Appareils électromécaniques d’entraînement à la marche

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

Les appareils électromécaniques d’entraînement à la marche ont été développés comme une alternative aux méthodes d’entraînement habituel à la marcheles telles que la marche sur le sol assistée et l’entraînement sur tapis roulant. Les appareils électromécaniques d’entraînement à la marche diffèrent de l’entraînement habituel sur tapis roulant en ce que le dispositif guide les membres inférieurs dans le mouvement de la marche, ce qui permet une répétition intensive du mouvement avec une assistance physique réduite de la part des cliniciens. Les appareils d’entraînement à la marche utilisent des forces mécaniques automatisées pour entraîner les mouvements du membre inférieur (Morone et al., 2017). Ce pas motorisé peut améliorer la symétrie des patrons de marche, car il force le synchronisme entre les membres inférieurs, favorise l’extension de la hanche, et décourage les patrons de mouvements compensatoires (Regneaux et al., 2008Polese et al., 2013).

Les deux types les plus courants d’appareils d’entraînement à la marche sont les dispositifs à effecteur terminal et les dispositifs à exosquelette. Les deux dispositifs assurent que le déplacement des membres inférieurs se fasse selon des patrons de pas cinématiques répétitifs dans le plan sagittal. Les deux systèmes adoptent une approche d’apprentissage moteur « à utilisation forcée » pour promouvoir un entraînement à la marche orienté sur la tâche. Cela permet une pratique intensive et répétitive des patrons de marche typiques qui simulent les phases d’appui et d’oscillation lors de l’entraînement à la marche (Bruni et al., 2018Kim & You, 2017 ; Polese et al., 2013 ; Regneaux et al., 2008).

Les dispositifs à effecteur terminal utilisent des plateformes pour faciliter les phases d’appui et d’oscillation lors de l’entraînement locomoteur (Bruni et al., 2018). Les appareils électromécaniques d’entraînement à la marche les plus courants sont les Reha-Stim Gait Trainers (GT1, GT2), le G-EO system, le Lokohelp et l’Haptik walker. Cette revue du module Info-AVC au sujet des dispositifs à effecteur terminal comprend 10 ECR de haute qualité, 3 ECR de qualité acceptable et 2 études non randomisées ; la plupart des études ont été menées auprès de patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC. Dans cette revue, les appareils d’entraînement à la marche avec des dispositifs à effecteur terminal sont comparés à des interventions comprenant la physiothérapie habituelle, la réadaptation habiuelle, l’entraînement habituel à la marche, l’entraînement à la marche sur le sol et l’entraînement sur tapis roulant avec support de poids corporel. Bien que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne soient pas plus efficaces que les interventions comparatives pour la plupart des résultats mesurés, les conclusions de ces études fournissent au minimum des évidences modérées (niveau 1b) que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces que les interventions comparatives pour améliorer :

  • Les Activités de la vie quotidienne, le déplacement fonctionnel, la force musculaire des membres inférieurs et l’endurance à la marche dans la phase subaiguë de récupération post-AVC ;
  • Le déplacement fonctionnel, les patrons de la marche, la mobilité et la force musculaire des membres inférieurs dans la phase chronique de récupération post-AVC ; et
  • Le handicap dans un échantillon de patients dans le continuum des phases de récupération post-AVC.

Les dispositifs à exosquelette facilitent le mouvement des hanches et des genoux pendant les phases de marche (Bruni et al., 2018). Le Lokomat et le LOPES sont des exemples de dispositifs à exosquelette. Le Lokomat utilise un système de poids corporel supporté par un harnais en complément avec un tapis roulant. Cette revue du module Info-AVC au sujet des dispositifs à exosquelette comprend 8 ECR de haute qualité, 9 ECR de qualité acceptable et 2 études non randomisées ; la plupart des études ont été menées auprès de patients en phase subaiguë ou chronique de récupération post-AVC. Dans cette revue, les appareils d’entraînement à la marche avec des dispositifs à exosquelette sont comparés à des interventions comprenant la physiothérapie habituelle, l’entraînement sur tapis roulant, l’entraînement à la marche assisté par un thérapeute ou aucun entraînement à la marche particulier. Bien que les les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne soient pas plus efficaces que les interventions comparatives pour la plupart des résultats fonctionnels mesurés, les conclusions de ces études fournissent au minimum des évidences modérées (niveau 1b) que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces que les interventions comparatives pour améliorer :

  • La fonction motrice des membres inférieurs dans la phase aiguë de récupération post-AVC ; et
  • L’indépendance fonctionnelle, le déplacement fonctionnel, la récupération neurologique et la montée d’escaliers dans un échantillon de patients dans le continuum des phases de récupération post-AVC.

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Phase aiguë – Appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal

Déplacement fonctionnelInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Peurala et al., 2009) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur le déplacement fonctionel de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche sur le sol, apparié quant à sa durée ; ou (3) seulement le programme de réadaptation habituel. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la Functional Ambulation Category. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.
Note : Le groupe d’entraînement à la marche utilisant le dispositif à effecteur terminal a démontré un effort perçu significativement plus faible pendant l’entraînement (mesuré par l’Échelle de Borg) comparativement aux autres groupes, et a atteint les 20 minutes de marche requises par séance d’une heure en moins de temps que le groupe d’entraînement à la marche sur le sol, qui a souvent nécessité la totalité de la séance d’une heure avant d’atteindre les 20 minutes de marche.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un programme de réadaptation habituel seul ou une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour améliorer le déplacement fonctionnel de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Endurance à la marcheInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Peurala et al., 2009) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur l’endurance à la marche de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche sur le sol, apparié quant à sa durée ; ou (3) seulement le programme de réadaptation habituel. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Test de marche en 6 minutes. Au moment du suivi, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement à la marche sur le sol.
Note : Les données recueillies auprès du groupe du programme de réadaptation habituel seul ont été insuffisantes à l’un ou l’autre des temps de mesure, et ainsi, aucune comparaison entre les groupes n’a pu être effectuée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour améliorer l’endurance à la marche de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
Les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces, à long terme, qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol).

Fonction motriceEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Peurala et al., 2009) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la fonction motrice de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche sur le sol, apparié quant à sa durée ; ou (3) seulement le programme de réadaptation habituel. La fonction motrice des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la Modified Motor Assessment Scale (MMAS). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé au programme de réadaptation habituel seul. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.
Note : Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a également été relevée en faveur de l’entraînement à la marche sur le sol comparé au programme de réadaptation habituel ; différence qui ne s’est également pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces, à court terme, qu’un programme de réadaptation habituelseul pour améliorer la fonction motrice de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.
Note :
Les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol).

MobilitéInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Peurala et al., 2009) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la mobilité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche sur le sol, apparié quant à sa durée ; ou (3) seulement le programme de réadaptation habituel. La mobilité des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Rivermead Mobility Index et la Rivermead Motor Assessment Scale (RMA – Fonction motrice grossière, Fonction des membres inférieurs et Contrôle du tronc). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un programme de réadaptation habituel seul ou une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour améliorer la mobilité de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Vitesse de marcheInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Peurala et al., 2009) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la vitesse de marche de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche sur le sol, apparié quant à sa durée ; ou (3) seulement le programme de réadaptation habituel. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Test de marche sur 10 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un programme de réadaptation habituel seul ou une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour améliorer la vitesse de marche de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Phase aiguë – Appareils d’entraînement à la marche à exosquelette

Déplacement fonctionnelInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Chang et al., 2012) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur le déplacement fonctionnel de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 2 semaines (après l’intervention) par la Functional Ambulation Categories. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour améliorer le déplacement fonctionnel de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Fonction motrice – membre inférieurEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Chang et al., 2012) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la fonction motrice des membres inférieurs de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. La fonction motrice des membres inférieurs a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le score Membre inférieur de la Fugl-Meyer Assessment (FMA – MI). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à la physiothérapie habituelle.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour améliorer la fonction motrice des membres inférieurs de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Force motrice – membre inférieurInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Chang et al., 2012) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la force motrice des membres inférieurs de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. La force motrice des membres inférieurs a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) par le score Jambe du Motricity Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour améliorer la force motrice des membres inférieurs de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Santé cardiopulmonaireInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Chang et al., 2012) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la santé cardiopulmonaire de patients en phase aiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. La santé cardiopulmonaire des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention) en fonction de la capacité aérobique (pic de VO2, taux d’échange respiratoire), de la réponse cardiovasculaire (pouls d’oxygène, pic de fréquence cardiaque, pression artérielle systolique/diastolique, taux d’effort perçu), et de la réponse ventilatoire (ventilation minute, efficacité ventilatoire). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur l’une des mesures de la capacité aérobique (pic de VO2), en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à la physiothérapie habituelle.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour améliorer la santé cardiopulmonaire de patients en phase aiguë de récupération post-AVC.

Phase subaiguë – Appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal

Activités de la vie quotidienneEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Pohl et al., 2007) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur les Activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. Les AVQ des patients ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par l’Indice de Barthel (IB). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée sur le nombre de patients ayant obtenu un score < 75 sur l’IB, en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à la physiothérapie habituelle. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces, à court terme, que la physiothérapie habituelle pour améliorer les Activités de la vie quotidienne de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Amplitude articulaire – membre inférieurInefficace2b

Une étude non randomisée (Iacovelli et al., 2018) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur l’amplitude articulaire des membres inférieurs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet essai contrôlé non randomisé a assigné les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou un entraînement habituel à la marche. L’amplitude articulaire des membres inférieurs (Hanche, Genou, Cheville), dans le plan sagittal, a été mesurée après 20 séances d’entraînement (après l’intervention). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche pour améliorer l’amplitude articulaire des membres inférieurs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Déplacement fonctionnelEfficace1a

Deux ECR de haute qualité (Werner et al., 2002 ; Pohl et al., 2007) et deux études non randomisées (Hesse et al., 2012 ; Iacovelli et al., 2018) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur le déplacement fonctionnel de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité utilisant un plan d’étude croisé (Werner et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un entraînement sur tapis roulant avec support de poids corporel (BWS-TT). Les interventions ont été effectuées selon une séquence A-B-A ou B-A-B, chaque séquencec durant 2 semaines (6 semaines au total). Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la Functional Ambulation Category (FAC). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé au BWS-TT ; différence qui ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Le second ECR de haute qualité (Pohl et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la FAC. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée sur le nombre de patients démontrant avoir une marche autonome (score sur la FAC > 4), en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à la physiothérapie habituelle.

Le premier essai contrôlé non randomisé (Hesse et al., 2012) a assigné les patients non ambulatoires pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la FAC. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à la physiothérapie habituelle.

