Soutien familial - phase subaiguë / chronique

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

Bon nombre d’études ont exploré les interventions axées sur le soutien familial sur les proches aidants et les personnes ayant subi un AVC et étant en phase de récupération aiguë, subaiguë et chronique. Pour les besoins de ce module, les études qui ont investigué les interventions offertes durant la phase aiguë de la récupération d’un AVC sont examinées séparément de celles qui s’occupent des interventions offertes pendant les phases subaiguës et chroniques de la récupération post-AVC.

Ce module présente ainsi des études qui ont examiné les effets des interventions de soutien familial qui incluent : les programmes d’entraînement offerts aux proches aidants ; les services de conseil et de programmes d’éducation ; les programmes d’éducation en groupe (groupes de discussion, participation à des conférences et à des séminaires) ; les programmes de visites à domicile ; les programmes d’interventions psychosociales ; les services de soutien téléphonique et les programmes d’éducation sur le Web s’adressant aux dyades proches aidants/patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC. Les résultats mesurés sont généralement évalués à la fois chez les patients ayant subi un AVC et leurs proches aidants et incluent le bien-être émotionnel, les connaissances liées à l’AVC, la satisfaction à l’égard de l’information et/ou de l’intervention reçue, l’activité et la participation, la qualité de vie et l’état de santé global.

Dans l’ensemble, durant les phases subaiguës et chroniques de récupération d’un AVC, les résultats suggèrent que le bien-être émotionnel des patients et l’ajustement à l’AVC s’améliorent avec des programmes combinant de services de conseil et d’éducation, alors que le bien-être émotionnel des proches aidants ne s’est amélioré qu’avec le recours à des programmes de soutien téléphonique. La tension et le sentiment de fardeau des proches aidants ; l’humeur et la qualité de vie tant chez les patients que chez les proches aidants se sont améliorées avec le recours à des programmes d’entraînement des proches aidants. Les connaissances des proches aidants au sujet de l’AVC se sont améliorées suite à plusieurs interventions comprenant les programmes de visites à domicile, les programmes d’éducation en groupe et les programmes combinés de services de conseil et d’éducation, tandis que les compétences des proches aidants pour la résolution des problèmes se sont améliorées par des interventions de soutien téléphoniques. Aucune étude ne s’est intéressée à la connaissance des patients au sujet de l’AVC. Les fonctions et le rétablissement des patients se sont améliorés suite à plusieurs interventions incluant des programmes d’entraînement offerts aux proches aidants  et des programmes combinés de services de conseil et d’éducation. Le fonctionnement familial a également bénéficié du recours à des programmes combinés de services de conseil et d’éducation. Fait intéressant, l’utilisation des services de santé des patients s’est améliorée suite au recours à des programmes d’éducation sur le Web. Certains aspects examinés, tels que la perception du soutien social des proches aidants ; la satisfaction des patients et des proches aidants face à l’intervention ; l’utilisation des ressources sociales par les patients et les proches aidants ; l’état de santé et les activités de la vie quotidienne (AVQ) des patients et des proches aidants ainsi que le taux de mortalité / institutionnalisation des patients, ne semblent bénéficier d’aucune intervention particulière.

Programme d’entraînement des proches aidants

Activités de la vie domestique (AVD) – proches aidantsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Kalra et al., 2004) a examiné les effets d’un programme d’entraînement des proches aidants sur les activités de la vie domestique (AVD) des proches aidants de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs proches aidants pour recevoir un programme d’entraînement offert aux proches aidants ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Les AVD des proches aidants ont été mesurées à 12 mois après l’AVC par le Frenchay Activities Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’entraînement des proches aidants n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer les activités de la vie domestique des proches aidants de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC.

Activités de la vie domestique (AVD) – patientsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Kalra et al., 2004) a examiné les effets d’un programme d’entraînement des proches aidants sur les activités de la vie domestique (AVD) de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs proches aidants pour recevoir un programme d’entraînement offert aux proches aidants ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Les AVD des patients ont été mesurées à 12 mois après l’AVC par le Frenchay Activities Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’entraînement des proches aidants n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer les activités de la vie domestique de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC.

Activités de la vie quotidienne (AVQ) – patientsEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Kalra et al., 2004) a examiné les effets d’un programme d’entraînement des proches aidants sur les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs proches aidants pour recevoir un programme d’entraînement offert aux proches aidants ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Les AVQ des patients ont été mesurées à 3 et à 12 mois après l’AVC par l’Indice de Barthel. Une différence significative entre les groupes a été observée à 3 mois en faveur du programme d’entraînement des proches aidants comparé au programme de soins habituels, différence qui n’a pas conservé sa valeur significative au moment de la mesure à 12 mois après l’AVC.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’entraînement des proches aidants est plus efficace, à court terme, qu’un programme de soins habituels pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC.

Fardeau – proches aidantsEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Kalra et al., 2004) a examiné les effets d’un programme d’entraînement des proches aidants sur le fardeau des proches aidants de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs proches aidants pour recevoir un programme d’entraînement offert aux proches aidants ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Le fardeau des proches aidants a été mesuré à 3 et à 12 mois après l’AVC par la Caregiving Burden Scale. Une différence significative entre les groupes a été observée aux deux temps de mesure en faveur du programme d’entraînement des proches aidants comparé au programme de soins habituels.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’entraînement des proches aidants est plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer le fardeau des proches aidants de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC.

Humeur – proches aidantsEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Kalra et al., 2004) et un ECR de faible qualité (Perrin et al., 2010) ont examiné l’effet d’un programme d’entraînement des proches aidants sur l’humeur des proches aidants de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Kalra et al., 2004) a assigné aléatoirement les patients et leurs proches aidants pour recevoir un programme d’entraînement offert aux proches aidants ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. L’humeur des proches aidants a été mesurée à 12 mois après l’AVC par l’Hospital Anxiety and Depression Scale. Une différence significative entre les groupes a été observée en faveur du programme d’entraînement des proches aidants comparé au programme de soins habituels.

L’ECR de faible qualité (Perrin et al., 2010) a assigné aléatoirement les proches aidants des patients à un groupe d’intervention qui recevait un programme d’aide vers la transition ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. La dépression des proches aidants a été mesurée 3 mois après le congé par la Center for Epidemiologic Studies Depression Scale. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur du programme d’aide vers la transition comparé au programme de soins habituels.
Note : Cette différence significative entre les groupes a été relevée une fois que les résultats sur la dépression au départ de l’étude aient été contrôlés et que le niveau de signifiance ait été ajusté à 0,10.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de faible qualité indiquant qu’un programme d’entraînement des proches aidants est plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’humeur des proches aidants de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC.

Humeur – patientsEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Kalra et al., 2004) a examiné les effets d’un programme d’entraînement des proches aidants sur l’humeur de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs proches aidants pour recevoir un programme d’entraînement offert aux proches aidants ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. L’humeur des patients a été mesurée à 12 mois après l’AVC par l’Hospital Anxiety and Depression Scale. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur du programme d’entraînement des proches aidants comparé au programme de soins habituels.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’entraînement des proches aidants est plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’humeur de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC.

