillon microbiologique. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme uniformisé d’hygiène buccale n’est pas plus efficace que les soins bucco-dentaires habituels pour prévenir le développement microbiologique de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

État nutritionnelInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Chipps et al., 2014) a examiné l’effet de l’hygiène buccale sur l’état nutritionnel de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme uniformisé d’hygiène buccale offert deux fois par jour par une infirmière entraînée (comprenant le brossage dentaire chronométré avec une brosse à dents alimentée par piles, le brossage de la langue, l’utilisation de la soie dentaire, d’un rince-bouche et des soins des lèvres) ou les soins bucco-dentaires habituels. L’État nutritionnel a été mesuré au départ de l’étude et à 10 jours (après l’intervention) par la Functional Oral Intake Scale. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme uniformisé d’hygiène buccale n’est pas plus efficace que les soins bucco-dentaires habituels pour améliorer l’état nutritionnel de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Santé buccale et prévention de la carieInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Chipps et al., 2014) a examiné l’effet de l’hygiène buccale sur la santé buccale et la prévention de la carie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un programme uniformisé d’hygiène buccale offert deux fois par jour par une infirmière entraînée (comprenant le brossage dentaire chronométré avec une brosse à dents alimentée par piles, le brossage de la langue, l’utilisation de la soie dentaire, d’un rince-bouche et des soins des lèvres) ou les soins bucco-dentaires habituels. La santé buccale a été mesurée au départ de l’étude et à 10 jours (après l’intervention) par le Revised-THROAT. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme uniformisé d’hygiène buccale n’est pas plus efficace que les soins bucco-dentaires habituels pour améliorer la santé buccale et prévenir les caries de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase aiguë – Stimulation électrique orale

Durée de la déglutitionInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Power et al., 2006) a examiné l’effet de la stimulation électrique orale sur la durée de la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique orale de basse fréquence appliquée sur le pilier du voile du palais ou une stimulation simulée. La durée de la déglutition (temps du transit oral, temps du transit pharyngien, temps de réponse de la déglutition, durée de fermeture du larynx, durée de l’ouverture cricopharyngienne) a été mesurée au départ de l’étude et après une séance de 60 minutes de stimulation (immédiatement après l’intervention) par un examen de vidéofluoroscopie. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur aucune des mesures.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique orale n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une stimulation simulée) pour améliorer la durée de la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoiresInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Power et al., 2006) a examiné l’effet de la stimulation électrique orale sur la protection des voies respiratoires de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique orale de basse fréquence appliquée sur le pilier du voile du palais ou une stimulation simulée. La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude et après une séance de 60 minutes de stimulation (immédiatement après l’intervention) par la Penetration-Aspiration Scale. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique orale n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, une stimulation simulée) pour améliorer la protection des voies respiratoires de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase aiguë – SENM

Activité électrique musculaireEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Xia et al., 2011) a examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) sur l’activité électrique musculaire de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul. L’activité électrique musculaire a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par un examen d’électromyographie de surface. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’activité électrique musculaire en faveur de la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée aux deux interventions témoins.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer l’activité électrique musculaire de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

État nutritionnelInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Huang et al., 2014) a examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) et de l’entraînement habituel de déglutition sur l’état nutritionnel de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul. L’état nutritionnel a été mesuré au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la Functional Oral Intake Scale. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer l’état nutritionnel de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Fonction de déglutitionEfficace2a

Deux ECR de qualité acceptable (Xia et al., 2011 et Zhang et al., 2016) ont examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) sur la fonction de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Le premier ECR de qualité acceptable (Xia et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul. La fonction de déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Standardized Swallowing Assessment (SSA). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la fonction de déglutition en faveur de la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée aux deux interventions témoins.

Le second ECR de qualité acceptable (Zhang et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM d’approche sensitive, une SENM d’approche motrice ou aucune SENM (tous les groupes recevaient en plus un entraînement habituel de déglutition). La fonction de déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Water Swallow Test et le SSA. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les deux mesures de la fonction de déglutition en faveur de la SENM d’approche sensitive comparée à la SENM d’approche motrice, en faveur de la SENM d’approche sensitive comparée à aucune SENM et en faveur de la SENM d’approche motrice comparée à aucune SENM.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant de deux ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM et la SENM d’approche sensitive toutes deux combinées à un entraînement habituel de déglutition sont plus efficaces que des interventions comparatives (ici, une SENM seule, une SENM d’approche motrice combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer la fonction de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.
Note :
De plus, il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM d’approche motrice combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer la fonction de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Ingestion fonctionnelle par voie oraleEfficace2a

Deux ECR de qualité acceptable (Woo Lee et al., 2014 et Zhang et al., 2016) ont examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) sur l’ingestion fonctionnelle par voie orale de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Le premier ECR de qualité acceptable (Woo Lee et al., 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM d’approche sensitive combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul. L’ingestion fonctionnelle par voie orale a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par le Function Oral Intake Scale (FOIS). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’ingestion fonctionnelle par voie orale en faveur de la SENM d’approche sensitive combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à l’entraînement habituel de déglutition seul.

Le second ECR de qualité acceptable (Zhang et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM d’approche sensitive, une SENM d’approche motrice ou aucune SENM (tous les groupes recevaient en plus un entraînement habituel de déglutition). L’ingestion fonctionnelle par voie orale a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le FOIS. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’ingestion fonctionnelle par voie orale en faveur de la SENM d’approche sensitive comparée à la SENM d’approche motrice, en faveur de la SENM d’approche sensitive comparée à aucune SENM et en faveur de la SENM d’approche motrice comparée à aucune SENM.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant de deux ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM d’approche sensitive combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une SENM d’approche motrice combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer l’ingestion fonctionnelle par voie orale de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.
Note :
De plus, il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM d’approche motrice combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer l’ingestion fonctionnelle par voie orale de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Paramètres biomécaniques de la déglutitionEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Xia et al., 2011) a examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) sur les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul. Les paramètres biomécaniques de la déglutition ont été mesurés au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Videofluoroscopic Swallowing Study. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les paramètres biomécaniques de la déglutition en faveur de la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée aux deux interventions témoins.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoiresInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Huang et al., 2014) a examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) et de l’entraînement habituel de déglutition sur la protection des voies respiratoires de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul. La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la Penetration Aspiration Scale. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour réduire la pénétration ou l’aspiration de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Qualité de vie liée à la déglutitionEfficace2a

Deux ECR de qualité acceptable (Xia et al., 2011 et Zhang et al., 2016) ont examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) sur la qualité de vie liée à la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Le premier ECR de qualité acceptable (Xia et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul. La qualité de vie liée à la déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Swallowing-Related Quality of Life Scale (SWAL-QOL). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la qualité de vie liée à la déglutition en faveur de la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée aux deux interventions témoins.

Le second ECR de qualité acceptable (Zhang et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM d’approche sensitive, une SENM d’approche motrice ou aucune SENM (tous les groupes recevaient en plus un entraînement habituel de déglutition). La qualité de vie liée à la déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le SWAL-QOL. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la qualité de vie liée à la déglutition en faveur de la SENM d’approche sensitive comparée à la SENM d’approche motrice, en faveur de la SENM d’approche sensitive comparée à aucune SENM et en faveur de la SENM d’approche motrice comparée à aucune SENM.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant de deux ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM et la SENM d’approche sensitive toutes deux combinées à un entraînement habituel de déglutition sont plus efficaces que des interventions comparatives (ici, une SENM seule, une SENM d’approche motrice combinée à un entraînement habituel de déglutition ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer la qualité de vie liée à la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.
Note :
De plus, il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM d’approche motrice combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer la qualité de vie liée à la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Sévérité fonctionnelle de la dysphagieEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Huang et al., 2014) a examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) et de l’entraînement habituel de déglutition sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul. La sévérité fonctionnelle de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par la Functional Dysphagia Scale. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie (aliments solides et liquides épais) en faveur de la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à la SENM seule et en faveur de la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition comparée à l’entraînement habituel de déglutition seul. Cependant, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée pour les aliments mous et les liquides clairs.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM combinée à un entraînement habituel de déglutition est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une SENM seule ou un entraînement habituel de déglutition seul) pour améliorer la sévérité fonctionnelle de la dysphagie (seulement pour aliments solides et liquides épais) de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.
Note :
Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée pour les aliments mous et les liquides clairs.