Le second essai contrôlé non randomisé (Iacovelli et al., 2018) a assigné les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou un entraînement habituel à la marche. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré après 20 séances d’entraînement (après l’intervention), par la FAC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité et d’une étude non randomisée, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement sur tapis roulant avec support de poids corporel) pour améliorer le déplacement fonctionnel de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Endurance à la marcheEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Pohl et al., 2007) et une étude non randomisée (Iacovelli et al., 2018) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur l’endurance à la marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Pohl et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Test de marche en 6 minutes (TM6M). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à la physiothérapie habituelle. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

L’essai contrôlé non randomisé (Iacovelli et al., 2018) a assigné les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou un entraînement habituel à la marche. L’endurance à la marche des patients a été mesurée après 20 séances d’entraînement (après l’intervention), par le TM6M. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’une étude non randomisée, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle et qu’un entraînement habituel à la marche pour améliorer l’endurance à la marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

ÉquilibreInefficace2b

Une étude non randomisée (Iacovelli et al., 2018) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur l’équilibre de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet essai contrôlé non randomisé a assigné les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou un entraînement habituel à la marche. L’équilibre des patients a été mesuré après 20 séances d’entraînement (après l’intervention), par la Tinetti Scale.Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche pour améliorer l’équilibre de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Fonction motrice – membre inférieurInefficace2b

Une étude non randomisée (Iacovelli et al., 2018) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la fonction motrice des membres inférieurs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet essai contrôlé non randomisé a assigné les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou un entraînement habituel à la marche. La fonction motrice des membres inférieurs a été mesurée après 20 séances d’entraînement (après l’intervention) par le score Membre inférieur de la Fugl-Meyer Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche pour améliorer la fonction motrice des membres inférieurs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Force musculaire – membre inférieurEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Pohl et al., 2007) et deux études non randomisées (Hesse et al., 2012 ; Iacovelli et al., 2018) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la force musculaire des membres inférieurs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Pohl et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. La force musculaire des membres inférieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Motricity Index (MI). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à la physiothérapie habituelle. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Le premier essai contrôlé non randomisé (Hesse et al., 2012) a assigné les patients non ambulatoires pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. La force musculaire des membres inférieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le MI. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à la physiothérapie habituelle.

Le second essai contrôlé non randomisé (Iacovelli et al., 2018) a assigné les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou un entraînement habituel à la marche. La force musculaire des membres inférieurs a été mesurée après 20 séances d’entraînement (après l’intervention), par le MI et la Medical Research Council Scale (MRC Scale – Extension de la hanche, Flexion du genou, Flexion de la cheville). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur deux mesures de la force musculaire (MRC Scale – Extension de la hanche et Flexion de la cheville), en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et de deux études non randomisées, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle et qu’un entraînement habituel à la marche pour améliorer la force musculaire des membres inférieurs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

MobilitéContradictoire4

Deux ECR de haute qualité (Werner et al., 2002 ; Pohl et al., 2007) et deux études non randomisées (Hesse et al., 2012 ; Iacovelli et al., 2018) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la mobilité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité utilisant un plan d’étude croisé (Werner et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un entraînement sur tapis roulant avec support de poids corporel (BWS-TT). Les interventions ont été effectuées selon une séquence A-B-A ou B-A-B, chaque séquencec durant 2 semaines (6 semaines au total). La mobilité des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par les sous-échelle Fonction grossière, Tronc et Jambe de la Rivermead Motor Assessment. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Pohl et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. La mobilité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Rivermead Mobility Index (RMI). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à la physiothérapie habituelle. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Le premier essai contrôlé non randomisé (Hesse et al., 2012) a assigné les patients non ambulatoires pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. La mobilité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le RMI. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à la physiothérapie habituelle. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Le second essai contrôlé non randomisé (Iacovelli et al., 2018) a assigné les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou un entraînement habituel à la marche. La mobilité des patients a été mesurée après 20 séances d’entraînement (après l’intervention), par le Timed Up and Go (TUG) et le Trunk Control Test. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur seulement l’une des mesures (TUG), en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé l’entraînement habituel à la marche.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la mobilité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité et deux études non randomisées indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle ou qu’un entraînement habituel à la marche ; un second ECR de haute qualité a indiqué que des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement sur tapis roulant avec support de poids corporel).
Note :
Les différences de résultats peuvent être liées à la variation des mesures utilisées.

Paramètres de marcheInefficace2b

Une étude non randomisée (Iacovelli et al., 2018) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur les paramètres de marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet essai contrôlé non randomisé a assigné les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou un entraînement habituel à la marche. Les paramètres de marche des patients ont été mesurés après 20 séances d’entraînement (après l’intervention) à l’aide du système optoélectronique SMART0D500 (temps de foulée, longueur de la foulée, longueur du pas, cadence, vélocité, vélocité d’oscillation, vélocité moyenne) et cinq mesures (longueur du pas, temps d’oscillation, temps d’appui, temps de double appui, ratio entre les membres lors des phases d’oscillation : temps d’appui) ont été utilisées pour calculer l’indice de symétrie (ratio de symétrie, indice de symétrie, asymétrie de la marche, angle de symétrie). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur seulement deux paramètres de marche (ratio de symétrie – longueur du pas ; angle de symétrie – longueur du pas), en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche pour améliorer les paramètres de marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Tonus musculaire/Spasticité – membre inférieurInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Werner et al., 2002) et deux études non randomisées (Hesse et al., 2012 ; Iacovelli et al., 2018) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur le tonus musculaire et la spasticité des membres inférieurs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité utilisant un plan d’étude croisé (Werner et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un entraînement sur tapis roulant avec support de poids corporel (BWS-TT). Les interventions ont été effectuées selon une séquence A-B-A ou B-A-B, chaque séquencec durant 2 semaines (6 semaines au total). La spasticité des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention), par la Modified Ashworth Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le premier essai contrôlé non randomisé (Hesse et al., 2012) a assigné les patients non ambulatoires pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. Le tonus musculaire des membres inférieurs a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la Resistance to Passive Movement Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second essai contrôlé non randomisé (Iacovelli et al., 2018) a assigné les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou un entraînement habituel à la marche. La spasticité des membres inférieurs a été mesurée après 20 séances d’entraînement (après l’intervention), par l’Ashworth Scale (Score total, Hanche, Genou). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur toutes les mesures de l’Ashworth Scale, en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’une étude non randomisée, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement sur tapis roulant avec support de poids corporel) pour améliorer le tonus musculaire et réduire la spasticité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, une seconde étude non randomisée a indiqué que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche.

Vitesse de marcheContradictoire4

Deux ECR de haute qualité (Werner et al., 2002 ; Pohl et al., 2007) et deux études non randomisées (Hesse et al., 2012 ; Iacovelli et al., 2018) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la vitesse de marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité utilisant un plan d’étude croisé (Werner et al., 2002) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un entraînement sur tapis roulant avec support de poids corporel (BWS-TT). Les interventions ont été effectuées selon une séquence A-B-A ou B-A-B, chaque séquencec durant 2 semaines (6 semaines au total). La vitesse de marche des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Test de mache sur 10 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Pohl et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Test de mache sur 10 mètres. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à la physiothérapie habituelle. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Le premier essai contrôlé non randomisé (Hesse et al., 2012) a assigné les patients non ambulatoires pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Test de mache sur 10 mètres. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à la physiothérapie habituelle. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Le second essai contrôlé non randomisé (Iacovelli et al., 2018) a assigné les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif G-EO ou un entraînement habituel à la marche. La vitesse de marche des patients a été mesurée après 20 séances d’entraînement (après l’intervention), par le Test de mache sur 10 mètres. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé l’entraînement habituel à la marche.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la vitesse de marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité et deux études non randomisées indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle ou qu’un entraînement habituel à la marche ; un second ECR de haute qualité a indiqué que des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement sur tapis roulant avec support de poids corporel).

Phase subaiguë – Appareils d’entraînement à la marche à exosquelette

Activités de la vie quotidienne/Activités de la vie domestiqueInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Husemann et al., 2007), deux ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009 ; Han et al., 2016) et une étude non randomisée (Chung, 2017) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur les Activités de la vie quotidienne (AVQ) ou les Activités de la vie domestique (AVD) de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Husemann et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle. Les AVQ des patients ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention) par l’Indice de Barthel (IB). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement habituel à la marche, apparié quant à sa durée. Les AVD des patients ont été mesurées après 12 séances (au milieu de l’intervention), après 24 séances (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Frenchay Activities Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (Han et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie et d’ergothérapie additionnelles. Les AVQ des patients ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention) par une version coréenne modifiée de l’IB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’étude de cas contrôlé non randomisée (Chung, 2017) a assigné les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat, et de la physiothérapie, ou de la physiothérapie, appariée quant à sa durée. Les AVQ des patients ont été mesurées approximativement à 5 semaines (au moment du congé) par une version modifiée de l’IB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, deux ECR de qualité acceptable, et d’une étude non randomisée, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle ou qu’un entraînement habituel à la marche pour améliorer les Activités de la vie quotidienne ou les Activités de la vie domestique de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Déplacement fonctionnelInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Husemann et al., 2007), trois ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009 ; van Nunen et al., 2015 ; Han et al., 2016) et une étude non randomisée (Chung, 2017) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur le déplacement fonctionnel de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Husemann et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par la Functional Ambulation Category (FAC). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement habituel à la marche, apparié quant à sa durée. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré après 12 séances (au milieu de l’intervention), après 24 séances (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la FAC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (van Nunen et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur le sol, apparié quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 10 semaines (après l’intervention), et à 24 et 36 semaines (aux moments de suivis), par la FAC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Han et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie et d’ergothérapie additionnelles. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par la FAC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’étude de cas contrôlé non randomisée (Chung, 2017) a assigné les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat, et de la physiothérapie, ou de la physiothérapie, appariée quant à sa durée. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré au départ de l’étude, et approximativement à 5 semaines (au moment du congé), par une version modifiée de la FAC. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur le changement de score du départ de l’étude au moment du congé, en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette combiné à la physiothérapie comparé à la physiothérapie seule.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et trois ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle, qu’un entraînement habituel à la marche, ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour améliorer le déplacement fonctionnel de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.
Note :
Une étude non randomisée a indiqué que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle.

Endurance à la marcheInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Taveggia et al., 2016) et un ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur l’endurance à la marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Taveggia et al., 2016), a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle pour la rééducation de la marche, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Test de marche en 6 minutes (TM6M). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement habituel à la marche, apparié quant à sa durée. L’endurance à la marche des patients a été mesurée après 12 séances (au milieu de l’intervention), après 24 séances (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le TM6M. Au milieu de l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevé en faveur de l’entraînement habituel à la marche comparé à l’entraînement à la marche à exosquelette. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle ou qu’un entraînement habituel à la marche pour améliorer l’endurance à la marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.
Note :
L’ECR de qualité acceptable a indiqué que l’entraînement habituel à la marche est plus efficace que l’entraînement à la marche à exosquelette.

ÉquilibreInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Taveggia et al., 2016), trois ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009 ; van Nunen et al., 2015 ; Han et al., 2016) et une étude non randomisée (Chung, 2017) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur l’équilibre de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Taveggia et al., 2016), a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle pour la rééducation de la marche, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. L’équilibre des patients a été mesuré à 5 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la Tinetti Balance Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement habituel à la marche, apparié quant à sa durée. L’équilibre des patients a été mesuré après 12 séances (au milieu de l’intervention), après 24 séances (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par l’Échelle d’équilibre de Berg (EEB). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (van Nunen et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur le sol, apparié quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. L’équilibre des patients a été mesuré à 10 semaines (après l’intervention), et à 24 et 36 semaines (aux moments de suivis), par l’EEB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Han et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie et d’ergothérapie additionnelles. L’équilibre des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par l’EEB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’étude de cas contrôlé non randomisée (Chung, 2017) a assigné les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat, et de la physiothérapie, ou de la physiothérapie, appariée quant à sa durée. L’équilibre des patients a été mesuré au départ de l’étude, et approximativement à 5 semaines (au moment du congé), par l’EEB. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur le changement de score du départ de l’étude au moment du congé, en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette combiné à la physiothérapie comparé à la physiothérapie seule.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et trois ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle, qu’un entraînement habituel à la marche, ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour améliorer l’équilibre de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.
Note :
Une étude non randomisée a indiqué que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle.

Fonction motrice – membre inférieurInefficace2a

Trois ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009 ; van Nunen et al., 2015 ; Han et al., 2016) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la fonction motrice des membres inférieurs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement habituel à la marche, apparié quant à sa durée. La fonction motrice des membres inférieurs a été mesurée après 12 séances (au milieu de l’intervention), après 24 séances (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la Motor Assessment Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (van Nunen et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur le sol, apparié quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. La fonction motrice des membres inférieurs a été mesurée à 10 semaines (après l’intervention), et à 24 et 36 semaines (aux moments de suivis), par le score Membre inférieur de la Fugl-Meyer Assessment (FMA – MI). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Han et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie et d’ergothérapie additionnelles. La fonction motrice des membres inférieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la FMA-MI. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant de trois ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche, que la physiothérapie habituelle, ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol), pour améliorer la fonction motrice des membres inférieurs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Force musculaire – membre inférieurInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Husemann et al., 2007) et un ECR de qualité acceptable (van Nunen et al., 2015) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la force musculaire des membres inférieurs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Husemann et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle. La force musculaire des membres inférieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Motricity Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

L’ECR de qualité acceptable (van Nunen et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur le sol, apparié quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. La force musculaire des membres inférieurs a été mesurée à 10 semaines (après l’intervention), et à 24 et 36 semaines (aux moments de suivis), en fonction de la force isométrique volontaire maximale générée par les extenseurs et les fléchisseurs bilatéraux du genou. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle, ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour améliorer la force musculaire des membres inférieurs de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Impact de l'AVCInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (van Nunen et al., 2015) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur l’impact de l’AVC de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur le sol, apparié quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. L’impact de l’AVC des patients a été mesuré à 10 semaines (après l’intervention), et à 24 et 36 semaines (aux moments de suivis), par la Stroke Impact Scale (SIS 3.0 – score des Activités de la vie quotidienne et de Mobilité). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour réduire l’impact de l’AVC de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Indépendance fonctionnelleInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Taveggia et al., 2016) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle pour la rééducation de la marche, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

MobilitéInefficace2a

Deux ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009 ; van Nunen et al., 2015) et une étude non randomisée (Chung, 2017) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la mobilité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement habituel à la marche, apparié quant à sa durée. La mobilité des patients a été mesurée après 12 séances (au milieu de l’intervention), après 24 séances (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Rivermead Mobility Index (RMI). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (van Nunen et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur le sol, apparié quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. La mobilité des patients a été mesurée à 10 semaines (après l’intervention), et à 24 et 36 semaines (aux moments de suivis), par le RMI ; le Timed Up and Go a également été utilisé avec les patients ayant un score supérieur ou égal à 3 sur la Functional Ambulation Category. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des nesures, à aucun des temps de mesure.

L’étude de cas contrôlé non randomisée (Chung, 2017) a assigné les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat, et de la physiothérapie, ou de la physiothérapie, appariée quant à sa durée. La mobilité des patients a été mesurée au départ de l’étude, et approximativement à 5 semaines (au moment du congé), par le RMI. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur le changement de score du départ de l’étude au moment du congé, en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette combiné à la physiothérapie comparé à la physiothérapie seule.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant de deux ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche, ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour améliorer la mobilité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.
Note :
Une étude non randomisée a indiqué que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle.

Paramètres de marcheInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Husemann et al., 2007) et un ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur les paramètres de marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Husemann et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle. Les paramètres de marche des patients ont été mesurés à 4 semaines (après l’intervention) par le Parotec system (Cadence, Durée de la foulée, Durée de l’appui – jambe affectée/non affectée, Temps de mise en charge unilatéral – jambe affectée/non affectée). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’un des paramètres de marche (Temps de mise en charge unilatéral – jambe affectée) en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à la physiothérapie habituelle.

L’ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement habituel à la marche, apparié quant à sa durée. Un paramètre de marche des patients (la Cadence) a été mesuré après 12 séances (au milieu de l’intervention), après 24 séances (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le GAITRite system. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle ou qu’un entraînement habituel à la marche pour améliorer les paramètres de marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Qualité de vie liée à la santéInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Taveggia et al., 2016) et deux ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009 ; van Nunen et al., 2015) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la qualité de vie liée à la santé de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Taveggia et al., 2016), a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle pour la rééducation de la marche, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la Medical Outcomes Study Short Form 36 (SF-36). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement habituel à la marche, apparié quant à sa durée. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée après 12 séances (au milieu de l’intervention), après 24 séances (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la SF-36. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable (van Nunen et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur le sol, apparié quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée à 10 semaines (après l’intervention), et à 24 et 36 semaines (aux moments de suivis), par la SF-36 (score de Santé globale et de Fonctionnement social) et la Stroke Impact Scale (SIS 3.0 – score des Activités de la vie quotidienne et de Mobilité). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et deux ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle, qu’un entraînement habituel à la marche, ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour améliorer la qualité de vie liée à la santé de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Sévérité de l'AVCInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la sévérité de l’AVC de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement habituel à la marche, apparié quant à sa durée. La sévérité de l’AVC des patients a été mesurée après 12 séances (au milieu de l’intervention), après 24 séances (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la National Institute of Health Stroke Scale (NIHSS). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche pour réduire la sévérité de l’AVC de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

SpasticitéInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Husemann et al., 2007) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la spasticité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle. La spasticité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la Modified Ashworth Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour réduire la spasticité de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Vitesse de marcheInefficace1a

Deux ECR de haute qualité (Husemann et al., 2007 ; Taveggia et al., 2016) et deux ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009 ; van Nunen et al., 2015) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la vitesse de marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Husemann et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Test de marche sur 10 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Taveggia et al., 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle pour la rééducation de la marche, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Test de marche sur 10 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hidler et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement habituel à la marche, apparié quant à sa durée. La vitesse de marche des patients a été mesurée après 12 séances (au milieu de l’intervention), après 24 séances (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Test de marche sur 5 mètres. À tous les temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevé en faveur de l’entraînement habituel à la marche comparé à l’entraînement à la marche à exosquelette.

Le second ECR de qualité acceptable (van Nunen et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur le sol, apparié quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 10 semaines (après l’intervention), et à 24 et 36 semaines (aux moments de suivis), par le Test de marche sur 10 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité et deux ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle, qu’un entraînement habituel à la marche, ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour améliorer la vitesse de marche de patients en phase subaiguë de récupération post-AVC.
Note :
Un ECR de qualité acceptable a indiqué que l’entraînement habituel à la marche est plus efficace que l’entraînement à la marche à exosquelette.

Phase chronique - Appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal

Activités de la vie quotidienneInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur les Activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un programme de réadaptation habituel, apparié quant à sa durée. Les AVQ des patients ont été mesurées à 5 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par l’Indice de Barthel. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un programme de réadaptation habituel pour améliorer les Activités de la vie quotidienne de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Déplacement fonctionnelEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Geroin et al., 2011), un ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007), et une étude non randomisée acceptable (Park et al., 2015) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur le déplacement fonctionnel de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Geroin et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à une stimulation simulée (GT1 + SS) ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation transcrânienne à courant direct (GT1 + STCD) ; ou (3) des exercices habituels de marche sur le sol. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 2 semaines (après l’intervention), et à 4 semaines (au moment d’un suivi), par la Functional Ambulation Category (FAC). Aux deux temps de mesure, une différence significative a été relevée en faveur du groupe GT1 + SS comparé au groupe d’exercices habituels de marche sur le sol.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative a également été relevée en faveur du groupe GT1 + STCD comparé au groupe d’exercices habituels de marche sur le sol. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe GT1 + SS et le groupe GT1 + STCD.

L’ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un programme de réadaptation habituel, apparié quant à sa durée. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 5 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la FAC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

L’essai contrôlé acceptable non randomisé (Park et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT2 ou un entraînement habituel à la marche sur le sol. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par la FAC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des exercices habituels de marche sur le sol) pour améliorer le déplcement fonctionnel de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cependant, un ECR de qualité acceptable et une étude non randomisée acceptable ont indiqué que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un programme de réadaptation habituel ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel à la marche sur le sol).
Note :
L’ECR de haute qualité a également relevé qu’un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à une Stimulation transcrânienne à courant direct (GT1 + STCD) est plus efficace que des exercices habituels de marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans STCD.

Endurance à la marcheContradictoire4

Deux ECR de haute qualité (Peurala et al., 2005 ; Geroin et al., 2011) et un ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur l’endurance à la marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Peurala et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT1 + SEF) ; ou (3) un entraînement à la marche sur le sol. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 2 semaines (au milieu de l’intervention), à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Test de marche en 6 minutes (TM6M). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Geroin et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à une stimulation simulée (GT1 + SS) ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation transcrânienne à courant direct (GT1 + STCD) ; ou (3) des exercices habituels de marche sur le sol. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention), et à 4 semaines (au moment d’un suivi), par le TM6M. Aux deux temps de mesure, une différence significative a été relevée en faveur du groupe GT1 + SS comparé au groupe d’exercices habituels de marche sur le sol.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative a également été relevée en faveur du groupe GT1 + STCD comparé au groupe d’exercices habituels de marche sur le sol. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe GT1 + SS et le groupe GT1 + STCD.