Indépendance fonctionnelle – patientsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Kalra et al., 2004) a examiné les effets d’un programme d’entraînement des proches aidants sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs proches aidants pour recevoir un programme d’entraînement offert aux proches aidants ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 3 mois et à 12 mois après l’AVC par la Modified Rankin Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’entraînement des proches aidants n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC.

Mortalité et institutionnalisation – patientsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Kalra et al., 2004) a examiné les effets d’un programme d’entraînement des proches aidants sur le taux de mortalité et d’institutionnalisation de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs proches aidants pour recevoir un programme d’entraînement offert aux proches aidants ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Le taux de mortalité et d’institutionnalisation des patients a été documenté à 3 mois et à 12 mois après l’AVC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de recensement.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’entraînement des proches aidants n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour réduire le taux de mortalité et d’institutionnalisation de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC.

Qualité de vie – proches aidantsEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Kalra et al., 2004) a examiné les effets d’un programme d’entraînement des proches aidants sur la qualité de vie des proches aidants de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs proches aidants pour recevoir un programme d’entraînement offert aux proches aidants ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. La qualité de vie des proches aidants a été mesurée à 3 et à 12 mois après l’AVC par l’échelle visuelle analogue EuroQOL. Une différence significative entre les groupes a été observée aux deux temps de mesure en faveur du programme d’entraînement des proches aidants comparé au programme de soins habituels.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’entraînement des proches aidants est plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la qualité de vie des proches aidants de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC.

Qualité de vie – patientsEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Kalra et al., 2004) a examiné les effets d’un programme d’entraînement des proches aidants sur la qualité de vie de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs proches aidants pour recevoir un programme d’entraînement offert aux proches aidants ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. La qualité de vie des patients a été mesurée à 3 et à 12 mois après l’AVC par l’échelle visuelle analogue EuroQOL. Une différence significative entre les groupes a été observée aux deux temps de mesure en faveur du programme d’entraînement des proches aidants comparé au programme de soins habituels.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’entraînement des proches aidants est plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la qualité de vie de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC.

Tension – proches aidantsEfficace2b

Un ECR de faible qualité (Perrin et al., 2010) a examiné l’effet d’un programme d’entraînement des proches aidants sur la tension psychologique des proches aidants de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC. Cet ECR de faible qualité a assigné aléatoirement les proches aidants des patients à un groupe d’intervention qui recevait un programme d’aide vers la transition ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. La tension psychologique des proches aidants a été mesurée à 1 et à 3 mois après le congé par le Caregiver Strain Index. Une différence significative entre les groupes a été notée aux deux temps de mesure en faveur du programme d’aide vers la transition comparé au programme de soins habituels. Entre le premier et le troisième mois suivant le congé, les proches aidants du groupe témoin ont démontré une augmentation significative du niveau de tension psychologique, alors que ceux du groupe d’intervention ont démontré, au cours de la même période, une réduction de leur tension.
Note : Bien que les auteurs aient signalé une différence significative entre les groupes sur la tension psychologique des proches aidants, les données statistiques des résultats de l’étude n’ont pas été documentées.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’un ECR de faible qualité indiquant qu’un programme d’entraînement des proches aidants est plus efficace qu’un programme de soins habituels pour réduire la tension psychologiques des proches aidants de patients en phase de récupération subaiguë et chronique d’un AVC.

Combinaison Services de conseil et Programmes d’éducation

Activités de la vie quotidienne (AVQ) – patientsEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Clark et al., 2003) a examiné les effets d’un service de conseils et d’informations écrites sur les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs conjoints pour recevoir une trousse d’informations écrites et des services-conseils ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. Les AVQ des patients ont été mesurées à 6 mois lors d’un suivi par l’Indice de Barthel et l’Adelaide Activities Profile (AAP). Une différence significative entre les groupes a été observée en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin. Les résultats de l’AAP indiquent que les patients du groupe d’intervention ont démontré une plus grande participation dans les tâches domestiques, l’entretien du domicile et les activités sociales (mais aucune différence en ce qui concerne les services aux autres).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que les informations écrites et les services-conseils sont plus efficaces que le programme de soins habituels pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Ajustement personnel – patientsEfficace1b

Un ECR de qualité acceptable (Evans et al., 1988) a examiné les effets de services-conseil combinés à un programme d’éducation sur l’ajustement personnel de patients en phase de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) pour recevoir un programme d’éducation en groupe ; des services-conseil combinés à un programme d’éducation en groupe ; ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. L’ajustement personnel des patients a été mesuré à 6 mois et à un an après l’AVC par la Personal Adjustment and Role Skills Scale. Une différence significative entre les groupes a été observée aux deux temps de mesure sur l’ajustement personnel des patients en faveur des services-conseil combinés à un programme d’éducation en groupe comparés au programme d’éducation en groupe seul et au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme d’éducation combiné à des services-conseils est plus efficace qu’un programme d’éducation seul ou que le programme de soins habituels pour améliorer l’ajustement personnel de patients en phase de récupération d’un AVC.

Bien-être émotionnel – patientsEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Clark et al., 2003) a examiné les effets d’un service de conseils et d’informations écrites sur le bien-être émotionnel de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs conjoints pour recevoir une trousse d’informations écrites et des services-conseils ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. L’anxiété et la dépression des patients ont été mesurées à 6 mois lors d’un suivi respectivement par l’Hospital Anxiety and Depression Scale et par la version courte de la Geriatric Depression Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été observée sur les mesures de dépression, cependant les patients du groupe d’intervention ont démontré moins d’anxiété que ceux du groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme combiné d’informations écrites et de services-conseils est plus efficace que le programme de soins habituels pour réduire l’anxiété, mais pas la dépression, de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Connaissance de l’AVC – proches aidantsEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Evans et al., 1988) a examiné les effets de services-conseil combinés à un programme d’éducation sur la connaissance de l’AVC des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) pour recevoir un programme d’éducation en groupe ; des services-conseil combinés à un programme d’éducation en groupe ; ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. La connaissance de l’AVC des proches aidants a été mesurée à 6 mois et à un an après l’AVC par le Stroke Care Information Test. Une différence significative entre les groupes a été observée aux deux temps de mesure sur la connaissance de l’AVC en faveur des deux groupes d’intervention comparés au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme d’éducation (combiné ou non à des services-conseils) est plus efficace que le programme de soins habituels pour améliorer la connaissance de l’AVC des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

État de santé et qualité de vie – proches aidantsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Clark et al., 2003) a examiné les effets d’un service de conseils et d’informations écrites sur l’état de santé et la qualité de vie des proches aidants de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs conjoints pour recevoir une trousse d’informations écrites et des services-conseils ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. L’état de santé et la qualité de vie des proches aidants ont été mesurés à 6 mois lors d’un suivi par le Short Form-36 Health Survey. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’état de santé physique ou mentale des proches aidants.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme combiné d’informations écrites et de services-conseils n’est pas plus efficace que le programme de soins habituels pour améliorer l’état de santé et la qualité de vie des proches aidants de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

État de santé et qualité de vie – patientsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Clark et al., 2003) a examiné les effets d’un service de conseils et d’informations écrites sur l’état de santé et la qualité de vie de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs conjoints pour recevoir une trousse d’informations écrites et des services-conseils ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. L’état de santé et la qualité de vie des patients ont été mesurés à 6 mois lors d’un suivi par le Short Form-36 Health Survey. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les résultats évaluant la douleur, l’état de santé physique ou mentale des patients.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme combiné d’informations écrites et de services-conseils n’est pas plus efficace que le programme de soins habituels pour améliorer l’état de santé et la qualité de vie de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Fonctionnement familial – proches aidantsEfficace1a

Un ECR de haute qualité (Clark et al., 2003) et un ECR de qualité acceptable (Evans et al., 1988) ont examiné les effets de services-conseil combinés à un programme d’éducation sur le fonctionnement familial des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Clark et al., 2003) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC et leurs conjoints pour recevoir une trousse d’informations écrites et des services-conseils ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. Le fonctionnement familial des proches aidants a été mesuré à 6 mois lors d’un suivi par le McMaster Family Assessment. Une différence significative entre les groupes a été observée en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin.