Phase aiguë – Stimulation électrique pharyngienne

Durée d’hospitalisationEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Jayasekeran et al., 2010) a examiné l’effet de la stimulation électrique pharyngienne sur la durée de l’hospitalisation de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique pharyngienne ou une stimulation électrique pharyngienne simulée offerte sur trois jours consécutifs. La durée de l’hospitalisation a été mesurée au moment du congé. À ce moment, une différence significative entre les groupes a été notée sur la durée de l’hospitalisation en faveur de la stimulation électrique pharyngienne comparée à la stimulation simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique pharyngienne est plus efficace qu’une stimulation simulée pour réduire la durée de l’hospitalisation de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Indépendance fonctionnelleInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Jayasekeran et al., 2010) a examiné l’effet de la stimulation électrique pharyngienne sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique pharyngienne ou une stimulation électrique pharyngienne simulée offerte sur trois jours consécutifs. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et au moment du congé par l’Indice de Barthel. À ce moment, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique pharyngienne n’est pas plus efficace qu’une stimulation simulée pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Mesures temporelles de déglutitionInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Jayasekeran et al., 2010) a examiné l’effet de la stimulation électrique pharyngienne sur les mesures temporelles de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique pharyngienne ou une stimulation électrique pharyngienne simulée offerte sur trois jours consécutifs. Les mesures temporelles de déglutition ont été évaluées au départ de l’étude et à 2 semaines après le début de l’intervention par un examen vidéofluoroscopique. À 2 semaines, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures temporelles de déglutition des patients.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique pharyngienne n’est pas plus efficace qu’une stimulation simulée pour améliorer les mesures temporelles de déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoiresEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Jayasekeran et al., 2010) a examiné l’effet de la stimulation électrique pharyngienne sur la protection des voies respiratoires de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique pharyngienne ou une stimulation électrique pharyngienne simulée offerte sur trois jours consécutifs. La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines après le début de l’intervention par la Penetration Aspiration Scale utilisant la vidéofluoroscopie. À 2 semaines, une différence significative entre les groupes a été notée sur la protection des voies respiratoires en faveur de la stimulation électrique pharyngienne comparée à la stimulation simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique pharyngienne est plus efficace qu’une stimulation simulée pour améliorer la protection des voies respiratoires de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Sévérité fonctionnelle de la dysphagieEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Jayasekeran et al., 2010) a examiné l’effet de la stimulation électrique pharyngienne sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique pharyngienne ou une stimulation électrique pharyngienne simulée offerte sur trois jours consécutifs. La sévérité fonctionnelle de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude et à 2 semaines après le début de l’intervention par la Severity Rating Scale. À 2 semaines, une différence significative entre les groupes a été notée sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie en faveur de la stimulation électrique pharyngienne comparée à la stimulation simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique pharyngienne est plus efficace qu’une stimulation simulée pour améliorer la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase aiguë – Thérapie de déglutition

Complications médicales et pneumonie par aspirationEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Carnaby et al., 2006) a examiné l’effet de la thérapie de déglutition sur les complications médicales reliées à la déglutition, dont la pneumonie par aspiration, chez des patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de déglutition de faible intensité (stratégies compensatoires de déglutition, modifications environnementales, conseils sur la déglutition et modifications alimentaires – 3 fois par semaines), une thérapie de déglutition de haute intensité (exercices directs de déglutition et modifications alimentaires – 5 fois par semaines) ou le programme de soins habituels (patient sous la supervision d’un médecin durant 1 mois ou jusqu’à la fin de la durée d’hospitalisation). Les résultats des deux groupes de thérapie de déglutition (faible et haute intensité) ont été combinés en raison des différences minimales obtenues entre les groupes. L’incidence de complications médicales et de pneumonie par aspiration reliées à la déglutition a été mesurée au moment d’un suivi à 6 mois. À ce moment, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’incidence de complications médicales et de pneumonie par aspiration reliées à la déglutition en faveur de la thérapie de déglutition comparée au programme de soins habituels.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la thérapie de déglutition est plus efficace qu’une intervention de comparaison (ici, un programme de soins habituels) pour réduire l’incidence de complications médicales et de pneumonie par aspiration reliées à la déglutition chez des patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Fonctionnalité de la déglutitionEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Carnaby et al., 2006) a examiné l’effet de la thérapie de déglutition sur la fonctionnalité de la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de déglutition de faible intensité (stratégies compensatoires de déglutition, modifications environnementales, conseils sur la déglutition et modifications alimentaires – 3 fois par semaines), une thérapie de déglutition de haute intensité (exercices directs de déglutition et modifications alimentaires – 5 fois par semaines) ou le programme de soins habituels (patient sous la supervision d’un médecin durant 1 mois ou jusqu’à la fin de la durée d’hospitalisation). Les résultats des deux groupes de thérapie de déglutition (faible et haute intensité) ont été combinés en raison des différences minimales obtenues entre les groupes. La fonctionnalité de la déglutition (ici, le rétablissement du régime alimentaire précédant l’AVC, sans trouble de déglutition) a été évaluée au moment d’un suivi à 6 mois. À ce moment, une différence significative entre les groupes a été notée sur la fonctionnalité de la déglutition en faveur de la thérapie de déglutition comparée au programme de soins habituels.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la thérapie de déglutition est plus efficace qu’une intervention de comparaison (ici, un programme de soins habituels) pour améliorer la fonctionnalité de la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Indépendance fonctionnelleInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Carnaby et al., 2006) a examiné l’effet de la thérapie de déglutition sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de déglutition de faible intensité (stratégies compensatoires de déglutition, modifications environnementales, conseils sur la déglutition et modifications alimentaires – 3 fois par semaines), une thérapie de déglutition de haute intensité (exercices directs de déglutition et modifications alimentaires – 5 fois par semaines) ou le programme de soins habituels (patient sous la supervision d’un médecin durant 1 mois ou jusqu’à la fin de la durée d’hospitalisation). Les résultats des deux groupes de thérapie de déglutition (faible et haute intensité) ont été combinés en raison des différences minimales obtenues entre les groupes. L’indépendance fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et au moment d’un suivi à 6 mois par l’Indice de Barthel et la Modified Rankin Scale. À ce moment, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur aucune des mesures de l’indépendance fonctionnelle des patients.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la thérapie de déglutition n’est pas plus efficace qu’une intervention de comparaison (ici, un programme de soins habituels) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Mortalité et institutionnalisationEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Carnaby et al., 2006) a examiné l’effet de la thérapie de déglutition sur l’incidence de mortalité et d’institutionnalisation de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de déglutition de faible intensité (stratégies compensatoires de déglutition, modifications environnementales, conseils sur la déglutition et modifications alimentaires – 3 fois par semaines), une thérapie de déglutition de haute intensité (exercices directs de déglutition et modifications alimentaires – 5 fois par semaines) ou le programme de soins habituels (patient sous la supervision d’un médecin durant 1 mois ou jusqu’à la fin de la durée d’hospitalisation). Les résultats des deux groupes de thérapie de déglutition (faible et haute intensité) ont été combinés en raison des différences minimales obtenues entre les groupes. L’incidence de mortalité et d’institutionnalisation a été mesurée au moment d’un suivi à 6 mois. À ce moment, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’incidence de mortalité et d’institutionnalisation en faveur de la thérapie de déglutition comparée au programme de soins habituels.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la thérapie de déglutition est plus efficace qu’une intervention de comparaison (ici, un programme de soins habituels) pour réduire l’incidence de mortalité et d’institutionnalisation de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Retour à un régime alimentaire normalInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Carnaby et al., 2006) a examiné l’effet de la thérapie de déglutition sur le retour à un régime alimentaire normal chez des patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une thérapie de déglutition de faible intensité (stratégies compensatoires de déglutition, modifications environnementales, conseils sur la déglutition et modifications alimentaires – 3 fois par semaines), une thérapie de déglutition de haute intensité (exercices directs de déglutition et modifications alimentaires – 5 fois par semaines) ou le programme de soins habituels (patient sous la supervision d’un médecin durant 1 mois ou jusqu’à la fin de la durée d’hospitalisation). Les résultats des deux groupes de thérapie de déglutition (faible et haute intensité) ont été combinés en raison des différences minimales obtenues entre les groupes. Le retour à un régime alimentaire normal a été évalué au moment d’un suivi à 6 mois. À ce moment, une différence significative entre les groupes a été observée sur le nombre de personnes ayant rétabli leur régime alimentaire de façon normale (comme il était avant l’AVC) en faveur du programme de soins habituels comparé à la thérapie de déglutition.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la thérapie de déglutition n’est pas plus efficace qu’une intervention de comparaison (ici, un programme de soins habituels) pour améliorer le retour à un régime alimentaire normal chez des patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. En fait, les patients ayant reçu le programme de soins habituels étaient plus susceptibles de revenir à leur régime alimentaire normal 6 mois après leur AVC comparativement aux patients ayant reçu la thérapie de déglutition.