L’ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un programme de réadaptation habituel, apparié quant à sa durée. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le TM6M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur l’endurance à la marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un programme de réadaptation habituel ou qu’une intervention comparative (ici, des exercices habituels de marche sur le sol) ; un second ECR de haute qualité a indiqué que des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des exercices habituels de marche sur le sol).
Note :
Tandis qu’un ECR de haute qualité a relevé qu’un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à une Stimulation transcrânienne à courant direct (GT1 + STCD) n’est pas plus efficace que des exercices habituels de marche sur le sol ; un second ECR de haute qualité a relevé qu’un entraînement GT1 + STCD est plus efficace que des exercices habituels de marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans STCD, ou avec ou sans Stimulation électrique fonctionnelle.

ÉquilibreInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Peurala et al., 2005) et un ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur l’équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Peurala et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT1 + SEF) ; ou (3) un entraînement à la marche sur le sol. L’oscillation posturale a été mesurée à 2 semaines (au milieu de l’intervention), à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), à l’aide d’une plateforme de force. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un programme de réadaptation habituel, apparié quant à sa durée. L’équilibre des patients a été mesuré à 5 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la Toulouse Motor Scale (Équilibre : items 1-10 ; items 11-20 ; score total), l’Échelle d’équilibre de Berg, et le Step Test. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un programme de réadaptation habituel ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour améliorer l’équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
L’ECR de haute qualité a également relevé que le dispositif GT1 combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (SEF) n’est pas plus efficace qu’un entraînement à la marche sur le sol pour améliorer l’équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans SEF.

Fonction motriceInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Peurala et al., 2005) et un ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la fonction motrice de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Peurala et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT1 + SEF) ; ou (3) un entraînement à la marche sur le sol. La fonction motrice a été mesurée à 2 semaines (au milieu de l’intervention), à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la Modified Motor Assessment Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un programme de réadaptation habituel, apparié quant à sa durée. La fonction motrice des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la Fugl-Meyer Stroke Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un programme de réadaptation habituel ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour améliorer la fonction motrice de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
L’ECR de haute qualité a également relevé que le dispositif GT1 combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (SEF) n’est pas plus efficace qu’un entraînement à la marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans SEF.

Force musculaire – membre inférieurEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Geroin et al., 2011) et un ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la force musculaire des membres inférieurs de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Geroin et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à une stimulation simulée (GT1 + SS) ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation transcrânienne à courant direct (GT1 + STCD) ; ou (3) des exercices habituels de marche sur le sol. La force musculaire des membres inférieurs a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention), et à 4 semaines (au moment d’un suivi), par le Motricity Index (MI –  score Jambe). Aux deux temps de mesure, une différence significative a été relevée en faveur du groupe GT1 + SS comparé au groupe d’exercices habituels de marche sur le sol.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative a également été relevée en faveur du groupe GT1 + STCD comparé au groupe d’exercices habituels de marche sur le sol. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe GT1 + SS et le groupe GT1 + STCD.

L’ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un programme de réadaptation habituel, apparié quant à sa durée. La force musculaire des membres inférieurs a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le MI. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal combinés à une stimulation simulée sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des exercices habituels de marche sur le sol) pour améliorer la force musculaire des membres inférieurs de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, un ECR de qualité acceptable a indiqué que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche sur le sol.
Note : L’ECR de haute qualité a également relevé qu’un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à une Stimulation transcrânienne à courant direct (GT1 + STCD) est plus efficace que des exercices habituels de marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans STCD.

Indépendance fonctionnelleInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Peurala et al., 2005) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT1 + SEF) ; ou (3) un entraînement à la marche sur le sol. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 2 semaines (au milieu de l’intervention), à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un programme de réadaptation habituel ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour améliorer l’équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cet ECR de haute qualité a également relevé que le dispositif GT1 combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (SEF) n’est pas plus efficace qu’un entraînement à la marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans SEF.

MobilitéEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Geroin et al., 2011) et un ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la mobilité de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Geroin et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à une stimulation simulée (GT1 + SS) ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation transcrânienne à courant direct (GT1 + STCD) ; ou (3) des exercices habituels de marche sur le sol. La mobilité des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention), et à 4 semaines (au moment d’un suivi), par le Rivermead Mobility Index (RMI). Aux deux temps de mesure, une différence significative a été relevée en faveur du groupe GT1 + SS comparé au groupe d’exercices habituels de marche sur le sol.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative a également été relevée en faveur du groupe GT1 + STCD comparé au groupe d’exercices habituels de marche sur le sol. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe GT1 + SS et le groupe GT1 + STCD.

L’ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un programme de réadaptation habituel, apparié quant à sa durée. La mobilité des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le RMI et le Timed Up and Go. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal combinés à une stimulation simulée sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des exercices habituels de marche sur le sol) pour améliorer la mobilité de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, un ECR de qualité acceptable a indiqué que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche sur le sol.
Note : L’ECR de haute qualité a également relevé qu’un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à une Stimulation transcrânienne à courant direct (GT1 + STCD) est plus efficace que des exercices habituels de marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans STCD.

Paramètres de marcheEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Geroin et al., 2011) et une étude non randomisée acceptable (Park et al., 2015) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur les paramètres de marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Geroin et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à une stimulation simulée (GT1 + SS) ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation transcrânienne à courant direct (GT1 + STCD) ; ou (3) des exercices habituels de marche sur le sol. Les paramètres de marche des patients (Cadence, Ratio de symétrie temporelle du temps d’oxcillation par rapport à la phase d’appui, Ratio de durée de mise en charge unilatéral à bilatéral) ont été mesurés à 2 semaines (après l’intervention), et à 4 semaines (au moment d’un suivi). Aux deux temps de mesure, une différence significative a été relevée sur tous les paramètres de marche, en faveur du groupe GT1 + SS comparé au groupe d’exercices habituels de marche sur le sol.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative a également été relevée sur tous les paramètres de marche, en faveur du groupe GT1 + STCD comparé au groupe d’exercices habituels de marche sur le sol. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe GT1 + SS et le groupe GT1 + STCD.

L’essai contrôlé acceptable non randomisé (Park et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT2 ou un entraînement habituel à la marche sur le sol. Les paramètres spatiotemporels de marche (Vitesse de marche, Cycle de marche, Phase d’appui et longueur de foulée du côté affecté, Indice de symétrie de la phase d’appui et de la longueur de foulée) ont été mesurés à 4 semaines (après l’intervention) par le GAITRite system. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal combinés à une stimulation simulée sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des exercices habituels de marche sur le sol) pour améliorer les paramètres de marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
L’ECR de haute qualité a également relevé qu’un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à une Stimulation transcrânienne à courant direct (GT1 + STCD) est plus efficace que des exercices habituels de marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans STCD.
Note : Une étude non randomisée acceptable a relevé que des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche sur le sol.

SpasticitéContradictoire4

Deux ECR de haute qualité (Peurala et al., 2005 ; Geroin et al., 2011) et un ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la spasticité de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Peurala et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT1 + SEF) ; ou (3) un entraînement à la marche sur le sol. La spasticité des membres inférieurs a été mesurée à 2 semaines (au milieu de l’intervention), à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la Modified Ashworth Scale (MAS). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Geroin et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à une stimulation simulée (GT1 + SS) ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation transcrânienne à courant direct (GT1 + STCD) ; ou (3) des exercices habituels de marche sur le sol. La spasticité des patients (adducteurs de la hanche, quadriceps fémoraux, plantiflexeurs de la cheville) a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention), et à 4 semaines (au moment d’un suivi), par la MAS. Aux deux temps de mesure, une différence significative a été relevée en faveur du groupe GT1 + SS comparé au groupe d’exercices habituels de marche sur le sol.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative a également été relevée en faveur du groupe GT1 + STCD comparé au groupe d’exercices habituels de marche sur le sol. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe GT1 + SS et le groupe GT1 + STCD.

L’ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un programme de réadaptation habituel, apparié quant à sa durée. La spasticité des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la MAS. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la spasticité de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité indique que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) ; un second ECR de haute qualité et un ECR de qualité acceptable ont indiqué que des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un programme de réadaptation habituel ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol).
Note :
Un des ECR de haute qualité a également relevé qu’un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à une Stimulation transcrânienne à courant direct (GT1 + STCD) est plus efficace que des exercices habituels de marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans STCD.

Vitesse de marcheContradictoire4

Deux ECR de haute qualité (Peurala et al., 2005 ; Geroin et al., 2011), un ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007), et une étude non randomisée acceptable (Park et al., 2015) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la vitesse de marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Peurala et al., 2005) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT1 + SEF) ; ou (3) un entraînement à la marche sur le sol. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 2 semaines (au milieu de l’intervention), à 3 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Test de mache sur 10 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Geroin et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à une stimulation simulée (GT1 + SS) ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation transcrânienne à courant direct (GT1 + STCD) ; ou (3) des exercices habituels de marche sur le sol. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention), et à 4 semaines (au moment d’un suivi), par le Test de mache sur 10 mètres. Aux deux temps de mesure, une différence significative a été relevée en faveur du groupe GT1 + SS comparé au groupe d’exercices habituels de marche sur le sol.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative a également été relevée en faveur du groupe GT1 + STCD comparé au groupe d’exercices habituels de marche sur le sol. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe GT1 + SS et le groupe GT1 + STCD.

L’ECR de qualité acceptable (Dias et al., 2007) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un programme de réadaptation habituel, apparié quant à sa durée. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 5 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Test de mache sur 10 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’essai contrôlé acceptable non randomisé (Park et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT2 ou un entraînement habituel à la marche sur le sol. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Test de mache sur 10 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la vitesse de marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité, un ECR de qualité acceptable, et une étude non randomisée acceptable indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un programme de réadaptation habituel ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement de marche sur le sol) ; un second ECR de haute qualité a indiqué que des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des exercices habituels de marche sur le sol).
Note :
Tandis qu’un ECR de haute qualité a relevé qu’un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (SEF) n’est pas plus efficace qu’un entraînement de marche sur le sol ; un second ECR de haute qualité a relevé qu’un entraînement GT1 combiné à une Stimulation transcrânienne à courant direct (STCD) est plus efficace que des exercices habituels de marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans STCD, ou avec ou sans SEF.