L’ECR de qualité acceptable (Evans et al., 1988) a assigné aléatoirement les proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) pour recevoir un programme d’éducation en groupe ; des services-conseil combinés à un programme d’éducation en groupe ; ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. Le fonctionnement familial des proches aidants a été mesuré à 6 mois et à un an après l’AVC par le McMaster Family Device. Une différence significative entre les groupes a été observée aux deux temps de mesure sur certains aspects du fonctionnement familial (la résolution de problèmes, la communication et le fonctionnement familial global) en faveur des deux groupes d’intervention comparés au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme combiné de services-conseils et d’éducation est plus efficace que le programme de soins habituels pour améliorer le fonctionnement familial des proches de patients en phase de récupération d’un AVC.

Fonctionnement familial – patientsEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Clark et al., 2003) a examiné les effets d’un service de conseils et d’informations écrites sur le fonctionnement familial de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs conjoints pour recevoir une trousse d’informations écrites et des services-conseils ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. Le fonctionnement familial des patients a été mesuré à 6 mois lors d’un suivi par le McMaster Family Assessment Device. Une différence significative entre les groupes a été observée en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme combiné d’informations écrites et de services-conseils est plus efficace que le programme de soins habituels pour améliorer le fonctionnement familial de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Sens de la maîtrise – patientsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Clark et al., 2003) a examiné les effets d’un service de conseils et d’informations écrites sur le sens de la maîtrise de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients et leurs conjoints pour recevoir une trousse d’informations écrites et des services-conseils ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. Le sens de la maîtrise des patients a été mesuré à 6 mois lors d’un suivi par le Mastery Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme combiné d’informations écrites et de services-conseils n’est pas plus efficace que le programme de soins habituels pour améliorer le sens de la maîtrise de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Utilisation des services sociaux – proches aidantsInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Evans et al., 1988) a examiné les effets de services-conseil combinés à un programme d’éducation sur l’utilisation des services sociaux des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) pour recevoir un programme d’éducation en groupe ; des services-conseil combinés à un programme d’éducation en groupe ; ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. L’utilisation des services sociaux des proches aidants a été mesurée à 6 mois et à un an après l’AVC par l’ESCROW Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des deux temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme d’éducation seul ou combiné à des services-conseils n’est pas plus efficace que le programme de soins habituels pour améliorer l’utilisation des services sociaux des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

Programme d’éducation en groupe ou de conférences

Activités de la vie quotidienne (AVQ) – patientsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Franzen-Dahlin et al., 2008) et un ECR de faible qualité (Draper et al., 2007) ont examiné les effets d’un programme d’éducation en groupe sur les activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Franzen-Dahlin et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) et leurs conjoints à un groupe d’intervention leur permettant d’assister à des conférences et de participer à des discussions en groupe sur des sujets liés à l’AVC ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Les patients des deux groupes étaient également hebdomadairement invités, durant le séjour d’hospitalisation, à assister à des séances d’information à l’unité de soins. Les AVQ des patients ont été mesurées à 6 et à 12 mois par l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

L’ECR de faible qualité (Draper et al., 2007) a assigné aléatoirement les proches aidants de patients présentant de l’aphasie post-AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) à un programme d’éducation en groupe d’une durée de 4 semaines ou à un groupe témoin qui recevra le même programme trois mois plus tard (intervention reportée). Les AVQ et les activités de la vie domestiques (AVD) des patients ont été mesurées au départ de l’étude, après que le groupe ait reçu l’intervention et lors d’un suivi respectivement par l’Indice de Barthel et le Frenchay Activities Index. Aucun changement significatif n’a été noté entre les groupes et entre aucun des temps de mesure.
Note : Cette étude n’ayant pas documenté les différences statistiques entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence dans la conclusion ci-dessous.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’éducation en groupe n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer les activités de la vie quotidienne de patients en phase de récupération d’un AVC.

Ajustement personnel – patientsInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Evans et al., 1988) a examiné les effets de services-conseil combinés à un programme d’éducation sur l’ajustement personnel de patients en phase de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) pour recevoir un programme d’éducation en groupe ; des services-conseil combinés à un programme d’éducation en groupe ; ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. L’ajustement personnel des patients a été mesuré à 6 mois et à un an après l’AVC par la Personal Adjustment and Role Skills Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été observée aux deux temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme d’éducation (combiné ou non à des services-conseils) n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’ajustement personnel de patients en phase de récupération d’un AVC.

Bien-être émotionnel – proches aidantsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Franzen-Dahlin et al., 2008), deux ECR de qualité acceptable (Hartke et al., 2003van den Heuvel et al., 2000 – et une étude de suivi à 7 mois van den Heuvel et al., 2002) et un ECR de faible qualité (Draper et al., 2007) ont examiné les effets d’un programme d’éducation en groupe sur le bien-être émotionnel des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Franzen-Dahlin et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) et leurs conjoints à un groupe d’intervention leur permettant d’assister à des conférences et de participer à des discussions en groupe sur des sujets liés à l’AVC ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Les patients des deux groupes étaient également hebdomadairement invités, durant le séjour d’hospitalisation, à assister à des séances d’information à l’unité de soins. Les habiletés des proches aidants pour composer avec le stress ont été évaluées à 6 et à 12 mois par l’examen de leur sens de la cohérence en utilisant la version courte de l’Antonovsky’s questionnaire. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hartke et al., 2003) a assigné aléatoirement les conjoints de patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) à un groupe d’intervention psycho-éducative par téléphone ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Les participants des deux groupes ont également reçu des conseils par écrit en matière de gestion du stress. Le bien-être émotionnel des proches aidants a été mesuré à 6 mois lors d’un suivi par le Center for Epidemiologic Studies Depression Scale (CES-D), l’UCLA Loneliness Scale, le Pressing Problem Index (PPI) et la Caregiver Competence Scale (CCS). Une différence significative entre les groupes a été notée sur la compétence des proches aidants (CCS) en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin. De plus, le groupe d’intervention a démontré une réduction significative du stress avec le temps (PPI), malgré qu’aucune différence significative entre les groupes n’ait été relevée sur cette mesure. Aucune différence significative entre les groupes n’a été observée sur la dépression ou le sentiment de solitude.