Phase aiguë – Stimulation transcranienne à courant direct (STCD)

Durée de la déglutitionInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Joo Yang et al., 2012) a examiné l’effet de la stimulation transcranienne à courant direct (STCD) sur la durée de la déglutition de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une STCD anodique ou une STCD simulée appliquée sur le cortex moteur pharyngien de l’hémisphère affecté durant un entraînement habituel de déglutition. La durée de la déglutition (temps du transit oral, temps du transit pharyngien et temps du transit total) a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par le Videofluoroscopic Swallowing Study. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la durée de la déglutition à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant qu’une STCD appliquée durant des manœuvres ou un entraînement de déglutition est plus efficace qu’une stimulation simulée pour améliorer la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Sévérité fonctionnelle de la dysphagieEfficace1a

Deux ECR de haute qualité (Kumar et al., 2011 et Joo Yang et al., 2012) ont examiné l’effet de la stimulation transcranienne à courant direct (STCD) sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Le premier ECR de haute qualité (Kumar et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une STCD anodique ou une STCD simulée appliquée sur la représentation corticale sensorimotrice de la déglutition de l’hémisphère non affecté durant des manœuvres uniformisées de déglutition. La sévérité fonctionnelle de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude et à 5 jours (après l’intervention) par la Dysphagia Outcome and Severity Scale. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie en faveur de la STCD anodique comparée à la stimulation simulée.

Le second ECR de haute qualité (Joo Yang et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une STCD anodique ou une STCD simulée appliquée sur le cortex moteur pharyngien de l’hémisphère affecté durant un entraînement habituel de déglutition. La sévérité fonctionnelle de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par la Functional Dysphagia Scale. Bien qu’aucune différence significative entre les groupes n’ait été observée après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie au moment du suivi en faveur de la STCD anodique comparée à la stimulation simulée.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant qu’une STCD appliquée durant des manœuvres ou un entraînement de déglutition est plus efficace qu’une stimulation simulée pour améliorer la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients en phase aiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.
Note :
Un de ces ECR de haute qualité a relevé une différence significative entre les groupes en faveur de la STCD anodique comparée à la stimulation simulée seulement au moment de son suivi.

Phase subaiguë – Thérapeute de la dysphagie

DéshydratationInefficace1b

Un ECR de haute qualité (DePippo et al., 1994) a examiné les effets d’une intervention menée par un thérapeute de la dysphagie sur la déshydratation de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : a) une intervention avec une implication minimale de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire et un entraînement de déglutition autogéré – ou impliquant l’aide d’un membre de la famille); b) une intervention avec une implication modérée de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire géré par le thérapeute et un entraînement de déglutition autogéré); ou c) une intervention avec une implication intensive de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire et un entraînement de déglutition gérés par le thérapeute). L’incidence de déshydratation a été mesurée après l’intervention (à la fin du séjour d’hospitalisation) et 1 an après l’AVC au moment d’un suivi. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’incidence de déshydratation à aucun des temps de mesure.
Note : Cette étude n’a pas documenté la fréquence de l’intervention du thérapeute de la dysphagie dans le groupe C.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que le niveau d’implication de la part d’un thérapeute de la dysphagie ne modifie pas l’incidence de déshydratation de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

MalnutritionInefficace1b

Un ECR de haute qualité (DePippo et al., 1994) a examiné les effets d’une intervention menée par un thérapeute de la dysphagie sur la malnutrition de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : a) une intervention avec une implication minimale de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire et un entraînement de déglutition autogéré – ou impliquant l’aide d’un membre de la famille); b) une intervention avec une implication modérée de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire géré par le thérapeute et un entraînement de déglutition autogéré); ou c) une intervention avec une implication intensive de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire et un entraînement de déglutition gérés par le thérapeute). La malnutrition a été mesurée après l’intervention (à la fin du séjour d’hospitalisation) et 1 an après l’AVC au moment d’un suivi. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la malnutrition des patients à aucun des temps de mesure.
Note : Cette étude n’a pas documenté la fréquence de l’intervention du thérapeute de la dysphagie dans le groupe C.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que le niveau d’implication de la part d’un thérapeute de la dysphagie ne modifie pas l’incidence de malnutrition de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Pneumonie par aspirationInefficace1b

Un ECR de haute qualité (DePippo et al., 1994) a examiné les effets d’une intervention menée par un thérapeute de la dysphagie sur la pneumonie par aspiration de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : a) une intervention avec une implication minimale de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire et un entraînement de déglutition autogéré – ou impliquant l’aide d’un membre de la famille); b) une intervention avec une implication modérée de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire géré par le thérapeute et un entraînement de déglutition autogéré); ou c) une intervention avec une implication intensive de la part d’un thérapeute de la dysphagie (un régime alimentaire et un entraînement de déglutition gérés par le thérapeute). L’incidence de pneumonie par aspiration a été mesurée après l’intervention (à la fin du séjour d’hospitalisation) et 1 an après l’AVC au moment d’un suivi. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’incidence de pneumonie par aspiration à aucun des temps de mesure. Cependant, une différence significative a été observée au niveau du moment d’apparition d’une pneumonie selon laquelle les patients qui ont reçu un apport modéré de la part du thérapeute de la dysphagie ont développé une pneumonie plus tôt que les patients qui ont reçu un apport minimal.
Note : Cette étude n’a pas documenté la fréquence de l’intervention du thérapeute de la dysphagie dans le groupe C.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que le niveau d’implication de la part d’un thérapeute de la dysphagie ne modifie pas l’incidence de pneumonie par aspiration de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.
Note :
Cependant, les patients qui ont reçu un apport modéré de la part d’un thérapeute de la dysphagie ont développé une pneumonie plus tôt que les patients qui ont reçu un apport minimal.