Phase chronique – Appareils d’entraînement à la marche à exosquelette

Activités de la vie quotidienne/Activités de la vie domestiqueInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Kelley et al., 2013) et deux ECR de qualité acceptable (Hornby et al., 2008 ; Cho et al., 2015) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur les Activités de la vie quotidienne (AVQ) ou les Activités de la vie domestique (AVD) de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Kelley et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur le sol. Les AVQ des patients ont été mesurées à 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par l’Indice de Barthel (IB). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hornby et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement locomoteur utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement locomoteur sur tapis roulant, assisté par un thérapeute. Les AVD des patients ont été mesurées après 12 séances (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Frenchay Activities Index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable de type croisé (Cho et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou aucune intervention particulière; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie habituelle. Les AVQ des patients ont été mesurées à 4 semaines et 8 semaines (après l’intervention) par une version coréenne modifiée de l’IB (mIB – score Total, de Transfert et de Déplacement). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’une des mesures (mIB – Transfert), en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à aucune intervention particulière.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et deux ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’aucune intervention particulière ou que des interventions comparatives (ici, un entraînement à la marche sur le sol ou un entraînement locomoteur assisté sur tapis roulant) pour améliorer les Activités de la vie quotidienne ou les Activités de la vie domestique de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

AtaxieInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (dos Santos et al., 2018) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur l’ataxie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase chronique de récupération post-AVC et présentant de l’ataxie pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat 5.0 ou un entraînement à la marche assisté par un thérapeute. L’ataxie des patients a été mesurée à 5 mois (après l’intervention) par la Scale for the Assessment and Rating of Ataxia. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche assisté par un thérapeute) pour améliorer l’ataxie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Cinématique – membre inférieurInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Lewek et al., 2009) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la cinématique des membres inférieurs de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur tapis roulant, assisté par un thérapeute. La coordination cinématique des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) en fonction de la cohérence des trajectoires angulaires intra-membre de la hanche et du genou sur les cycles de marche (coefficient moyen de correspondance : Hanche – impliquée/non impliquée ; Genou – impliqué/non impliqué). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche assisté sur tapis roulant) pour améliorer la cinématique des membres inférieurs de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Confiance en son équilibreEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Bang & Shin, 2016) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la confiance en son équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur tapis roulant. La confiance en son équilibre des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par l’Activities-Specific Balance Confidence scale. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à l’entraînement à la marche sur tapis roulant.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur tapis roulant) pour améliorer la confiance en son équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Déplacement fonctionnelInefficace2a

Deux ECR de qualité acceptable (Hornby et al., 2008 ; Cho et al., 2015) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur le déplacement fonctionnel de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hornby et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement locomoteur utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement locomoteur sur tapis roulant, assisté par un thérapeute. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré après 12 séances (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le modified Emory Functional Ambulation Profile. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable de type croisé (Cho et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou aucune intervention particulière; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie habituelle. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 4 semaines et 8 semaines (après l’intervention) par la Functional Ambulation Category. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant de deux ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’aucune intervention particulière ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement locomoteur assisté sur tapis roulant) pour améliorer le déplacement fonctionnel de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Endurance à la marcheInefficace1a

Deux ECR de haute qualité (Westlake & Patten, 2009 ; Kelley et al., 2013) et un ECR de qualité acceptable (Hornby et al., 2008) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur l’endurance à la marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Westlake & Patten, 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement sur tapis roulant avec support de poids corporel, assisté par un thérapeute et apparié quant à sa durée. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Test de marche en 6 minutes (TM6M). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Kelley et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur le sol. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le TM6M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (Hornby et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement locomoteur utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement locomoteur sur tapis roulant, assisté par un thérapeute. L’endurance à la marche des patients ont été mesurée après 12 séances (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le TM6M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que des interventions comparatives (ici, un entraînement assisté sur tapis roulant avec support de poids corporel, un entraînement à la marche sur le sol ou un entraînement locomoteur assisté sur tapis roulant ) pour améliorer l’endurance à la marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

ÉquilibreContradictoire4

Deux ECR de haute qualité (Westlake & Patten, 2009 ; Bang & Shin, 2016) et trois ECR de qualité acceptable (Hornby et al., 2008 ; Cho et al., 2015 ; dos Santos et al., 2018) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur l’équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Westlake & Patten, 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement sur tapis roulant avec support de poids corporel, assisté par un thérapeute et apparié quant à sa durée. L’équilibre des patients ont été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par l’Échelle d’équilibre de Berg (EEB). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Bang & Shin, 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur tapis roulant. L’équilibre des patients ont été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par l’EEB. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à l’entraînement à la marche sur tapis roulant.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hornby et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement locomoteur utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement locomoteur sur tapis roulant, assisté par un thérapeute. L’équilibre des patients a été mesuré après 12 séances (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par l’EEB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de qualité acceptable de type croisé (Cho et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou aucune intervention particulière; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie habituelle. L’équilibre des patients a été mesuré à 4 semaines et 8 semaines (après l’intervention) par l’EEB et le modified Functional Reach Test (Avant, Latéral). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée sur aucune des mesures.

Le troisième ECR de qualité acceptable (dos Santos et al., 2018) a assigné aléatoirement les patients en phase chronique de récupération post-AVC et présentant de l’ataxie pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat 5.0 ou un entraînement à la marche assisté par un thérapeute. L’équilibre des patients a été mesurée à 5 mois (après l’intervention) par l’EEB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur l’équilibre de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité et que trois ECR de qualité acceptable indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’aucune intervention particulière ou que des interventions comparatives (ici, un entraînement assisté sur tapis roulant avec support de poids corporel, un entraînement locomoteur assité sur tapis roulant ou un entraînement à la marche assisté) ; un second ECR de haute qualité a indiqué que des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur tapis roulant).

Fonction motrice – membre inférieurInefficace1a

Deux ECR de haute qualité (Westlake & Patten, 2009 ; Kelley et al., 2013) et un ECR de qualité acceptable (Cho et al., 2015) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la fonction motrice des membres inférieurs de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Westlake & Patten, 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement sur tapis roulant avec support de poids corporel, assisté par un thérapeute et apparié quant à sa durée. La fonction motrice des membres inférieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le score Membre inférieur de la Fugl-Meyer Assessment (FMA – MI). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Kelley et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur le sol. La fonction motrice des membres inférieurs a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la FMA-MI. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable de type croisé (Cho et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou aucune intervention particulière; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie habituelle. La fonction motrice des membres inférieurs a été mesurée à 4 semaines et 8 semaines (après l’intervention) par la FMA-MI. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’aucune intervenntion particulière ou que des interventions comparatives (ici, un entraînement assisté sur tapis roulant avec support de poids corporel ou un entraînement à la marche sur le sol) pour améliorer la fonction motrice des membres inférieurs de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Force musculaire – membre inférieurInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Cho et al., 2015) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la force musculaire des membres inférieurs de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou aucune intervention particulière; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie habituelle. La force musculaire des membres inférieurs a été mesurée à 4 semaines et 8 semaines (après l’intervention) par le Motricity index. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’aucune intervention particulière pour améliorer la force musculaire des membres inférieurs de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Impact de l'AVCInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Kelley et al., 2013) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur l’impact de l’AVC de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur le sol. L’impact de l’AVC des patients a été mesuré à 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par la Stroke Impact Scale (SIS – Force, Mobilité, AVQ/AVD, Participation sociale, Total des scores de rétablissement). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur le sol) pour réduire l’impact de l’AVC de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Indépendance fonctionnelleInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Kelley et al., 2013) et un ECR de qualité acceptable (dos Santos et al., 2018) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Kelley et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur le sol. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le sous-test Locomotion de la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’ECR de qualité acceptable (dos Santos et al., 2018) a assigné aléatoirement les patients en phase chronique de récupération post-AVC et présentant de l’ataxie pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat 5.0 ou un entraînement à la marche assisté par un thérapeute. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 5 mois (après l’intervention) par la MIF. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’aucune intervention particulière ou que des interventions comparatives (ici, un entraînement à la marche sur le sol ou un entraînement à la marche assisté) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

MobilitéContradictoire4

Deux ECR de qualité acceptable (Ukar, Paker, & Bugdayci, 2014 ; dos Santos et al., 2018) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la mobilité de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de qualité acceptable (Ukar, Paker, & Bugdayci, 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou des exercices de physiothérapie habituelle, appariés quant à leur durée et pratiqués à domicile. La mobilité des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention), et à 8 semaines (au moment d’un suivi), par le Timed Up and Go test (TUG). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé aux exercices de physiothérapie habituelle à domicile.

Le second ECR de qualité acceptable (dos Santos et al., 2018) a assigné aléatoirement les patients en phase chronique de récupération post-AVC et présentant de l’ataxie pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat 5.0 ou un entraînement à la marche assisté par un thérapeute. La mobilité des patients a été mesurée à 5 mois (après l’intervention) par le TUG. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la mobilité de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un premier ECR de qualité acceptable indique que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, des exercices de physiothérapie habituelle à domicile) ; un second ECR de qualité acceptable a indiqué que des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche assisté).

Paramètres de marcheContradictoire4

Deux ECR de haute qualité (Westlake & Patten, 2009 ; Bang & Shin, 2016) et un ECR de qualité acceptable (Hornby et al., 2008) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur les paramètres de marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Westlake & Patten, 2009) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement sur tapis roulant avec support de poids corporel, assisté par un thérapeute et apparié quant à sa durée. Les paramètres de marche des patients (Vitesse de marche au choix du patient, Vitesse de marche rapide, Ratio de longueur du pas du membre parétique) ont été mesurés à 4 semaines (après l’intervention) par le GAITRite system. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Bang & Shin, 2016) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur tapis roulant. Les paramètres de marche des patients (Vitesse de marche, Cadence, Longueur du pas, Période de double appui des membres) ont été mesurés à 4 semaines (après l’intervention) par le GAITRite system. Une différence significative entre les groupes a été relevée sur tous les paramètres de marche mesurés en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à l’entraînement à la marche sur tapis roulant.

L’ECR de qualité acceptable (Hornby et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement locomoteur utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement locomoteur sur tapis roulant, assisté par un thérapeute. Les paramètres de marche des patients (Pourcentage d’appui unilaréal et Asymétrie des pas / à la vitesse de marche au choix du patient et à vitesse rapide) ont été mesurés après 12 séances (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur l’un des paramètres de marche mesurés (Pourcentage d’appui unilaréal à vitesse rapide) en faveur de l’entraînement locomoteur assisté sur tapis roulant comparé à l’entraînement à la marche à exosquelette. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur les paramètres de marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité et qu’un ECR de qualité acceptable indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que des interventions comparatives (ici, un entraînement assisté sur tapis roulant avec support de poids corporel ou un entraînement locomoteur assité sur tapis roulant) ; un second ECR de haute qualité a indiqué que des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement à la marche sur tapis roulant).