Le second ECR de qualité acceptable (van den Heuvel et al., 2000 et une étude de suivi à 7 mois van den Heuvel et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC et leurs conjoints à un programme d’éducation en groupe (PG) ; à un programme éducatif offert lors de visites à domicile (PD) ; ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Le bien-être émotionnel des proches aidants a été mesuré à 1 et à 7 mois après l’intervention par l’examen des stratégies d’adaptation – en utilisant la version courte de l’Utrecht coping list (sous-échelles Confrontation et Recherche de soutien social) –; la tension psychologique (par le Caregiver Strain IndexCSI) ; et l’affirmation de soi (selon un questionnaire développé spécifiquement pour l’étude). Aux deux temps de mesure, comparé au groupe témoin, le groupe PG a augmenté significativement le recours à des stratégies d’adaptation de recherche de soutien social. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe PG et PD, ni entre le groupe PD et le groupe témoin. Aucune différence significative entre les groupes n’a également été observée sur le recours à des stratégies d’adaptation de confrontation, l’évaluation de la tension psychologique ou de l’affirmation de soi.

L’ECR de faible qualité (Draper et al., 2007) a assigné aléatoirement les proches aidants de patients présentant de l’aphasie post-AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) à un programme d’éducation en groupe d’une durée de 4 semaines ou à un groupe témoin qui recevra le même programme trois mois plus tard (intervention reportée). La détresse psychologique des proches aidants a été mesuré au départ de l’étude, après que le groupe ait reçu l’intervention et lors d’un suivi par le General Health Questionnaire (GHQ-28). Le groupe d’intervention a démontré une amélioration significative de la détresse psychologique entre les résultats au départ de l’étude et ceux obtenus après l’intervention, cependant ces résultats ne se sont plus avérés significatifs au moment du suivi. Le groupe d’intervention reportée n’a pas démontré d’amélioration significative sur la détresse psychologique après les 4 semaines du programme d’éducation.
Note : Cette étude n’ayant pas documenté les différences statistiques entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence dans la conclusion ci-dessous.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’éducation en groupe n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer le bien-être émotionnel (ici, les habiletés pour composer avec le stress) des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.
Note :
Cependant, deux ECR de qualité acceptable ont indiqué qu’un programme d’éducation en groupe est plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer certains aspects du bien-être émotionnel (ici, la compétence et le recours à des stratégies d’adaptation de recherche de soutien social) des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

Bien-être émotionnel – patientsÉvidence insuffisante5

Un ECR de faible qualité (Draper et al., 2007) a examiné les effets d’un programme d’éducation en groupe sur le bien-être émotionnel de patients en phase de récupération d’un AVC. Cet ECR de faible qualité a assigné aléatoirement les proches aidants de patients présentant de l’aphasie post-AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) à un programme d’éducation en groupe d’une durée de 4 semaines ou à un groupe témoin qui recevra le même programme trois mois plus tard (intervention reportée). Le bien-être émotionnel des patients (comportements et humeur) a été mesurées au départ de l’étude, après que le groupe ait reçu l’intervention et lors d’un suivi par le Behaviour and Mood Disturbance Questionnaire. Aucun changement significatif n’a été noté entre les groupes et entre aucun des temps de mesure.
Note : Cette étude n’ayant pas documenté les différences statistiques entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence dans la conclusion ci-dessous.

Conclusion : Il y a des données scientifiques probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité d’un programme d’éducation en groupe sur le bien-être émotionnel de patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC.

Communication – proches aidantsÉvidence insuffisante5

Un ECR de faible qualité (Draper et al., 2007) a examiné les effets d’un programme d’éducation en groupe sur la communication des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC. Cet ECR de faible qualité a assigné aléatoirement les proches aidants de patients présentant de l’aphasie post-AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) à un programme d’éducation en groupe d’une durée de 4 semaines ou à un groupe témoin qui recevra le même programme trois mois plus tard (intervention reportée). La communication  des proches aidants a été mesurée au départ de l’étude, après que le groupe ait reçu l’intervention et lors d’un suivi par un questionnaire non standardisé. Aucun changement significatif n’a été noté entre les groupes et entre aucun des temps de mesure.
Note : Cette étude n’ayant pas documenté les différences statistiques entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence dans la conclusion ci-dessous.

Conclusion : Il y a des données scientifiques probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’efficacité d’un programme d’éducation en groupe sur la communication des proches aidants de patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC.

Connaissance de l’AVC – proches aidantsEfficace1a

Un ECR de haute qualité (Franzen-Dahlin et al., 2008), deux ECR de qualité acceptable (van den Heuvel et al., 2000 – et une étude de suivi à 7 mois van den Heuvel et al., 2002 – ; Evans et al., 1988) et une étude de type pré/post (Braithwaite et al., 1993) ont examiné les effets d’un programme d’éducation en groupe sur la connaissance de l’AVC des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Franzen-Dahlin et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) et leurs conjoints à un groupe d’intervention leur permettant d’assister à des conférences et de participer à des discussions en groupe sur des sujets liés à l’AVC ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Les patients des deux groupes étaient également hebdomadairement invités, durant le séjour d’hospitalisation, à assister à des séances d’information à l’unité de soins. La connaissance de l’AVC des proches aidants a été évaluée à 6 et à 12 mois par un questionnaire non standardisé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à 6 mois ; cependant, à 12 mois, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin.

Le premier ECR de qualité acceptable (van den Heuvel et al., 2000 et une étude de suivi à 7 mois van den Heuvel et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC et leurs conjoints à un programme d’éducation en groupe (PG) ; à un programme éducatif offert lors de visites à domicile (PD) ; ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. La confiance en ses connaissances au sujet des soins offerts aux patients et l’auto-efficacité des proches aidants ont été mesurées à l’aide d’un questionnaire non standardisé conçu spécifiquement pour l’étude. Un mois après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la confiance en ses connaissances au sujet des soins offerts aux patients en faveur des deux groupes d’intervention comparés au groupe témoin. Cette différence est demeurée significative à 7 mois en faveur du groupe PG comparé au groupe témoin seulement. Aucune différence significative n’a été relevée entre les deux groupes d’intervention, ni en ce qui concerne la confiance en ses connaissances au sujet de l’auto-efficacité des proches aidants.
Note : Le groupe témoin a démontré une connaissance significativement plus élevée au sujet des soins offerts aux patients au départ de l’étude, ce qui peut avoir faussé les résultats post-intervention.

Le second ECR de qualité acceptable (Evans et al., 1988) a assigné aléatoirement les proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) pour recevoir un programme d’éducation en groupe ; des services-conseil combinés à un programme d’éducation en groupe ; ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. La connaissance de l’AVC des proches aidants a été mesurée à 6 mois et à un an après l’AVC par le Stroke Care Information Test. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été notée en faveur des deux groupes d’intervention comparés au groupe témoin.

L’étude de type pré/post (Braithwaite et al., 1993) a examiné les effets de séminaires sur la connaissance de l’AVC avec des patients en phase chronique de récupération. La connaissance des proches aidants au sujet de l’AVC a été évaluée à l’aide d’un questionnaire non standardisé de 13 items. La connaissance des proches aidants s’est avérée supérieure après les séminaires qu’au départ de l’étude.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant d’un ECR de haute qualité et de deux ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme d’éducation en groupe est plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la connaissance de l’AVC des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.
Note : Cependant, l’ECR de haute qualité n’a pas mesuré de différence significative entre les groupes immédiatement après l’intervention (à 6 mois) mais seulement à la nouvelle mesure de 12 mois.