Phase subaiguë – SENM

Force et coordination de l'œsophageInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Terre & Mearin, 2015) a examiné l’effet de la SENM sur la force et la coordination de l’œsophage de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou une SENM simulée ; les deux groupes recevant de plus un entraînement habituel de déglutition. La force et la coordination de l’œsophage a été mesurée au départ de l’étude, à 1 mois (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par une méthode de manométrie de l’œsophage (pression de base, relaxation et contraction du pharynx). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la force et la coordination de l’œsophage, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM n’est pas plus efficace qu’une SENM simulée pour améliorer la force et la coordination de l’œsophage de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Ingestion fonctionnelle par voie oraleEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Terre & Mearin, 2015) a examiné l’effet de la SENM sur l’ingestion fonctionnelle par voie orale de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou une SENM simulée ; les deux groupes recevant de plus un entraînement habituel de déglutition. L’ingestion fonctionnelle par voie orale a été mesurée au départ de l’étude, à 1 mois (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par la Functional Oral Intake Scale. Comparativement aux résultats mesurés au départ de l’étude, une différence significative entre les groupes a été observée sur l’ingestion fonctionnelle par voie orale mesurée après l’intervention, en faveur de la SENM comparée à la SENM simulée. Cette amélioration significative n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM est plus efficace, à court terme, qu’une SENM simulée pour améliorer l’ingestion fonctionnelle par voie orale de patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Satisfaction face au traitementEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Terre & Mearin, 2015) a examiné l’effet de la SENM sur la satisfaction face au traitement chez des patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou une SENM simulée ; les deux groupes recevant de plus un entraînement habituel de déglutition. La satisfaction face au traitement a été mesurée à 1 mois (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par une échelle de type Likert à 7 points. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la satisfaction face au traitement en faveur de la SENM comparée à la SENM simulée. Cette différence significative n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM est plus efficace, à court terme, qu’une SENM simulée pour améliorer la satisfaction face au traitement chez des patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Tolérance à la viscosité du bolusEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Terre & Mearin, 2015) a examiné l’effet de la SENM sur l’aspiration liée à la viscosité du bolus avec des patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou une SENM simulée ; les deux groupes recevant de plus un entraînement habituel de déglutition. L’aspiration liée à la viscosité du bolus a été mesurée au départ de l’étude, à 1 mois (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par un examen de vidéofluoroscopie. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’aspiration liée à la viscosité du bolus en faveur de la SENM comparée à la SENM simulée. Cette différence significative n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM est plus efficace, à court terme, qu’une SENM simulée pour réduire l’aspiration liée à la viscosité du bolus chez des patients en phase subaiguë d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase chronique – Stimulation magnétique fonctionnelle

Rendement de la déglutition avec le tempsEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Momosaki et al., 2013) a examiné l’effet de la stimulation magnétique fonctionnelle (SMF) sur le rendement de la déglutition avec le temps chez des patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMF ou une SMF simulée appliquée sur le groupe musculaire supra-hyoïdien. Le rendement de la déglutition avec le temps a été mesuré au départ de l’étude et après une séance de 10 minutes de SMF par le Timed Water-Swallow Test (intervalles entre les phases de déglutition, vitesse et capacité de déglutition). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la vitesse et la capacité de déglutition en faveur de la SMF comparée à la SMF simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMF est plus efficace qu’une SMF simulée pour améliorer la vitesse et la capacité de déglutition de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase chronique – SENM

Auto-évaluation de la dysphagieInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Bulow et al., 2008) a examiné l’effet de la SENM sur l’auto-évaluation de la dysphagie avec des patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou un entraînement habituel de déglutition. L’auto-évaluation de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par une échelle visuelle analogue à 5 points. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’auto-évaluation de la dysphagie des patients.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition) pour améliorer l’auto-évaluation de la dysphagie avec des patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Fonction motrice oraleInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Bulow et al., 2008) a examiné l’effet de la SENM sur la fonction motrice orale de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou un entraînement habituel de déglutition. La fonction motrice orale a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par l’Oral Motor Function Scale. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la fonction motrice orale.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition) pour améliorer la fonction motrice orale de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Nutrition fonctionnelleInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Bulow et al., 2008) a examiné l’effet de la SENM sur la nutrition fonctionnelle de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou un entraînement habituel de déglutition. La nutrition fonctionnelle a été mesurée au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par l’Actual Nutrition Scale. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la nutrition fonctionnelle.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition) pour améliorer la nutrition fonctionnelle de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Paramètres biomécaniques de la déglutitionInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Bulow et al., 2008) a examiné l’effet de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) sur les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM ou un entraînement habituel de déglutition. Les paramètres biomécaniques de la déglutition ont été mesurés au départ de l’étude et à 3 semaines (après l’intervention) par un examen de vidéofluoroscopie. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les paramètres biomécaniques de la déglutition.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel de déglutition) pour améliorer les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase chronique – SENM & effort de déglutition

Paramètres biomécaniques de la déglutitionEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Park et al., 2016) a examiné l’effet de la SENM et des efforts de déglutition sur les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM jusqu’au seuil d’efforts de déglutition (SENM motrice) ou une SENM de moindre intensité où les patients ne ressentaient qu’une sensation électrique (SENM sensorielle). Les paramètres biomécaniques de la déglutition ont été mesurés au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) par la Videofluoroscopic Dysphagia ScaleVDS (score total, phase orale et phase pharyngienne) et par un examen vidéofluoroscopique de la déglutition lors des déplacements horizontaux et verticaux de l’os hyoïde. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur tous les paramètres biomécaniques de la déglutition (à l’exception de la phase orale de la VDS) en faveur de la SENM motrice comparée à la SENM sensorielle.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM motrice est plus efficace qu’une SENM sensorielle pour améliorer les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoiresEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Park et al., 2016) a examiné l’effet combiné de la SENM et des efforts de déglutition sur la protection des voies respiratoires de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM jusqu’au seuil d’efforts de déglutition (SENM motrice) ou une SENM de moindre intensité où les patients ne ressentaient qu’une sensation électrique (SENM sensorielle). La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) par la Penetration-Aspiration Scale. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la protection des voies respiratoires en faveur de la SENM motrice comparée à la SENM sensorielle.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM motrice est plus efficace qu’une SENM sensorielle pour améliorer la protection des voies respiratoires de patients en phase chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase de récupération non spécifique à une période – Neurostimulation centrale et périphérique combinées

Excitabilité corticaleEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Michou et al., 2014) a examiné l’effet combiné de la neurostimulation centrale et périphérique sur la protection des voies respiratoires de patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique pharyngienne (SEP), une stimulation associative appariée (SAA), une stimulation magnétique transcranienne répétée (SMTr) ou la stimulation respective simulée (SEP simulée, SAA simulée ou SMTr simulée). L’excitabilité cortico-bulbaire du cortex moteur du pharynx a été mesurée au départ de l’étude et après 30 minutes de stimulation (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été notée sur l’excitabilité cortico-bulbaire du cortex moteur du pharynx de l’hémisphère non affecté en faveur de la SEP comparée à SEP simulée et en faveur de la SAA comparée à SAA simulée. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur l’excitabilité cortico-bulbaire du cortex moteur du pharynx de l’hémisphère non affecté entre la SMTr comparée à la SMTr simulée. De plus, lorsque les résultats des trois modalités de stimulations réelles ont été combinés, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’excitabilité cortico-bulbaire du cortex moteur du pharynx de l’hémisphère non affecté en faveur de la neurostimulation centrale et périphérique comparée à la neurostimulation simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la neurostimulation centrale et périphérique est plus efficace qu’une neurostimulation simulée pour améliorer l’excitabilité cortico-bulbaire du cortex moteur du pharynx de l’hémisphère non affecté de patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoiresEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Michou et al., 2014) a examiné l’effet combiné de la neurostimulation centrale et périphérique sur la protection des voies respiratoires de patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation électrique pharyngienne (SEP), une stimulation associative appariée (SAA), une stimulation magnétique transcranienne répétée (SMTr) ou la stimulation respective simulée (SEP simulée, SAA simulée ou SMTr simulée). La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude et après 30 minutes de stimulation (après l’intervention) par la Penetration-Aspiration Scale utilisant la vidéofluoroscopie. Lorsque les résultats des trois modalités de stimulations réelles ont été combinés, une différence significative entre les groupes a été notée sur la protection des voies respiratoires en faveur de la neurostimulation centrale et périphérique comparée à la neurostimulation simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la neurostimulation centrale et périphérique est plus efficace qu’une neurostimulation simulée pour améliorer la protection des voies respiratoires de patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase de récupération non spécifique à une période – Manœuvre de Mendelsohn