Participation aux événements de vieInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Westlake & Patten, 2009) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la participation aux événements de vie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement sur tapis roulant avec support de poids corporel, assisté par un thérapeute et apparié quant à sa durée. La participation aux événements de vie a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par le Late Life Function and Disability Instrument (LLFDI : Fréquence du handicap, limitation des incapacités, Fonction). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : De données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement assisté sur tapis roulant avec support de poids corporel) pour améliorer la participation aux événements de vie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Qualité de vieInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Hornby et al., 2008) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la qualité de vie de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement locomoteur utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement locomoteur sur tapis roulant, assisté par un thérapeute. La qualité de vie des patients a été mesurée après 12 séances (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la Medical Outcomes Questionnaire Short Form – 36 (SF-36 – Score sommaire de la composante physique). Une différence significative entre les groupes a été relevée dans un sous-groupe de participants présentant de graves déficits de marche (vitesse de marche ≤ 0,5m/s), en faveur de l’entraînement locomoteur assité sur tapis roulant comparé à l’entraînement à la marche à exosquelette. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement locomoteur assisté sur tapis roulant) pour améliorer la qualité de vie de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
En fait, cet ECR de qualité acceptable a relevé que l’entraînement locomoteur assité sur tapis roulant est plus efficace que l’entraînement à la marche à exosquelette.

SpasticitéInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Cho et al., 2015) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur le tonus musculaire de patients en phase chronique de récupération post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable de type croisé a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou aucune intervention particulière; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie habituelle. La spasticité des patients a été mesurée à 4 semaines et 8 semaines (après l’intervention) par la Modified Ashworth Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’aucune intervention particulière pour réduire la spascticité de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

Vitesse de marcheInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Kelley et al., 2013) et deux ECR de qualité acceptable (Hornby et al., 2008 ; Ukar, Paker, & Bugdayci, 2014) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la vitesse de marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.

L’ECR de haute qualité (Kelley et al., 2013) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement à la marche sur le sol. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 8 semaines (après l’intervention), et à 3 mois (au moment d’un suivi), par le Test de marche sur 10 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le premier ECR de qualité acceptable (Hornby et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement locomoteur utilisant le dispositif Lokomat ou un entraînement locomoteur sur tapis roulant, assisté par un thérapeute. La vitesse de marche des patients a été mesurée après 12 séances (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Test de marche sur 10 mètres en utilisant le GaitMat device (Vitesse de marche au choix du patient, Vietsse rapide). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur les deux mesures de vitesse de marche, en faveur de l’entraînement locomoteur assisté sur tapis roulant comparé à l’entraînement à la marche à exosquelette. Cette différence ne s’est pas maintenue au moment du suivi.

Le second ECR de qualité acceptable (Ukar, Paker, & Bugdayci, 2014) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou des exercices de physiothérapie habituelle, appariés quant à leur durée et pratiqués à domicile. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 2 semaines (après l’intervention), et à 8 semaines (au moment d’un suivi), par le Test de marche sur 10 mètres. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé aux exercices de physiothérapie habituelle à domicile.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que des interventions comparatives (ici, un entraînement à la marche sur le sol ou un entraînement locomoteur assisté sur tapis roulant) pour améliorer la vitesse de marche de patients en phase chronique de récupération post-AVC.
Note :
Cependant, un second ECR de qualité acceptable a relevé que l’entraînement à la marche à exosquelette est plus efficace que des exercices de physiothérapie habituelle à domicile.

Phase de récupération non spécifique à une période – Appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal

Activités de la vie quotidienneInefficace1a

Quatre ECR de haute qualité (Tong et al., 2006 ; Ng et al., 2008 ; Morone et al., 2011 ; Chua, Culpan & Menon, 2016) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur les Activités de la vie quotidienne (AVQ) de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Tong et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT1 + SEF) ; ou (3) un entraînement habituel à la marche sur le sol. Les AVQ des patients ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention) par l’Indice de Barthel (IB). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Ng et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT2 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT2 + SEF) ; ou (3) un entraînement habituel à la marche. Les AVQ des patients ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par l’IB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Morone et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un entraînement habituel à la marche. Les patients ont été stratifiés par niveau de déficience motrice (score du Motricity Index ≤ 29 : faible motricité ; > 29 : motricité élevée). Les AVQ des patients ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention), et en moyenne de 86 à 102 jours après l’AVC selon le niveau de déficience (au moment du congé), par l’IB (les résultats au moment du congé ont été documentés). Une différence significative a été relevée seulement dans le groupe à faible motricité, en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche.

Le quatrième ECR de haute qualité (Chua, Culpan & Menon, 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. Les AVQ des patients ont été mesurées à 4 semaines (au milieu de l’intervention), à 8 semaines (après l’intervention), et à 12, 24 et 48 semaines (au moment de suivis), par l’Bl. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de quatre ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel à la marche sur le sol) pour améliorer les Activités de la vie quotidienne de patients ayant subi un AVC.
Note :
Un ECR de haute qualité a relevé que l’entraînement à la marche à effecteur terminal est plus efficace qu’un entraînement habituel à la marche pour améliorer les AVQ de patients avec une faible motricité (score sur le MI ≤ 29).
Note : Deux ECR de haute qualité ont relevé que l’entraînement à la marche à effecteur terminal combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (SEF) n’est pas plus efficace qu’un entraînement habituel à la marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans SEF.

Déplacement fonctionnelContradictoire4

Cinq ECR de haute qualité (Tong et al., 2006 ; Ng et al., 2008 ; Freivogel, Schmalohr & Mehrholz, 2009 ; Morone et al., 2011 ; Chua, Culpan & Menon, 2016) et une étude non randomisée (Hesse et al., 2001) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur le déplacement fonctionnel de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Tong et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT1 + SEF) ; ou (3) un entraînement habituel à la marche sur le sol. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 2 semaines (au milieu de l’intervention), et à 4 semaines (après l’intervention), par la Functional Ambulation Categories (FAC). Une différence significative entre les groupes a été relevée aux deux temps de mesure, en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche sur le sol.
Note : Une différence significative a également été relevée aux deux temps de mesure, en faveur du groupe GT1 + SEF comparé au groupe d’entraînement habituel à la marche sur le sol. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe d’entraînement à la marche à effecteur terminal et et le groupe GT1 + SEF.

Le second ECR de haute qualité (Ng et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT2 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT2 + SEF) ; ou (3) un entraînement habituel à la marche. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la FAC. Au moment du suivi seulement, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative a également été relevée en faveur du groupe GT2 + SEF comparé au groupe d’entraînement habituel à la marche. Toujours aux deux temps de mesure, aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe d’entraînement à la marche à effecteur terminal et et le groupe GT2 + SEF.

Le troisième ECR de haute qualité (Freivogel, Schmalohr & Mehrholz, 2009) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif électromécanique LokoHelp ou un entraînement habituel à la marche sur tapis roulant et sur le sol. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par la FAC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Morone et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un entraînement habituel à la marche. Les patients ont été stratifiés par niveau de déficience motrice (score du Motricity Index ≤ 29 : faible motricité ; > 29 : motricité élevée). Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention), et en moyenne de 86 à 102 jours après l’AVC selon le niveau de déficience (au moment du congé), par la FAC (les résultats au moment du congé ont été documentés). Une différence significative a été relevée seulement dans le groupe à faible motricité, en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche.

Le cinquième ECR de haute qualité (Chua, Culpan & Menon, 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 4 semaines (au milieu de l’intervention), à 8 semaines (après l’intervention), et à 12, 24 et 48 semaines (au moment de suivis), par la FAC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’essai contrôlé non randomisé (Hesse et al., 2001) a assigné les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC, et qui sont en fauteuil roulant, pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à la physiothérapie habituelle. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par la FAC. Aucune amélioration n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur le déplacement fonctionnel de patients ayant subi un AVC. Tandis qu’un ECR de haute qualité indique que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces au milieu de l’intervention et après l’intervention ; un autre ECR de haute qualité indique que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces à long terme ; et un troisième ECR de haute qualité indique que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces que l’entraînement à la marche habituel auprès de patients ayant une faible motricité, mais pas auprès de patients ayant une motricité élevée. Cependant, deux ECR de haute qualité et une étude non randomisée ont indiqué que des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel à la marche sur tapis roulant et sur le sol).
Note :
Deux ECR de haute qualité ont relevé que l’entraînement à la marche à effecteur terminal combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (SEF) est plus efficace qu’un entraînement habituel à la marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans SEF.

Endurance à la marcheInefficace1a

Deux ECR de haute qualité (Morone et al., 2011 ; Chua, Culpan & Menon, 2016) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur l’endurance à la marche de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Morone et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un entraînement habituel à la marche. Les patients ont été stratifiés par niveau de déficience motrice (score du Motricity Index ≤ 29 : faible motricité ; > 29 : motricité élevée). L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et en moyenne de 86 à 102 jours après l’AVC selon le niveau de déficience (au moment du congé), par le Test de marche en 6 minutes (TM6M) – les résultats au moment du congé ont été documentés. Une différence significative a été relevée seulement dans le groupe à faible motricité, en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche.

Le second ECR de haute qualité (Chua, Culpan & Menon, 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 4 semaines (au milieu de l’intervention), à 8 semaines (après l’intervention), et à 12, 24 et 48 semaines (au moment de suivis), par le TM6M. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche ou que la physiothérapie habituelle pour améliorer l’endurance à la marche de patients ayant subi un AVC.
Note :
Cependant, un de ces ECR de haute qualité a relevé que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces que l’entraînement à la marche habituel auprès de patients ayant une faible motricité, mais pas auprès de patients ayant une motricité élevée.

ÉquilibreInefficace1a

Quatre ECR de haute qualité (Tong et al., 2006 ; Ng et al., 2008 ; Freivogel, Schmalohr & Mehrholz, 2009 ; Morone et al., 2011) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur l’équilibre de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Tong et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT1 + SEF) ; ou (3) un entraînement habituel à la marche sur le sol. L’équilibre des patients a été mesuré à 2 semaines (au milieu de l’intervention), et à 4 semaines (après l’intervention), par l’Échelle d’équilibre de Berg (EBB). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le second ECR de haute qualité (Ng et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT2 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT2 + SEF) ; ou (3) un entraînement habituel à la marche. L’équilibre des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par l’EEB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Freivogel, Schmalohr & Mehrholz, 2009) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif électromécanique LokoHelp ou un entraînement habituel à la marche sur tapis roulant et sur le sol. L’équilibre des patients a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par l’EEB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Morone et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un entraînement habituel à la marche. Les patients ont été stratifiés par niveau de déficience motrice (score du Motricity Index ≤ 29 : faible motricité ; > 29 : motricité élevée). L’équilibre des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention), et en moyenne de 86 à 102 jours après l’AVC selon le niveau de déficience (au moment du congé), par le Trunk Control Test (les résultats au moment du congé ont été documentés). Une différence significative a été relevée seulement dans le groupe à faible motricité, en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de quatre ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces que des interventions comparatives (ici, un entraînement habituel à la marche sur le sol ou un entraînement habituel à la marche sur tapis roulant) pour améliorer l’équilibre de patients ayant subi un AVC.
Note :
Un ECR de haute qualité a relevé que l’entraînement à la marche à effecteur terminal est plus efficace qu’un entraînement habituel à la marche pour améliorer l’équilibre de patients avec une faible motricité (score sur le MI ≤ 29).
Note : Deux ECR de haute qualité ont relevé que l’entraînement à la marche à effecteur terminal combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (SEF) n’est pas plus efficace qu’un entraînement habituel à la marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans SEF.

État neurologiqueInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Morone et al., 2011) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur l’état neurologique de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un entraînement habituel à la marche. Les patients ont été stratifiés par niveau de déficience motrice (score du Motricity Index ≤ 29 : faible motricité ; > 29 : motricité élevée). L’état neurologique des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention), et en moyenne de 86 à 102 jours après l’AVC selon le niveau de déficience (au moment du congé), par la Canadian Neurological Scale (les résultats au moment du congé ont été documentés). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche pour améliorer l’état neurologique de patients ayant subi un AVC et ayant une faible motricité.

Force musculaire – membre inférieurInefficace1a

Quatre ECR de haute qualité (Tong et al., 2006 ; Ng et al., 2008 ; Freivogel, Schmalohr & Mehrholz, 2009 ; Morone et al., 2011) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la force musculaire des membres inférieurs de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Tong et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT1 + SEF) ; ou (3) un entraînement habituel à la marche sur le sol. La force musculaire des membres inférieurs a été mesurée à 2 semaines (au milieu de l’intervention), et à 4 semaines (après l’intervention), par le Motricity Index (MI – score des Jambes). Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche sur le sol.

Le second ECR de haute qualité (Ng et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT2 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT2 + SEF) ; ou (3) un entraînement habituel à la marche. La force musculaire des membres inférieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le MI (score des Jambes). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le troisième ECR de haute qualité (Freivogel, Schmalohr & Mehrholz, 2009) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif électromécanique LokoHelp ou un entraînement habituel à la marche sur tapis roulant et sur le sol. La force musculaire des membres inférieurs a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le MI (score des Jambes). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Morone et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un entraînement habituel à la marche. Les patients ont été stratifiés par niveau de déficience motrice (score du MI ≤ 29 : faible motricité ; > 29 : motricité élevée). La force musculaire des membres inférieurs a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et en moyenne de 86 à 102 jours après l’AVC selon le niveau de déficience (au moment du congé), par le MI (les résultats au moment du congé ont été documentés). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de trois ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel à la marche sur tapis roulant et sur le sol) pour améliorer la force musculaire des membres inférieurs de patients ayant subi un AVC.
Note :
Cependant, un ECR de haute qualité a relevé que l’entraînement à la marche à effecteur terminal est plus efficace qu’un entraînement habituel à la marche sur le sol.
Note : Un ECR de haute qualité a relevé que l’entraînement à la marche à effecteur terminal combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (SEF) est plus efficace qu’un entraînement habituel à la marche sur le sol. Deux ECR de haute qualité n’ont relevé aucune différence significative entre les groupes entre l’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans SEF.

HandicapEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Morone et al., 2011) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur le handicap de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un entraînement habituel à la marche. Les patients ont été stratifiés par niveau de déficience motrice (score du Motricity Index ≤ 29 : faible motricité ; > 29 : motricité élevée). Le handicap des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention), et en moyenne de 86 à 102 jours après l’AVC selon le niveau de déficience (au moment du congé), par la Rankin Scale (les résultats au moment du congé ont été documentés). Une différence significative a été relevée seulement dans le groupe à faible motricité, en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche pour réduire la handicap de patients ayant subi un AVC et ayant une faible motricité.
Note :
L’entraînement à la marche à effecteur terminal n’est pas plus efficace qu’un entraînement habituel à la marche pour réduire le handicap de patients avec une motricité élevée.

Impact de l'AVCInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Chua, Culpan & Menon, 2016) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur l’impact de l’AVC de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. L’impact de l’AVC des patients a été mesurées à 4 semaines (au milieu de l’intervention), à 8 semaines (après l’intervention), et à 12, 24 et 48 semaines (au moment de suivis), par la Stroke Impact Scale (SIS – domaines Physique, Mémoire et pensée, Humeur et émotion, Communication, Participation, Rétablissement). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour réduire l’impact de l’AVC de patients ayant subi un AVC.

Indépendance fonctionnelleInefficace1a

Deux ECR de haute qualité (Tong et al., 2006 ; Ng et al., 2008) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur l’indépendance fonctionnelle de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Tong et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT1 + SEF) ; ou (3) un entraînement habituel à la marche sur le sol. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention) par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Ng et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT2 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT2 + SEF) ; ou (3) un entraînement habituel à la marche. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par la MIF. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel à la marche sur le sol) pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients ayant subi un AVC.
Note :
Deux ECR de haute qualité ont relevé que l’entraînement à la marche à effecteur terminal combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (SEF) n’est pas plus efficace qu’un entraînement habituel à la marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans SEF.

MobilitéContradictoire4

Quatre ECR de haute qualité (Tong et al., 2006 ; Ng et al., 2008 ; Freivogel, Schmalohr & Mehrholz, 2009 ; Morone et al., 2011) et une étude non randomisée (Hesse et al., 2001) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la mobilité de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Tong et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT1 + SEF) ; ou (3) un entraînement habituel à la marche sur le sol. La mobilité des patients a été mesurée à 2 semaines (au milieu de l’intervention), et à 4 semaines (après l’intervention), par l’Elderly Mobility Scale. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche sur le sol.
Note : Après l’intervention, une différence significative a également été relevée en faveur du groupe GT1 + SEF comparé au groupe d’entraînement habituel à la marche sur le sol. Aucune différence significative n’a été relevée, à aucun des temps de mesure, entre le groupe d’entraînement à la marche à effecteur terminal et et le groupe GT1 + SEF.

Le second ECR de haute qualité (Ng et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT2 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT2 + SEF) ; ou (3) un entraînement habituel à la marche. La mobilité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par l’Elderly Mobility Scale. Aux deux temps de mesure, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative a également été relevée en faveur du groupe GT2 + SEF comparé au groupe d’entraînement habituel à la marche. Toujours aux deux temps de mesure, aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe d’entraînement à la marche à effecteur terminal et et le groupe GT2 + SEF.

Le troisième ECR de haute qualité (Freivogel, Schmalohr & Mehrholz, 2009) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif électromécanique LokoHelp ou un entraînement habituel à la marche sur tapis roulant et sur le sol. La mobilité des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Rivermead Mobility Index (RMI). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Morone et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un entraînement habituel à la marche. Les patients ont été stratifiés par niveau de déficience motrice (score du Motricity Index ≤ 29 : faible motricité ; > 29 : motricité élevée). La mobilité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et en moyenne de 86 à 102 jours après l’AVC selon le niveau de déficience (au moment du congé), par le RMI (les résultats au moment du congé ont été documentés). Une différence significative a été relevée seulement dans le groupe à faible motricité, en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche.

L’essai contrôlé non randomisé (Hesse et al., 2001) a assigné les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC, et qui sont en fauteuil roulant, pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à la physiothérapie habituelle. La mobilité fonctionnelle des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par la Rivermead Motor Assessment (Fonction grossière, scores des Jambes et du Tronc). Aucune amélioration n’a été relevée.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la mobilité de patients ayant subi un AVC. Tandis que deux ECR de haute qualité indique que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel à la marche sur le sol) ; un autre ECR de haute qualité indique que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche sur tapis roulant et sur le sol ; ces études ont utilisé différents dispositifs d’intervention et diffirentes mesures de résultats. Un quatrième ECR de haute qualité a indiqué que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces que l’entraînement à la marche habituel auprès de patients ayant une faible motricité, mais pas auprès de patients ayant une motricité élevée.
Note :
Deux ECR de haute qualité ont relevé que l’entraînement à la marche à effecteur terminal combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (SEF) est plus efficace qu’un entraînement habituel à la marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans SEF.

Paramètres de marcheEfficace2b

Une étude non randomisée (Hesse et al., 2001) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur les paramètres de marche de patients ayant subi un AVC. Cet essai contrôlé non randomisé a assigné les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC, et qui sont en fauteuil roulant, pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à la physiothérapie habituelle. Les paramètres de marche des patients (vélocité, cadence, longueur de la foulée) et les paramètres du cycle dépendant du membre inférieur (période d’appui unilatérale, période d’appui bilatérale, durée de l’appui, durée de l’oscillation, symétrie de l’oscillation, symétrie de l’appui) ont été mesurés à 4 semaines (après l’intervention). Une amélioration significative a été relevée sur certains paramètres de marche mesurés (vélocité, cadence, longueur de la foulée, période d’appui unilatérale, période d’appui bilatérale terminale, symétrie de l’oscillation).

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une étude non randomisée, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont efficaces pour améliorer les paramètres de marche de patients ayant subi un AVC.

SpasticitéInefficace1a

Deux ECR de haute qualité (Freivogel, Schmalohr & Mehrholz, 2009 ; Morone et al., 2011) et une étude non randomisée (Hesse et al., 2001) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la spasticité de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Freivogel, Schmalohr & Mehrholz, 2009) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif électromécanique LokoHelp ou un entraînement habituel à la marche sur tapis roulant et sur le sol. La spasticité des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la Modified Ashworth Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le second ECR de haute qualité (Morone et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un entraînement habituel à la marche. Les patients ont été stratifiés par niveau de déficience motrice (score du Motricity Index ≤ 29 : faible motricité ; > 29 : motricité élevée). La spasticité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et en moyenne de 86 à 102 jours après l’AVC selon le niveau de déficience (au moment du congé), par l’Ashworth Scale (les résultats au moment du congé ont été documentés). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’essai contrôlé non randomisé (Hesse et al., 2001) a assigné les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC, et qui sont en fauteuil roulant, pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 combiné à la physiothérapie habituelle. La spasticité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention) par l’Ashworth Scale. Aucune amélioration n’a été relevée.

Conclusion : De fortes données probantes (niveau 1a), provenant de deux ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel à la marche sur tapis roulant et sur le sol) pour réduire la spasticité de patients ayant subi un AVC. Une étude non randomisée n’a relevé aucune amélioration significative de la spasticité suivant un entraînement à la marche à effecteur terminal.