État de santé et qualité de vie – proches aidantsInefficace1a

Un ECR de haute qualité (Franzen-Dahlin et al., 2008), deux ECR de qualité acceptable (Larson et al., 2005van den Heuvel et al., 2000 – et une étude de suivi à 7 mois van den Heuvel et al., 2002) et un ECR de faible qualité (Draper et al., 2007) ont examiné les effets d’un programme d’éducation en groupe sur l’état de santé et la qualité de vie des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Franzen-Dahlin et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) et leurs conjoints à un groupe d’intervention leur permettant d’assister à des conférences et de participer à des discussions en groupe sur des sujets liés à l’AVC ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Les patients des deux groupes étaient également hebdomadairement invités, durant le séjour d’hospitalisation, à assister à des séances d’information à l’unité de soins. La santé psychologique des proches aidants a été mesurée à 6 et à 12 mois par la sous-échelle Amour-propre (Self-Affective) de la Comprehensive Psychopathological Rating Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure. Cependant, une sous-analyse effectuée seulement avec les participants du groupe d’intervention a démontré que ceux qui participaient plus fréquemment aux rencontres avaient une meilleure santé psychologique qui ceux qui participaient moins fréquemment.

Le premier ECR de qualité acceptable (Larson et al., 2005) a assigné aléatoirement les conjoints de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC à un programme d’éducation et de soutien qui offrait des conférences et promouvait les discussions au sujet de thématiques reliées à l’AVC, ou à un groupe témoin qui recevait régulièrement de l’information et qui pouvait assister à une séance d’éducation ouverte. La qualité de vie des proches aidants a été mesurée à 6 mois et à 12 mois à l’aide d’une échelle visuelle analogue, du Life Situation among Spouses after the Stroke Event (LISS-questionnaire), du Bradley’s wellbeing questionnaire, et de l’échelle visuelle graduée analogue provenant de l’EuroQoL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur aucun des instruments de mesure, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (van den Heuvel et al., 2000 et une étude de suivi à 7 mois van den Heuvel et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC et leurs conjoints à un programme d’éducation en groupe (PG) ; à un programme éducatif offert lors de visites à domicile (PD) ; ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Le bien-être physique et la vitalité des proches aidants ont été mesurés à 1 et à 7 mois après l’intervention par le Short Form-36 (SF-36). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

L’ECR de faible qualité (Draper et al., 2007) a assigné aléatoirement les proches aidants de patients présentant de l’aphasie post-AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) à un programme d’éducation en groupe d’une durée de 4 semaines ou à un groupe témoin qui recevra le même programme trois mois plus tard (intervention reportée). La qualité de vie des proches aidants a été mesuré au départ de l’étude, après que le groupe ait reçu l’intervention et lors d’un suivi par le Quality of Life Questionnaire. Aucun changement significatif intra-groupe n’a été observé entre les résultats obtenus aux différents temps de mesure, pour aucun des deux groupes.
Note : Cette étude n’ayant pas documenté les différences statistiques entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence dans la conclusion ci-dessous.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant d’un ECR de haute qualité et de deux ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme d’éducation en groupe n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’état de santé et la qualité de vie des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

État de santé et qualité de vie – patientsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Franzen-Dahlin et al., 2008) a examiné les effets d’un programme d’éducation en groupe sur l’état de santé et la qualité de vie de patients en phase de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) et leurs conjoints à un groupe d’intervention leur permettant d’assister à des conférences et de participer à des discussions en groupe sur des sujets liés à l’AVC ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Les patients des deux groupes étaient également hebdomadairement invités, durant le séjour d’hospitalisation, à assister à des séances d’information à l’unité de soins. La perception des proches aidants au sujet de l’état de santé des patients a été mesurée à 6 et à 12 mois par l’échelle visuelle graduée analogue provenant de l’EuroQoL. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’éducation en groupe n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’état de santé et la qualité de vie de patients en phase de récupération d’un AVC.

Fardeau – proches aidantsEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Hartke et al., 2003) et un ECR de faible qualité (Draper et al., 2007) ont examiné les effets d’un programme d’éducation en groupe sur le fardeau des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Hartke et al., 2003) a assigné aléatoirement les conjoints de patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) à un groupe d’intervention psycho-éducative par téléphone ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Les participants des deux groupes ont également reçu des conseils par écrit en matière de gestion du stress. Le fardeau des proches aidants a été mesuré à 6 mois lors d’un suivi par le Burden Interview. Une différence significative entre les groupes a été notée en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin.

L’ECR de faible qualité (Draper et al., 2007) a assigné aléatoirement les proches aidants de patients présentant de l’aphasie post-AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) à un programme d’éducation en groupe d’une durée de 4 semaines ou à un groupe témoin qui recevra le même programme trois mois plus tard (intervention reportée). Le fardeau des proches aidants a été mesuré au départ de l’étude, après que le groupe ait reçu l’intervention et lors d’un suivi par la Relatives’ Stress Scale. Aucun changement significatif n’a été noté entre les groupes et entre aucun des temps de mesure.
Note : Cette étude n’ayant pas documenté les différences statistiques entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence dans la conclusion ci-dessous.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme d’éducation en groupe est plus efficace qu’un programme de soins habituels pour réduire le fardeau des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

Fonctionnement familial– proches aidantsEfficace1b

Un ECR de qualité acceptable (Evans et al., 1988) a examiné les effets d’un programme d’éducation en groupe sur le fonctionnement familial des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) pour recevoir un programme d’éducation en groupe ; des services-conseil combinés à un programme d’éducation en groupe ; ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. Le fonctionnement familial des proches aidants a été mesuré à 6 mois et à un an après l’AVC par le Family Assessment Device (FAD). À 6 mois, une différence significative entre les groupes a été notée sur les sous-échelles Résolution de problèmes, Communication et Fonctionnement familial global du FAD en faveur des deux groupes d’intervention comparés au groupe témoin ; et à 1 an, une différence significative entre les groupes a été notée sur les sous-échelles Résolution de problèmes, Communication, Fonctionnement familial global et Implication affective du FAD, toujours en faveur des deux groupes d’intervention comparés au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme d’éducation en groupe (combiné ou non à des services-conseils) est plus efficace que le programme de soins habituels pour améliorer le fonctionnement familial des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

Perception du soutien social – proches aidantsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Franzen-Dahlin et al., 2008) et un ECR de qualité acceptable (van den Heuvel et al., 2000 – et une étude de suivi à 7 mois van den Heuvel et al., 2002) ont examiné les effets d’un programme d’éducation en groupe sur la perception du soutien social des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

L’ECR de haute qualité (Franzen-Dahlin et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) et leurs conjoints à un groupe d’intervention leur permettant d’assister à des conférences et de participer à des discussions en groupe sur des sujets liés à l’AVC ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Les patients des deux groupes étaient également hebdomadairement invités, durant le séjour d’hospitalisation, à assister à des séances d’information à l’unité de soins. La perception du soutien social des proches aidants a été évaluée à 6 et à 12 mois par une version suédoise abrégée de l’Interview Schedule of Social Interaction. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (van den Heuvel et al., 2000 et une étude de suivi à 7 mois van den Heuvel et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC et leurs conjoints à un programme d’éducation en groupe (PG) ; à un programme éducatif offert lors de visites à domicile (PD) ; ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. La perception et la satisfaction du soutien social des proches aidants ont été évaluées par une version adaptée du Social Support List-Interaction et du Social Support List-Discrepancy. Sept mois après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur le support social en faveur du groupe PG comparé au groupe témoin. Aucune différence significative n’a été observée entre le groupes PG et PD, ni entre le groupe PD et le groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’éducation en groupe n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la perception du support social des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.
Note :
Cependant, 7 mois après l’intervention, un ECR de qualité acceptable a indiqué les proches aidants d’un programme d’éducation en groupe ont perçu un meilleur support social que ceux d’un groupe témoin.