Durée de la déglutitionInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (McCullough & Kim, 2013) a examiné l’effet de la manœuvre de Mendelsohn sur la durée de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir la manœuvre de Mendelsohn ou aucune intervention particulière. La durée de la déglutition a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par le Videofluoroscopic Swallowing Study (durée de l’élévation maximale du mouvement hyoïdien, durée de l’excursion antérieure maximale du mouvement hyoïdien, durée de la réponse du pharynx et durée de l’étendue de l’ouverture du sphincter œsophagien supérieur). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la durée de la déglutition à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la manœuvre de Mendelsohn n’est pas plus efficace qu’aucune intervention pour améliorer la durée de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Paramètres biomécaniques de la déglutitionInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (McCullough & Kim, 2013) a examiné l’effet de la manœuvre de Mendelsohn sur les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir la manœuvre de Mendelsohn ou aucune intervention particulière. Les paramètres biomécaniques de la déglutition ont été mesurés au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par le Videofluoroscopic Swallowing Study (élévation maximale du mouvement hyoïdien, excursion antérieure maximale du mouvement hyoïdien et étendue de l’ouverture du sphincter œsophagien supérieur). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les paramètres biomécaniques de la déglutition à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la manœuvre de Mendelsohn n’est pas plus efficace qu’aucune intervention pour améliorer les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoiresInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (McCullough & Kim, 2013; dont les résultats avaient également été publiée dans McCullough et al., 2012 a examiné l’effet de la manœuvre de Mendelsohn sur la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir la manœuvre de Mendelsohn ou aucune intervention particulière. La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par la Penetration-Aspiration Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la protection des voies respiratoires à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la manœuvre de Mendelsohn n’est pas plus efficace qu’aucune intervention pour améliorer la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Sévérité fonctionnelle de la dysphagieInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (McCullough & Kim, 2013; dont les résultats avaient également été publiée dans McCullough et al., 2012 a examiné l’effet de la manœuvre de Mendelsohn sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir la manœuvre de Mendelsohn ou aucune intervention particulière. La sévérité fonctionnelle de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 3 mois au moment d’un suivi par la Dysphagia Outcome and Severity Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la manœuvre de Mendelsohn n’est pas plus efficace qu’aucune intervention pour améliorer la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase de récupération non spécifique à une période – Stimulation électrique motrice & effort de déglutition

Paramètres biomécaniques de la déglutitionÉvidence insuffisante5

Un ECR de qualité acceptable (Park et al., 2012) a examiné l’effet combiné de la stimulation infra-hyoïdienne électrique motrice et des efforts de déglutition sur les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation infra-hyoïdienne électrique motrice ou une stimulation infra-hyoïdienne électrique sensorielle. Les paramètres biomécaniques de la déglutition ont été mesurés lors d’efforts de déglutition au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Videofluoroscopic Swallowing Study. Quoique les différences significatives entre les groupes n’aient pas été documentées, une augmentation significative intra-groupe a été notée sur le mouvement vertical du larynx entre les mesures du départ de l’étude et celles après l’intervention au sein du groupe de stimulation électrique motrice, tandis que le groupe de stimulation électrique sensorielle ne démontrait aucun changement significatif sur les paramètres biomécaniques de la déglutition entre les deux mesures.

Conclusion : Il y a des données probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la stimulation électrique motrice sur les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cependant, un ECR de qualité acceptable a noté une augmentation significative du mouvement vertical du larynx entre les mesures du départ de l’étude et celles après l’intervention suivant une stimulation électrique motrice mais pas suivant une stimulation électrique sensorielle.

Protection des voies respiratoiresÉvidence insuffisante5

Un ECR de qualité acceptable (Park et al., 2012) a examiné l’effet combiné de la stimulation infra-hyoïdienne électrique motrice et des efforts de déglutition sur la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation infra-hyoïdienne électrique motrice ou une stimulation infra-hyoïdienne électrique sensorielle. La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par la Penetration-Aspiration Scale. Quoique les différences significatives entre les groupes n’aient pas été documentées, aucune différence significative intra-groupe n’a été notée sur la protection des voies respiratoires entre les mesures du départ de l’étude et celles après l’intervention dans aucun des groupes.

Conclusion : Il y a des données probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la stimulation électrique motrice sur la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cependant, un ECR de qualité acceptable n’a noté aucun changement significatif sur la protection des voies respiratoires suivant une stimulation électrique motrice ou une stimulation électrique sensorielle chez des patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase de récupération non spécifique à une période – SENM & physiothérapie

Paramètres biomécaniques de la déglutitionEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (El-Tamawy et al., 2015) a examiné l’effet combiné de la stimulation électrique neuromusculaire (SENM) et de la physiothérapie sur les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à la physiothérapie ou seulement les soins médicaux. La physiothérapie visait à renforcer et à stimuler les muscles d’élévation du larynx au-dessus et au-dessous de l’os hyoïde. Les paramètres biomécaniques de la déglutition ont été mesurés au départ de l’étude et à 6 semaines (après l’intervention) par le Videofluoroscopic Swallowing Study (temps du transit oral, élévation hyoïdienne, élévation laryngienne, ouverture du sphincter œsophagien, aspiration et pénétration). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur tous les paramètres biomécaniques de la déglutition à l’exception de l’ouverture du sphincter œsophagien en faveur de la SENM combinée à la physiothérapie comparée aux soins médicaux seuls.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la SENM combinée à la physiothérapie est plus efficace que les soins médicaux seuls pour améliorer les paramètres biomécaniques de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase de récupération non spécifique à une période – SENM & Stimulation tactile-thermique

Durée de la déglutitionEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Lim et al., 2009) a examiné l’effet combiné de la SENM et de la STT sur la durée de la déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à une STT ou une STT seule. La durée du transit pharyngien lors de la consommation d’aliments semi-solides et liquides a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par imagerie vidéofluoroscopique. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la durée de déglutition en faveur de la SENM combinée à une STT comparée à la STT seule.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM combinée à une STT est plus efficace qu’une STT seule pour améliorer la durée de déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Fonction de déglutitionEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Lim et al., 2009) a examiné l’effet combiné de la SENM et de la STT sur la fonction de déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à une STT ou une STT seule. La fonction de déglutition a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par le Swallow Function Scoring system. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la fonction de déglutition en faveur de la SENM combinée à une STT comparée à la STT seule.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM combinée à une STT est plus efficace qu’une STT seule pour améliorer la fonction de déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoiresEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Lim et al., 2009) a examiné l’effet combiné de la SENM et de la stimulation tactile-thermique (STT) sur la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SENM combinée à une STT ou une STT seule. La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude et à 4 semaines (après l’intervention) par la Rosenbek Penetration-Aspiration Scale. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la protection des voies respiratoires (aliments semi-solides et liquides) en faveur de la SENM combinée à une STT comparée à la STT seule.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SENM combinée à une STT est plus efficace qu’une STT seule pour améliorer la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase de récupération non spécifique à une période – Stimulation olfactive

Nombre de mouvements de déglutitionEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Ebihara et al., 2006) a examiné l’effet de la stimulation olfactive sur le nombre de mouvements de déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation à l’huile de poivre noir, une stimulation à l’huile de lavande ou une inhalation nasale d’eau distillée. Le nombre de mouvements de déglutition a été mesuré au départ de l’étude et à 30 jours (après l’intervention). Une différence significative entre les groupes a été notée sur le nombre de mouvements de déglutition en faveur de la stimulation à l’huile de poivre noir comparée aux deux autres formes de stimulation.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la stimulation olfactive utilisant de l’huile de poivre noir est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une stimulation à l’huile de lavande et une inhalation nasale d’eau distillée) pour augmenter le nombre de mouvements de déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Risque d’aspirationEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Ebihara et al., 2006) a examiné l’effet de la stimulation olfactive sur le risque d’aspiration de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation à l’huile de poivre noir, une stimulation à l’huile de lavande ou une inhalation nasale d’eau distillée. Le risque d’aspiration a été mesuré au départ de l’étude et à 30 jours (après l’intervention) en fonction de la libération de sérum de substance P. Une différence significative entre les groupes a été notée sur le niveau de libération de sérum de substance P en faveur de la stimulation à l’huile de poivre noir comparée aux deux autres formes de stimulation indiquant une réduction du risque d’aspiration suivant l’intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la stimulation olfactive utilisant de l’huile de poivre noir est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une stimulation à l’huile de lavande et une inhalation nasale d’eau distillée) pour réduire les risques d’aspiration de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Réflexe de déglutitionEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Ebihara et al., 2006) a examiné l’effet de la stimulation olfactive sur le réflexe latent de déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation à l’huile de poivre noir, une stimulation à l’huile de lavande ou une inhalation nasale d’eau distillée. Le réflexe latent de déglutition a été mesuré au départ de l’étude et à 30 jours (après l’intervention) par le Swallowing Reflex Timed test. Une différence significative entre les groupes a été notée sur le réflexe latent de déglutition en faveur de la stimulation à l’huile de poivre noir comparée aux deux autres formes de stimulation.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la stimulation olfactive utilisant de l’huile de poivre noir est plus efficace que des interventions comparatives (ici, une stimulation à l’huile de lavande et une inhalation nasale d’eau distillée) pour améliorer le réflexe latent de déglutition de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Sensibilité du réflexe de la touxInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Ebihara et al., 2006) a examiné l’effet de la stimulation olfactive sur la sensibilité du réflexe de la toux de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une stimulation à l’huile de poivre noir, une stimulation à l’huile de lavande ou une inhalation nasale d’eau distillée. La sensibilité du réflexe de la toux a été mesurée au départ de l’étude et à 30 jours (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la sensibilité du réflexe de la toux.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la stimulation olfactive utilisant de l’huile de poivre noir n’est pas plus efficace que des interventions comparatives (ici, une stimulation à l’huile de lavande ou une inhalation nasale d’eau distillée) pour améliorer la sensibilité du réflexe de la toux de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Phase de récupération non spécifique à une période – Stimulation magnétique transcranienne répétée (SMTr)

Indépendance fonctionnelleEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Khedr & Abo-Elfetoh, 2010) a examiné l’effet de la stimulation magnétique transcranienne répétée (SMTr) sur l’indépendance fonctionnelle de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr ou une SMTr simulée appliquée sur le cortex moteur œsophagien. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée au départ de l’étude, à 5 jours (après l’intervention), à 1 mois et à 2 mois lors de suivis par l’Indice de Barthel. Une différence significative entre les groupes a été notée sur l’indépendance fonctionnelle des patients à tous les temps de mesure en faveur de la SMTr active comparée à la SMTr simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Protection des voies respiratoiresÉvidence insuffisante5

Un ECR de haute qualité (Park et al., 2013) a examiné l’effet de la stimulation magnétique transcranienne répétée (SMTr) sur la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr ou une SMTr simulée appliquée sur le cortex moteur du pharynx contralésionnel. La protection des voies respiratoires a été mesurée au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 4 semaines au moment d’un suivi par la Penetration-Aspiration Scale. Quoique les différences significatives entre les groupes n’aient pas été documentées, aucun changement significatif intra-groupe n’a été noté sur la protection des voies respiratoires entre les mesures du départ de l’étude et celles après l’intervention ou entre les mesures du départ de l’étude et celles du suivi, et ce dans aucun des groupes.

Conclusion : Il y a des données probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité de la SMTr sur la protection des voies respiratoires de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cependant, un ECR de haute qualité n’a noté aucun changement significatif sur la protection des voies respiratoires suivant une SMTr ou une SMTr simulée chez des patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Rétablissement neurologiqueInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Khedr & Abo-Elfetoh, 2010) a examiné l’effet de la stimulation magnétique transcranienne répétée (SMTr) sur le rétablissement neurologique de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr ou une SMTr simulée appliquée sur le cortex moteur œsophagien. Le rétablissement neurologique a été mesuré au départ de l’étude, à 5 jours (après l’intervention), à 1 mois et à 2 mois lors de suivis par la National Institutes of Health Stroke Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le rétablissement neurologique à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr n’est pas plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer le rétablissement neurologique de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Stades de la dysphagieEfficace1b

Deux ECR de haute qualité (Khedr & Abo-Elfetoh, 2010 et Park et al., 2013) ont examiné l’effet de la stimulation magnétique transcranienne répétée (SMTr) sur les stades de la dysphagie de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.

Le premier ECR de haute qualité (Khedr & Abo-Elfetoh, 2010) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr ou une SMTr simulée appliquée sur le cortex moteur œsophagien. Les stades de la dysphagie ont été mesurés au départ de l’étude, à 5 jours (après l’intervention), à 1 mois et à 2 mois lors de suivis par une échelle graduée non-uniformisée à 4 points. Une différence significative entre les groupes a été notée sur les stades de la dysphagie à tous les temps de mesure en faveur de la SMTr active comparée à la SMTr simulée.

Le second ECR de haute qualité (Park et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une SMTr ou une SMTr simulée appliquée sur le cortex moteur du pharynx contralésionnel. Les stades de la dysphagie ont été mesurés au départ de l’étude, à 2 semaines (après l’intervention) et à 4 semaines au moment d’un suivi par la Videofluoroscopic Dysphagia Scale. Quoique les différences significatives entre les groupes n’aient pas été documentées, une amélioration significative intra-groupe a été notée sur les stades de la dysphagie entre les mesures du départ de l’étude et celles après l’intervention et entre les mesures du départ de l’étude et celles du suivi seulement dans le groupe de SMTr active.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr est plus efficace qu’une SMTr simulée pour améliorer les stades de la dysphagie de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. De plus, un ECR de haute qualité a indiqué une amélioration significative sur les stades de la dysphagie suivant une SMTr.

Phase de récupération non spécifique à une période – STCD

Sévérité fonctionnelle de la dysphagieEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Shigematsy et al., 2013) a examiné l’effet de la stimulation transcranienne à courant direct (STCD) sur la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une STCD anodique ou une STCD simulée appliquée sur le cortex moteur pharyngien ipsilésionnel (les deux groupes recevaient simultanément un entraînement habituel de déglutition). La sévérité fonctionnelle de la dysphagie a été mesurée au départ de l’étude, à 10 jours (après l’intervention) et à 1 mois au moment d’un suivi par la Dysphagia Outcome and Severity Scale. Une différence significative entre les groupes a été notée aux deux temps de mesure post-intervention en faveur de la STCD anodique comparée à la STCD simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la STCD anodique est plus efficace qu’une STCD simulée pour améliorer la sévérité fonctionnelle de la dysphagie de patients ayant subi un AVC et présentant des troubles de dysphagie.


Références :

Bulow, M., Speyer, R., Baijens, L., Woisard, V., & Ekberg, O. (2008). Neuromuscular electrical stimulation (NMES) in stroke patients with oral and pharyngeal dysphagia. Dysphagia, 23, 302-9.
http://www-ncbi-nlm-nih-gov.proxy3.library.mcgill.ca/pubmed/18437464

Carnaby G, Hankey GJ, Pizzi J. (2006). Behavioural intervention for dysphagia in acute stroke: A randomised controlled trial. Lancet Neurology, 5, 31-7.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16361020

Chipps, E., Gatens, C., Genter, L., Musto, M., Dubis-Bohn, A., Gliemmo, M., Dudley, K., Holloman, C., Hoet, A.E., & Landers, T. (2014). Pilot study of an oral care protocol on poststroke survivors. Rehabilitation Nursing.  39(6), 294-304.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25131413

DePippo K.L., Holas M.A., Reding M.J., Mandel F.S., Lesser M.L. (1994). Dysphagia therapy following stroke: A controlled trial. Neurology, 44, 1655-1660.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/7936292

Ebihara T., Ebihara S., Maruyama M., Kobayashi M., Itou A., Arai H., Sasaki H. (2006). A randomized trial of olfactory stimulation using black pepper oil in older people with swallowing dysfunction. Journal of the American Geriatrics Society. 54, 1401-6.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16970649