Satisfaction face à l’intervention – proches aidantsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Franzen-Dahlin et al., 2008) a examiné les effets d’un programme d’éducation en groupe sur la satisfaction des proches aidants face à l’information et les services reçus par des patients en phase de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) et leurs conjoints à un groupe d’intervention leur permettant d’assister à des conférences et de participer à des discussions en groupe sur des sujets liés à l’AVC ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Les patients des deux groupes étaient également hebdomadairement invités, durant le séjour d’hospitalisation, à assister à des séances d’information à l’unité de soins. La satisfaction des proches aidants face à l’information et les services a été mesurée à 6 et à 12 mois par un questionnaire non standardisé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’éducation en groupe n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la satisfaction des proches aidants face à l’information et les services reçus par des patients en phase de récupération d’un AVC.

Satisfaction face à l’intervention – patientsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Franzen-Dahlin et al., 2008) a examiné les effets d’un programme d’éducation en groupe sur la satisfaction des patients face à l’information et les services reçus durant la phase de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) et leurs conjoints à un groupe d’intervention leur permettant d’assister à des conférences et de participer à des discussions en groupe sur des sujets liés à l’AVC ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Les patients des deux groupes étaient également hebdomadairement invités, durant le séjour d’hospitalisation, à assister à des séances d’information à l’unité de soins. La satisfaction des patients face à l’information et les services a été mesurée à 6 et à 12 mois par un questionnaire non standardisé. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’éducation en groupe n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer la satisfaction des patients face à l’information et les services reçus durant la phase de récupération d’un AVC.

Utilisation des services sociaux – proches aidantsInefficace1b

Un ECR de qualité acceptable (Evans et al., 1988) et un ECR de faible qualité (Draper et al., 2007) ont examiné les effets d’un programme d’éducation en groupe sur l’utilisation des services sociaux des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Evans et al., 1988) a assigné aléatoirement les proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) pour recevoir un programme d’éducation en groupe ; des services-conseil combinés à un programme d’éducation en groupe ; ou à un groupe témoin ne recevant aucune intervention particulière. L’utilisation des services sociaux des proches aidants a été mesurée à 6 mois et à un an après l’AVC par l’ESCROW Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée à aucun des deux temps de mesure.

L’ECR de faible qualité (Draper et al., 2007) a assigné aléatoirement les proches aidants de patients présentant de l’aphasie post-AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) à un programme d’éducation en groupe d’une durée de 4 semaines ou à un groupe témoin qui recevra le même programme trois mois plus tard (intervention reportée). L’utilisation des services sociaux des proches aidants a été mesurée au départ de l’étude, après que le groupe ait reçu l’intervention et lors d’un suivi par le Social Support Questionnaire. De plus, la participation à des activités sociales et récréatives des proches aidants a été évaluée aux même temps de mesure par la Measure of Social and Recreational Activities. Aucun changement significatif intra-groupe n’a été observé entre les résultats obtenus sur les deux instruments de mesure, à aucun des différents temps de mesure, et pour aucun des deux groupes.
Note : Cette étude n’ayant pas documenté les différences statistiques entre les groupes ne pourra être considérée pour déterminer un niveau d’évidence dans la conclusion ci-dessous.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme d’éducation en groupe n’est pas plus efficace que le programme de soins habituels pour améliorer l’utilisation des services sociaux des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

Visites à domicile

Bien-être émotionnel – proches aidantsInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (van den Heuvel et al., 2000 – et une étude de suivi à 7 mois van den Heuvel et al., 2002) a examiné les effets d’un programme éducatif offert lors de visites à domicile sur le bien-être émotionnel des proches aidants de patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients et leurs conjoints à un programme d’éducation en groupe (PG) ; à un programme éducatif offert lors de visites à domicile (PD) ; ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Le bien-être émotionnel des proches aidants a été mesuré à 1 et à 7 mois après l’intervention par l’examen des stratégies d’adaptation – en utilisant la version courte de l’Utrecht coping list (sous-échelles Confrontation et Recherche de soutien social) –; la tension psychologique (par le Caregiver Strain IndexCSI) ; et l’affirmation de soi (selon un questionnaire développé spécifiquement pour l’étude). Aux deux temps de mesure, comparé au groupe témoin, le groupe PG a augmenté significativement le recours à des stratégies d’adaptation de recherche de soutien social. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe PG et PD, ni entre le groupe PD et le groupe témoin. Aucune différence significative entre les groupes n’a également été observée sur le recours à des stratégies d’adaptation de confrontation, l’évaluation de la tension psychologique ou de l’affirmation de soi.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme éducatif offert lors de visites à domicile n’est pas plus efficace que le programme de soins habituels pour améliorer le bien-être émotionnel des proches aidants de patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC.

Connaissance de l’AVC – proches aidantsEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (van den Heuvel et al., 2000 – et une étude de suivi à 7 mois van den Heuvel et al., 2002) a examiné les effets d’un programme éducatif offert lors de visites à domicile sur la connaissance de l’AVC des proches aidants de patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients et leurs conjoints à un programme d’éducation en groupe (PG) ; à un programme éducatif offert lors de visites à domicile (PD) ; ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. La confiance en ses connaissances au sujet des soins offerts aux patients et l’auto-efficacité des proches aidants ont été mesurées à l’aide d’un questionnaire non standardisé conçu spécifiquement pour l’étude. Un mois après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la confiance en ses connaissances au sujet des soins offerts aux patients en faveur des deux groupes d’intervention comparés au groupe témoin. Cette différence n’est toutefois pas demeurée significative à 7 mois pour le groupe PD comparé au groupe témoin seulement. Aucune différence significative n’a été relevée entre les deux groupes d’intervention, ni en ce qui concerne la confiance en ses connaissances au sujet de l’auto-efficacité des proches aidants.
Note : Le groupe témoin a démontré une connaissance significativement plus élevée au sujet des soins offerts aux patients au départ de l’étude, ce qui peut avoir faussé les résultats post-intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme éducatif offert lors de visites à domicile est plus efficace, à court terme, que le programme de soins habituels (mais n’est pas plus efficace comparé à un autre groupe d’intervention) pour améliorer la connaissance de l’AVC des proches aidants de patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC.
Note : Ces résultats doivent cependant être interprétés avec prudence car le groupe témoin a démontré une connaissance significativement plus élevée au sujet des soins offerts aux patients au moment du départ de l’étude.

État de santé – proches aidantsInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (van den Heuvel et al., 2000 – et une étude de suivi à 7 mois van den Heuvel et al., 2002) a examiné les effets d’un programme éducatif offert lors de visites à domicile sur l’état de santé des proches aidants de patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients et leurs conjoints à un programme d’éducation en groupe (PG) ; à un programme éducatif offert lors de visites à domicile (PD) ; ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Le bien-être physique et mental, de même que la vitalité des proches aidants ont été mesurés à 1 et à 7 mois après l’intervention par le Short Form-36 (SF-36). Aucune différence significative entre les groupes n’a été observée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme éducatif offert lors de visites à domicile n’est pas plus efficace que le programme de soins habituels pour améliorer l’état de santé des proches aidants de patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC.

Soutien social – proches aidantsInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (van den Heuvel et al., 2000 – et une étude de suivi à 7 mois van den Heuvel et al., 2002) a examiné les effets d’un programme éducatif offert lors de visites à domicile sur le soutien social des proches aidants de patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients et leurs conjoints à un programme d’éducation en groupe (PG) ; à un programme éducatif offert lors de visites à domicile (PD) ; ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Le soutien social et la satisfaction des proches aidants face au soutien social ont été mesurés à 1 et à 7 mois après l’intervention par le Social Support List-Interaction et le Social Support List-Discrepancy. À 7 mois, une différence significative entre les groupes a été notée sur le support social en faveur du groupe PG seulement, comparé au groupe témoin. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe PG et PD, ni entre le groupe PD et le groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’un programme éducatif offert lors de visites à domicile n’est pas plus efficace que le programme de soins habituels pour améliorer le support social des proches aidants de patients en phase subaiguë ou chronique de récupération d’un AVC.

Programme d’interventions psychosociales

Habiletés fonctionnelles – patientsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Glass et al., 2004) a examiné les effets d’un programme psychosocial d’interventions familiales sur les habiletés fonctionnelles de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients à un groupe d’intervention psychosociale utilisant le Families In Recovery From Stroke Trial ou à un groupe témoin recevant le programme de soins habituels. Les habiletés fonctionnelles des patients ont été mesurées à 6 mois après l’assignation par l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme psychosocial d’interventions familiales n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer les habiletés fonctionnelles de patients en phase subaiguë de récupération d’un AVC.

Interventions téléphoniques

Bien-être émotionnel – proches aidantsEfficace1a

Deux ECR de haute qualité (Grant et al., 1999Grant et al., 2002) et un ECR de qualité acceptable (Hartke et al., 2003) ont examiné les effets d’une intervention téléphonique sur le bien-être émotionnel des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Grant et al., 1999) a assigné aléatoirement les proches aidants de patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) à un groupe d’interventions téléphoniques, à un groupe de visites à domicile ou à un groupe témoin. Les participants des deux premiers groupes ont été informés des techniques de résolution de problèmes tandis que les participants du groupe témoin recevaient des appels téléphoniques sans contenu éducatif (contacts téléphoniques simulées). La dépression, la préparation à la gestion de soins et le fardeau des proches aidants ont été évalués à 2, 5, et 13 semaines respectivement par la Center for Epidemiological Studies Depression Scale, la Preparedness for Caregiving Scale et la Caregiver Burden Scale. À 2 et 5 semaines, le groupe d’interventions téléphoniques a démontré une réduction significative de la dépression et une amélioration significative de la préparation à la gestion de soins comparé au groupe de visites à domiciles et au groupe témoin, différence qui n’est cependant pas demeurée significative lors de la mesure à 13 semaines. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le fardeau des proches aidants, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Grant et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) et leurs conjoints pour recevoir une intervention basée sur le Partenariat téléphonique en résolution de problèmes sociaux, une intervention simulée, ou le programme de soins habituels (groupe témoin). La dépression, la préparation à la gestion de soins et le fardeau des proches aidants ont été évalués durant l’intervention (à 5 et 9 semaines après le congé) et après l’intervention (à 13 semaines après le congé) respectivement par la Center for Epidemiological Studies Depression Scale, la Preparedness for Caregiving Scale et la Caregiver Burden Scale. Aux trois temps de mesure, le groupe d’interventions téléphoniques a démontré une réduction significative de la dépression et une amélioration significative de la préparation à la gestion de soins comparé au groupe d’intervention simulée et au groupe témoin. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le fardeau des proches aidants, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Hartke et al., 2003) a assigné aléatoirement les conjoints de patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) à un groupe de soutien téléphonique combiné à des conseils écrits en matière de gestion du stress, ou un groupe témoin ne recevant que les conseils écrits en matière de gestion du stress Le bien-être émotionnel des proches aidants (la dépression, le fardeau, le sentiment de solitude, le stress et la compétence) a été mesuré à 8 semaines et à 6 mois lors d’un suivi respectivement par le Center for Epidemiologic Studies Depression Scale, le Burden Interview, l’UCLA Loneliness Scale, le Pressing Problem Index et la Caregiver Competence Scale. À la mesure de suivi de 6 mois, une différence significative entre les groupes a été notée sur le fardeau et la compétence des proches aidants, en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin. Aucune différence significative entre les groupes n’a été observée sur la mesure des autres composantes du bien-être émotionnel des proches aidants (dépression, sentiment de solitude ou stress), à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable indiquant qu’une intervention téléphonique est plus efficace qu’un programme de soins habituels ou des interventions témoins (ici, un groupe de visites à domicile, une intervention simulée ou des informations écrites) pour améliorer le bien-être émotionnel des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.
Note :
Les deux ECR de haute qualité qui ont utilisé une intervention basée sur le Partenariat téléphonique en résolution de problèmes sociaux ont noté une amélioration significative sur la dépression et la préparation à la gestion des proches aidants mais pas sur le fardeau. L’ECR de qualité acceptable qui utilisait une intervention de soutien téléphonique combiné à des conseils écrits en matière de gestion du stress a noté une amélioration sur le fardeau et la compétence des proches aidants mais pas sur la dépression, le sentiment de solitude ou le stress.

État de santé – proches aidantsInefficace1a

Deux ECR de haute qualité (Grant et al., 1999Grant et al., 2002) ont examiné les effets d’une intervention téléphonique sur l’état de santé des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Grant et al., 1999) a assigné aléatoirement les proches aidants de patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) à un groupe d’interventions téléphoniques, à un groupe de visites à domicile ou à un groupe témoin. Les participants des deux premiers groupes ont été informés des techniques de résolution de problèmes tandis que les participants du groupe témoin recevaient des appels téléphoniques sans contenu éducatif (contacts téléphoniques simulées). L’état de santé des proches aidants a été mesuré à 2, 5, et 13 semaines par les sous-échelles évaluant le fonctionnement physique et la santé globale du Medical Outcomes Study Short Form Health Survey (SF-36). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur aucune des sous-échelles de l’instrument, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Grant et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) et leurs conjoints pour recevoir une intervention basée sur le Partenariat téléphonique en résolution de problèmes sociaux, une intervention simulée, ou le programme de soins habituels (groupe témoin). L’état de santé des proches aidants a été mesuré durant l’intervention (à 5 et 9 semaines après le congé) et après l’intervention (à 13 semaines après le congé) par l’évaluation de la santé globale du Medical Outcomes Study Short Form Health Survey (SF-36). Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur l’état de santé en général des proches aidants, à aucun des temps de mesure. Cependant, aux trois temps de mesure, le groupe d’interventions téléphoniques a démontré une amélioration significative sur l’évaluation du fonctionnement social (SF-36) comparé au groupe d’intervention simulée et au groupe témoin. Avec le temps, le groupe d’interventions téléphoniques a également démontré une amélioration significative sur l’évaluation du SF-36 au sujet de la vitalité, la santé mentale et la limitation de rôle en raison de problèmes émotionnels. Toujours selon l’évaluation du SF-36, il est intéressant de remarquer que le groupe témoin a démontré une détérioration significative de sa santé mentale avec le temps.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant qu’une intervention téléphonique n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels ou des interventions témoins (ici, un groupe de visites à domicile ou une intervention simulée) pour améliorer l’état de santé des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.
Note :
Cependant, un ECR de haute qualité a noté une différence significative entre les groupes sur le fonctionnement social.