El-Tamawy, M., Darwish, M.H., El-Azizi, H.S., Abdelalim, A.M., & Taha, S.I. (2015). The influence of physical therapy on oropharyngeal dysphagia in acute stroke patients. Egyptian Journal of Neurology Psychiatry and Neurosurgery, 52, 201-205.
https://www.researchgate.net/publication/281537852_The_influence_of_physical_therapy_on_oropharyngeal_dysphagia_in_acute_stroke_patients

Huang, K-L., Liu, T-Y., Huang, Y-C., Leong, C-P., Lin, W-C., & Pong, Y-P. (2014). Functional outcome in acute patients with oropharyngeal dysphagia after swallowing therapy. Journal of Stroke and Cerebrovascular Diseases, 23(10), 2547-53.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25245482

Jayasekeran, V., Singh, S., Tyrrell, P., Michou, E., Jefferson, S., Mistry, S., & Hamdy, S. (2010). Adjunctive functional pharyngeal electrical stimulation reverses swallowing disability after brain lesions. Gastroenterology, 138(5), 1737-1746.
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0016508510001617

Joo Yang, E.J., Baek, S-R., Shin, J., Lim, J.Y., Kim, Y.K., & Paik, N.J. (2012). Effects of transcranial direct current stimulation (tDCS) on post-stroke dysphagia. Restorative Neurology and Neuroscience, 30, 303-11.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22572022

Khedr, E. & Abo-Elfetoh, N. (2010). Therapeutic role of rTMS on recovery of dysphagia in patients with lateral medullary syndrome and brainstem infraction. Journal of Neurology Neurosurgery and Psychiatry, 81, 495-99.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19828479

Kumar, S., Wagner, C.W., Frayne, C., Zhu, L., Selim, M., Feng, W., & Schlaug, G. (2011). Noninvasive brain stimulation may improve stroke-related dysphagia: a pilot study. Stroke, 42, 1035-40. 
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21441148

Lim K.B., Lee H.-J.L., Lim S.-S., Choi Y.-I., (2009). Neuromuscular Electrical and Thermal-Tactile Stimulation for Dysphagia Caused by Stroke: A Randomized Controlled Trial. Journal of Rehabilitation Medicine, 41(3), 174-178.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19229451

McCullough, G.H., Kamarunas, E., Mann, G.C., Schmidley, J.W., Robbins, J.A., Crary, M.A. (2012). Effects of Mendelsohn maneuver on measures of swallowing duration post-stroke. Topics in Stroke Rehabilitation, 19(3), 234-43.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22668678

McCullough, G.H., & Kim, Y. (2013). Effects of Mendelsohn maneuver on extent of hyoid movement and UES opening post-stroke. Dysphagia, 28, 511-19.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23494471

Michou, E., Mistry, S., Jefferson, S., Tyrrell, P., & Hamdy, S. (2014). Characterizing the mechanisms of central and peripheral forms of neurostimulation in chronic dysphagic stroke patients. Brain Stimulation, 7(1), 66-73.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3893483/

Momosaki, R., Masahiro, A., Watanabe, S., Kakuda, W., Yamada, N., & Mochio, K. (2014). Functional magnetic stimulation using a parabolic coil for dysphagia after stroke. Neuromodulation, 17, 637-41.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24320695

Park, J-W., Kim, Y., Oh, J-C., & Lee, H-J. (2012). Effortful swallowing training combined with electrical stimulation in post-stroke dysphagia: a randomized controlled study. Dysphagia, 27, 521-27.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22447240

Park, J-W., Oh, J-C., Lee, J-W., Yeo, J-S., Ryu, K-H. (2013). The effects of 5Hz high-frequency rTMS over contralesional pharyngeal motor cortex in post-stroke oropharyngeal dysphagia: a randomized controlled study. Neurogastroenterology and Motility, 25(4), 324-e250.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23279198

Park, J-S., Oh, D-H., Hwang, N-K., & Lee, J-H. (2016). Effects of neuromuscular electrical stimulation combined with effortful swallowing on spot-stroke oropharyngeal dysphagia: a randomized controlled trial. Journal of Oral Rehabilitation, 43, 426-34.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26969528

Power M. L., Fraser C.H., Hobson A., Singh S., Tyrrell P., Nicholson D.A., Turnbull I., Thompson D.G. & Hamdy S. (2006). Evaluating oral stimulation as a treatment for dysphagia after stroke. The Journal of Dysphagia, 49-55.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16544087

Shigematsy, T., Fujishima, I., & Ohno, K. (2013). Transcranial direct current stimulation improves swallowing function in stroke patients. Neurorehabilitation and Neural Repair, 27(4), 363-69.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23392916

Terré, R., & Mearin, F. (2015). A randomized controlled study of neuromuscular electrical stimulation in oropharyngeal dysphagia secondary to acquired brain injury. European Journal of Neurology, 22(4), 687-e44.
http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ene.12631/full

Woo Lee, K.W., Kim, S.B., Lee, J.H., Lee, S.J., Ri, J.W., & Park, G.J. (2014). The effect of early neuromuscular electrical stimulation therapy in acute/subacute ischemic stroke patients with dysphagia. Annals of Rehabilitation Medicine, 38(2), 153-9.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4026600/

Xia, W., Zheng, C., Zhu, S., & Tang, Z. (2016). Does the addition of specific acupuncture to standard swallowing training improve outcomes in patients with dysphagia after stroke? A randomized controlled trial. Clinical Rehabilitation, 30(3), 237-246.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25819076

Xia, W., Zheng, C., Lei, Q., Tang, Z., Hua, Q., Zhang, Y., & Zhu, S. (2011). Treatment of post-stroke dysphagia by VitalStim therapy coupled with conventional swallowing training. Journal of Huazhong University of Science and Technology, 31(1), 73-6.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21336727

Zhang, M., Tao, T., Zhang, Z-B., Zhu, X., Fan, W-G., Pu, L-J., Chu, L., & Yue, S-W. (2016). Effectiveness of neuromuscular electrical stimulation on patients with dysphagia with medullary infraction. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 97, 355-62.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26606872

Zhao, J-W., Wang, Z-Y., Cao, W-Z., Zhang, Y-W., Song, S-C., Kang, W-G., & Yang, J-H. (2015). Therapeutic efficacy of swallowing neuromuscular electrical stimulation combined with acupuncture for post-stroke dysphagia. World Journal of Acupuncture-Moxibustion, 25(1), 19-23.
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1003525715300040


Études exclues :

Allison, M.C., Morris, A.J., Park, R.H.R., & Mills P.R. (1992). Percutaneous endoscopic gastrostomy tube feeding may improve outcome of late rehabilitation following stroke. Journal of the Royal Society of Medicine, 85 (3), 147-149.
Reason for exclusion: not RCT.

Carnaby-Mann, G.D. & Crary, M.A. (2008). Adjuctive neuromuscular electrical stimulation for treatment-refractory dysphagia. Annals of Otology, Rhinology & Laryngology, 117(4), 279-87.
Reason for exclusion: quasi-experimental study design, not RCT.

Cheng, I., Chan, K., Wong, C.S., & Cheung, R. (2015). Preliminary evidence of the effects of high-frequency repetitive transcranial magnetic stimulation (rTMS) on swallowing functions in post-stroke individuals with chronic dysphagia. International Journal of Language & Communication Disorders, 50(3), 389-96.
Reason for exclusion: case series study design, not RCT.

Crary, M.A., Carnaby, G.D., Lagorio, L.A., & Carvajal, P.J. (2012). Functional and physiological outcomes from an exercise-based dysphagia therapy: a pilot investigation of the McNeill dysphagia therapy program. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 93, 1173-8.
Reason for exclusion: quasi-experimental study design, not RCT.

Crary M.A. (1995). A direct intervention program for chronic neurogenic dysphagia secondary to brainstem stroke. Dysphagia, 10(1), 6-18.
Reason for exclusion: not RCT.

Crary M.A., Carnaby G.D., Groher M.E., Helseth E. (2004). Functional benefits of dysphagia therapy using adjunctive sEMG biofeedback. Dysphagia, 19(3), 160-164.
Reason for exclusion: not RCT.

Gallas, S., Marie, J.P., Leroi, A.M., & Verin, E. (2010). Sensory transcutaneous electrical stimulation improves post-stroke dysphagic patients. Dysphagia, 25, 291-7.
Reason for exclusion: quasi-experimental study design, not RCT.

Garon B.R., Engle M., Ormiston C. (1997). A randomized control study to determine the effects of unlimited oral intake of water in patients with identified aspiration. Neurorehabilitation and Neural Repair, 11, 139-148.
Reason for exclusion: nature of intervention is compensatory

Goulding R., Bakheit AM. (2000). Evaluation of the benefits of monitoring fluid thickness in the dietary management of dysphagic stroke patients. Clinical Rehabilitation, 14, 119-24.
Reason for exclusion: nature of intervention is compensatory.

Finestone, H.M., Foley, N.C., Woodbury, M.G., Greene-Finestone, L. (2001). Quantifying fluid intake in dysphagic stroke patients: A preliminary comparison of oral and nonoral strategies. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 82, 1744- 1746.
Reason for exclusion: not RCT.

Hagg, M. & Larsson, B. (2004). Effects of Motor and Sensory Stimulation in Stroke Patients with Long-Lasting Dysphagia. Dysphagia, 19, 219-230.
Reason for exclusion: not RCT.

Hagg M. & Anniko M. (2008). Lip muscle training in stroke patients with dysphagia. Acta Oto-Laryngologica, 128, 1027-1033.
Reason for exclusion: not RCT.

Hamidon B.B., Abdullah S.A., Zawawi M. F., Sukumar N., Aminuddin A., Raymond A.A. (2006). A prospective comparison of percutaneous endoscopic gastrostomy and nasogastric tube feeding in patients with acute dysphagic stroke. The Medical journal of Malaysia, 61(1), 59 -66.
Reason for exclusion: nature of intervention

Huang, J.Y., Zhang, D.Y., Yao, Y., Xia, Q.X., Fan, Q.Q. (2006). Training in swallowing prevents aspiration pneumonia in stroke patients with dysphagia. The Journal of International Medical Research, 34, 303-306.
Reason for exclusion: not RCT.

Kim, S.J. (2010). Music therapy protocol development to enhance swallowing training for stroke patients with dysphagia. Journal of Music Therapy, XLVII (2), 102-19.
Reason for exclusion: case series study design, not RCT.

Lemoncello, R., Sohlberg, M.K., Fickas, S., Albin, R., & Harn, B.E. (2010). Phase I evaluation of the television assisted prompting system to increase completion of home exercises among stroke survivors. Disability and Rehabilitation: Assistive Technology, 6(5), 440-52.
Reason for exclusion: case-series study design, not RCT.

Lin, L. C., Wang, S. C., Chen, S. H., Wang, T. G., Chen, M. Y., & Wu, S. C. (2003). Efficacy of swallowing training for residents following stroke. Journal of advanced nursing, 44(5), 469-478.
Reason for exclusion: not RCT.

Logemann, J.A., Rademaker, A., Pauloski, B.R., Kelly, A., Stangl-McBreen, A., Antinoja, J., Grande, B., Farquharson, J., Kern, M., Easterling, C., & Shaker, R. (2009). A randomize study comparing the Shaker exercise with traditional therapy: a preliminary study. Dysphagia, 24, 403-11.
Reason for exclusion: other population than patients with stroke.

Nam, H. S., Beom, J., Oh, B. M., & Han, T. R. (2013). Kinematic effects of hyolaryngeal electrical stimulation therapy on hyoid excursion and laryngeal elevation. Dysphagia, 28(4), 548-556.
Reason for exclusion: mixed sample with no indication to the percentage of those with stroke vs. brain injury.

Norton B., Homer-Ward M., Donnelly M.T., Long R.G., Holmes G.K. (1996). A randomised prospective comparison of percutaneous endoscopic gastrostomy and nasogastric tube feeding after acute dysphagic stroke. British Medical Journal, 312(7022), 13-16.
Reason for exclusion: nature of intervention.

Park R.H.R, Allison M.C., Lang J., Spence E., Morris A.J, Danesh B.J.Z., Russell R.I., Mills P.R. (1992). Randomised comparison of percutaneous endoscopic gastrostomy and nasogastric tube feeding in patients with persisting neurological dysphagia. British Medical Journal, 304(6839), 1406-1409.
Reason for exclusion: nature of intervention

Reddy N.P., Simcox D.L., Gupta V., Motta G.E., Coppenger J., Das A., Buch O. (2000). Biofeedback therapy using accelerometry for treating dysphagic patients with poor laryngeal elevation: Case studies. Journal of Rehabilitation Research and Development, 37(3), 361-372.
Reason for exclusion: not RCT.

Robbins J.A., Kays S.A., Gangon R.E., Hind J.A., Hewitt A.L., Gentry L.R., Taylor A.J. (2007) The effects of lingual exercise in stroke patients with dysphagia. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 88, 150-8
Reason for exclusion: not RCT.

Rosenbek J.C., Robbins J., Willford W.O. et al. (1998) Comparing treatment intensities of tactile-thermal application. Dysphagia, 13, 1-9.
Reason for exclusion: both groups received intervention of interest, only the intensity was varied across groups.

Rosenbek J.C., Roecker E.B., Wood J.L. et al. (1996). Thermal application reduces the duration of stage transition in dysphagia after stroke. Dysphagia, 11, 225-33.
Reason for exclusion: both groups received intervention of interest, only the intensity was varied across groups.

Shaker R., Easterling C., Kern M., Nitschke T., Massey B., Daniels S., Grande B., Kazandjian M., & Dikeman K. (2002). Rehabilitation of swallowing by exercise in tube-fed patients with pharyngeal dysphagia secondary to abnormal UES opening. Gastroenterology, 122 (5), 1314-1321.
Reason for exclusion: nature of intervention. 

Sun, S-F., Hsu, C-W., Lin, H-S., Sun, H-P., Chang, P-H., Hsieh, W-L., & Wang, J-L. (2013). Combined neuromuscular electrical stimulation (NMES) and fiberoptic endoscopic evaluation of swallowing (FEES) and traditional swallowing rehabilitation in the treatment of stroke-related dysphagia. Dysphagia, 28, 557-66.
Reason for exclusion: quasi-experimental study design, not RCT.

Sukthankar S.M., Reddy N.P., Canilang E.P., Stephenson L., Thomas R. (1994). Design and development of portable biofeedback systems for use in oral dysphagia rehabilitation. Medical Engineering & Physics, 16, 430-435
Reason for exclusion:  population included other patients than those with stroke.

Takahata, H., Tsutsumi, K., Baba, H., Nagata, I., & Yonekura, M. (2011). Early intervention to promote oral feeding in patients with intracerebral hemorrhage: a retrospective cohort study. BMC neurology11(1), 1.
Reason for exclusion: not RCT.

The FOOD Trial Collaboration. (2005). Effect of timing and method of enteral tube feeding for dysphagic stroke patients (FOOD): A multicentre randomised controlled trial. Lancet, 365, 764–72.
Reason for exclusion:  nature of the intervention is compensatory.

Theurer, J.A., Johnston, J.L., Fisher, J., Darling, S., Stevens, R.C., Taves, D., Teasell, R., Hachinski, V., & Martin, R.E. (2013). Proof-of-principle pilot study of oropharyngeal air-pulse application in individuals with dysphagia after hemispheric stroke. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 94, 1088-94.
Reason for exclusion: case-series study design, not RCT.

Whelan K. (2001). Inadequate fluid intakes in dysphagic acute stroke. Clinical Nutrition, 20(5), 423-428.
Reason for exclusion: both groups received a form of the treatment.

Wada, S., Tohara, H., Iida, T., Inoue, M., Sato, M., & Ueda, K. (2012). Jaw-opening exercise for insufficient opening of the upper esophageal sphincter. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 93, 1995-9.  
Reason for exclusion: other population than patients with stroke.