Habiletés à la résolution de problèmes – proches aidantsEfficace1a

Deux ECR de haute qualité (Grant et al., 1999Grant et al., 2002) ont examiné les effets d’une intervention téléphonique sur les habiletés à la résolution de problèmes des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Grant et al., 1999) a assigné aléatoirement les proches aidants de patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) à un groupe d’interventions téléphoniques, à un groupe de visites à domicile ou à un groupe témoin. Les participants des deux premiers groupes ont été informés des techniques de résolution de problèmes tandis que les participants du groupe témoin recevaient des appels téléphoniques sans contenu éducatif (contacts téléphoniques simulées). Les habiletés à la résolution de problèmes des proches aidants ont été mesurées à 2, 5, et 13 semaines par le Problem Solving Inventory. À 2 et 5 semaines, les proches aidants du groupe d’interventions téléphoniques ont démontré significativement de meilleures habiletés à la résolution de problèmes que ceux du groupe de visites à domicile ou ceux du groupe témoin, cependant cette différence n’est pas demeurée significative lors de la mesure à 13 semaines.

Le second ECR de haute qualité (Grant et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) et leurs conjoints pour recevoir une intervention basée sur le Partenariat téléphonique en résolution de problèmes sociaux, une intervention simulée, ou le programme de soins habituels (groupe témoin). Les habiletés à la résolution de problèmes des proches aidants ont été mesurées durant l’intervention (à 5 et 9 semaines après le congé) et après l’intervention (à 13 semaines après le congé) par une version révisée du Problem Solving Inventory. Une différence significative entre les groupes a été notée sur les habiletés à la résolution de problèmes des proches aidants (moins d’orientation négative, moins d’impulsivité/négligence et plus de résolution rationnelle des problèmes), en faveur du groupe de Partenariat téléphonique en résolution de problèmes sociaux comparé au groupe d’intervention simulée et au groupe témoin, et ce à tous les temps de mesure. Il est intéressant de remarquer que le groupe témoin a démontré une détérioration significative des orientations positives de résolution de problèmes avec le temps.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant qu’une intervention téléphonique offrant un entraînement à la résolution de problèmes est plus efficace qu’un programme de soins habituels ou des interventions témoins (ici, un groupe de visites à domicile ou une intervention simulée) pour améliorer les habiletés à la résolution de problèmes des proches aidants de patients en phase de récupération d’un AVC.
Note :
Cependant, un ECR de haute qualité a noté une différence significative entre les groupes à 2 et 5 semaines, mais pas à 13 semaines.

Satisfaction face aux soins – proches aidantsInefficace1a

Deux ECR de haute qualité (Grant et al., 1999Grant et al., 2002) ont examiné les effets d’une intervention téléphonique sur la satisfaction des proches aidants face aux soins reçus par des patients en phase de récupération d’un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Grant et al., 1999) a assigné aléatoirement les proches aidants de patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) à un groupe d’interventions téléphoniques, à un groupe de visites à domicile ou à un groupe témoin. Les participants des deux premiers groupes ont été informés des techniques de résolution de problèmes tandis que les participants du groupe témoin recevaient des appels téléphoniques sans contenu éducatif (contacts téléphoniques simulées). La satisfaction des proches aidants face aux soins reçus a été mesurée à 2, 5, et 13 semaines par le Client Satisfaction Questionnaire. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Grant et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients ayant subi un AVC (le temps écoulé depuis l’AVC n’a pas été spécifié) et leurs conjoints pour recevoir une intervention basée sur le Partenariat téléphonique en résolution de problèmes sociaux, une intervention simulée, ou le programme de soins habituels (groupe témoin). La satisfaction des proches aidants face aux soins reçus a été mesurée durant l’intervention (à 5 et 9 semaines après le congé) et après l’intervention (à 13 semaines après le congé) par le Client Satisfaction Questionnaire. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant qu’une intervention téléphonique n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels ou des interventions témoins (ici, un groupe de visites à domicile ou une intervention simulée) pour améliorer la satisfaction des proches aidants face aux soins reçus par des patients en phase de récupération d’un AVC.

Programme d’éducation sur le Web

Bien-être émotionnel – proches aidantsInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Pierce et al., 2009) a examiné les effets d’un programme d’intervention sur l’AVC offert le Web sur le bien-être émotionnel des proches aidants de patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les proches aidants des patients à un programme d’intervention sur l’AVC offert le Web ou à un groupe témoin ne recevant aucun programme particulier. Le bien-être émotionnel des proches aidants a été mesuré par la Center for Epidemiological Studies Depression Scale et la Satisfaction with Life Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le bien-être émotionnel des proches aidants durant l’année qu’a duré l’intervention.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’intervention sur l’AVC offert le Web n’est pas plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer le bien-être émotionnel des proches aidants de patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC.

Utilisation des services de santé – patientsEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Pierce et al., 2009) a examiné les effets d’un programme d’intervention sur l’AVC offert le Web sur l’utilisation des services de santé de patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les proches aidants des patients à un programme d’intervention sur l’AVC offert le Web ou à un groupe témoin ne recevant aucun programme particulier. L’utilisation des services de santé des patients a été mesurée par des visites auto-déclarées à un fournisseur de services de santé et/ou à un service d’urgence, et par le taux de réadmissions dans un hôpital ou par le placement de patients dans une résidence offrant des soins infirmiers. Une différence significative entre les groupes a été notés sur le nombre de visites à des services d’urgence et sur le taux de réadmissions dans un hôpital, avec beaucoup moins de visites et nombre de réadmission chez les patients du groupe d’intervention sur l’AVC offert le Web comparé au groupe témoin durant l’année qu’a duré l’intervention. Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le nombre de visites auto-déclarées à un fournisseur de services de santé durant l’année d’intervention. En raison du petit nombre de cas échéants, le placement de patients dans une résidence offrant des soins infirmiers n’a pas été statistiquement analysé.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’un programme d’intervention sur l’AVC offert le Web est plus efficace qu’un programme de soins habituels pour améliorer l’utilisation des services de santé (ici, le nombre de visites à des services d’urgence et le taux de réadmissions dans un hôpital ; mais pas sur le nombre de visites auto-déclarées à un fournisseur de services de santé) de patients en phase subaiguë et chronique de récupération d’un AVC.


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