Vitesse de marcheContradictoire4

Cinq ECR de haute qualité (Tong et al., 2006 ; Ng et al., 2008 ; Freivogel, Schmalohr & Mehrholz, 2009 ; Morone et al., 2011 ; Chua, Culpan & Menon, 2016) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la vitesse de marche de patients ayant subi un AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Tong et al., 2006) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT1 + SEF) ; ou (3) un entraînement habituel à la marche sur le sol. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 2 semaines (au milieu de l’intervention), et à 4 semaines (après l’intervention), par le Test de marche sur 5 mètres. Après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche sur le sol.
Note : Une différence significative a également été relevée aux deux temps de mesure, en faveur du groupe GT1 + SEF comparé au groupe d’entraînement habituel à la marche sur le sol. Aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe d’entraînement à la marche à effecteur terminal et et le groupe GT1 + SEF.

Le second ECR de haute qualité (Ng et al., 2008) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir : (1) un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT2 ; (2) un entraînement à la marche combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (GT2 + SEF) ; ou (3) un entraînement habituel à la marche. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 6 mois (au moment d’un suivi), par le Test de marche sur 5 mètres. Une différence significative entre les groupes a été relevée aux deux temps de mesure, en faveur de l’entraînement à la marche à effecteur terminal comparé à l’entraînement habituel à la marche.
Note : Aux deux temps de mesure, une différence significative a également été relevée en faveur du groupe GT2 + SEF comparé au groupe d’entraînement habituel à la marche. Toujours aux deux temps de mesure, aucune différence significative n’a été relevée entre le groupe d’entraînement à la marche à effecteur terminal et et le groupe GT2 + SEF.

Le troisième ECR de haute qualité (Freivogel, Schmalohr & Mehrholz, 2009) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif électromécanique LokoHelp ou un entraînement habituel à la marche sur tapis roulant et sur le sol. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Test de marche sur 10 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Le quatrième ECR de haute qualité (Morone et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou un entraînement habituel à la marche. Les patients ont été stratifiés par niveau de déficience motrice (score du Motricity Index ≤ 29 : faible motricité ; > 29 : motricité élevée). La vitesse de marche des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et en moyenne de 86 à 102 jours après l’AVC selon le niveau de déficience (au moment du congé), par le Test de marche sur 10 mètres (les résultats au moment du congé ont été documentés). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Le cinquième ECR de haute qualité (Chua, Culpan & Menon, 2016) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif GT1 ou la physiothérapie habituelle, appariée quant à sa durée. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 4 semaines (au milieu de l’intervention), à 8 semaines (après l’intervention), et à 12, 24 et 48 semaines (au moment de suivis), par le Test de marche sur 10 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Des données contradictoires (niveau 4) ont été relevées au sujet de l’efficacité des appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sur la vitesse de marche de patients ayant subi un AVC. Tandis que deux ECR de haute qualité indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal sont plus efficaces qu’un entraînement habituel à la marche ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel à la marche sur le sol) ; trois autres ECR de haute qualité ont indiqué que les appareils d’entraînement à la marche à effecteur terminal ne sont pas plus efficaces qu’un entraînement à la marche habituel, que la physiothérapie habituelle, ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement habituel à la marche sur tapis roulant et sur le sol).
Note :
Deux ECR de haute qualité ont relevé que l’entraînement à la marche à effecteur terminal combiné à une Stimulation électrique fonctionnelle (SEF) est plus efficace qu’un entraînement habituel à la marche sur le sol. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée entre l’entraînement à la marche à effecteur terminal avec ou sans SEF.

Phase de récupération non spécifique à une période – Appareils d’entraînement à la marche à exosquelette

Activités de la vie quotidienneInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Kim et al., 2015) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur les Activités de la vie quotienne (AVQ) de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif WALKBOT ou un entraînement locomoteur habituel, apparié quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances d’entraînement locomeur habituel additionnelles. Les AVQ des patients ont été mesurées à 4 semaines (après l’intervention), et à 8 semaines (au moment d’un suivi), par une version coréeen de l’Indice de Barthel modifié (Soins personnels, Prendre un bain, Se nourrir, Utiliser les toilettes, Utiliser les escaliers, S’habiller, Continence intestinale et vésicale, Se déplacer, Transferts, Score total). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur trois AVQ (S’habiller, Se déplacer et Score total), en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à l’entraînement locomoteur habituel.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement locomoteur habituel) pour améliorer les Activités de la vie quotienne de patients ayant subi un AVC.

CognitionEfficace2b

Une étude non randomisée (Dundar et al., 2014) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la cognition de patients ayant subi un AVC. Cette étude rétrospective non randomisée a comparé des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC qui ont reçu un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat à ceux qui ont reçu la physiothérapie habituelle. La cognition des patients a été mesurée après un minimum à de 30 séances (après l’intervention) par le Mini Mental Status Examination. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à la physiothérapie habituelle.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une une étude non randomisée, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour améliorer la cognition de patients ayant subi un AVC.

Déplacement fonctionnelEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Schwartz et al., 2009), un ECR de qualité acceptable (Kim et al., 2015), et une étude non randomisée (Dundar et al., 2014) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur le déplacement fonctionnel de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de haute qualité (Schwartz et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle pour la rééducation de la marche, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 6 semaines (après l’intervention) par la Functional Ambulation Category (FAC). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à la physiothérapie habituelle.

L’ECR de qualité acceptable (Kim et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif WALKBOT ou un entraînement locomoteur habituel, apparié quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances d’entraînement locomeur habituel additionnelles. Le déplacement fonctionnel des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention), et à 8 semaines (au moment d’un suivi), par la FAC. Une différence significative entre les groupes a été relevée aux deux temps de mesure, en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à l’entraînement locomoteur habituel.

L’étude rétrospective non randomisée (Dundar et al., 2014) a comparé des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC qui ont reçu un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat à ceux qui ont reçu la physiothérapie habituelle. Le déplacement foncionnel des patients a été mesuré après un minimum à de 30 séances (après l’intervention) par la FAC. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement locomoteur habituel) pour améliorer le déplacement fonctionnel de patients ayant subi un AVC.

Endurance à la marcheInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Schwartz et al., 2009) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur l’endurance à la marche de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle pour la rééducation de la marche, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. L’endurance à la marche des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Test de marche en 2 minutes. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour améliorer l’endurance à la marche de patients ayant subi un AVC.

ÉquilibreEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Kim et al., 2015) et une étude non randomisée (Dundar et al., 2014) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur l’équilibre de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Kim et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif WALKBOT ou un entraînement locomoteur habituel, apparié quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances d’entraînement locomeur habituel additionnelles. L’équilibre des patients a été mesuré à 4 semaines (après l’intervention), et à 8 semaines (au moment d’un suivi), par l’Échelle d’équilibre de Berg (EEB). Une différence significative entre les groupes a été relevée aux deux temps de mesure, en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à l’entraînement locomoteur habituel.

L’étude rétrospective non randomisée (Dundar et al., 2014) a comparé des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC qui ont reçu un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat à ceux qui ont reçu la physiothérapie habituelle. L’équilibre des patients a été mesuré après un minimum à de 30 séances (après l’intervention) par l’EEB. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement locomoteur habituel) pour améliorer l’équilibre de patients ayant subi un AVC.
Note :
Cependant, une étude non randomisée a relevé qu’un entraînement à la marche à exosquelette n’est pas plus efficace que la physiothérapie habituelle.

Indépendance fonctionnelleEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Schwartz et al., 2009) et une étude non randomisée (Dundar et al., 2014) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur l’indépendance fonctionnelle de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de haute qualité (Schwartz et al., 2009) a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle pour la rééducation de la marche, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la Mesure de l’indépendance fonctionnelle (MIF – domaines Moteur et Cognitif). Une différence significative entre les groupes a été relevée seulement sur le domaine Moteur de la MIF, en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à la physiothérapie habituelle.

L’étude rétrospective non randomisée (Dundar et al., 2014) a comparé des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC qui ont reçu un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat à ceux qui ont reçu la physiothérapie habituelle. L’indépendance fonctionnelle des patients a été mesurée après un minimum à de 30 séances (après l’intervention) par la FAC. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à la physiothérapie habituelle.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité et d’une étude non randomisée, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour améliorer l’indépendance fonctionnelle de patients ayant subi un AVC.

MobilitéInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Schwartz et al., 2009) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la mobilité de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle pour la rééducation de la marche, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. La mobilité des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Timed Up and Go et la Stroke Activity Scale (scores de Marche et de Position debout). Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, sur aucune des mesures.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour améliorer la mobilité de patients ayant subi un AVC.

Montée d’escaliersEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Schwartz et al., 2009) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la montée d’escaliers de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle pour la rééducation de la marche, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. La montée d’escaliers des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) en fonction du nombre d’escaliers montés. Une différence significative entre les groupes a été relevée dans un sous groupe de patient ayant un déplacement fonctionnel élevé (score sur la Functional Ambulation Category ≥ 3), en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à la physiothérapie habituelle.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour améliorer la montée d’escaliers de patients ayant subi un AVC et ayant un déplacement fonctionnel élevé.

Qualité de vie liée à la santéInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Kim et al., 2015) et une étude non randomisée (Dundar et al., 2014) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la qualité de vie liée à la santé de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Kim et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif WALKBOT ou un entraînement locomoteur habituel, apparié quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances d’entraînement locomeur habituel additionnelles. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 8 semaines (au moment d’un suivi), par l’EuroQoL 5-dimension. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’étude rétrospective non randomisée (Dundar et al., 2014) a comparé des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC qui ont reçu un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat à ceux qui ont reçu la physiothérapie habituelle. La qualité de vie liée à la santé a été mesurée après un minimum à de 30 séances (après l’intervention) par la Medical Outcomes Study Short Form 36 (SF-36 – Fonctionnement physique, Limitations du rôle physique, Douleur, Santé générale, Fonctionnement social, Santé mentale générale, Limitations du rôle émotionnel, Vitalité, Composante physique, Composante mentale). Une différence significative entre les groupes a été relevée sur toutes les mesures de la SF-36, en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à la physiothérapie habituelle.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces qu’une intervention comparative (ici, un entraînement locomoteur habituel) pour améliorer la qualité de vie liée à la santé de patients ayant subi un AVC.
Note :
Cependant, une étude non randomisée a relevé qu’un entraînement à la marche à exosquelette est plus efficace que la physiothérapie habituelle.

Rétablissement moteurEfficace2b

Une étude non randomisée (Dundar et al., 2014) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur le rétablissement moteur de patients ayant subi un AVC. Cette étude rétrospective non randomisée a comparé des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC qui ont reçu un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat à ceux qui ont reçu la physiothérapie habituelle. Le rétablissement moteur des patients a été mesuré après un minimum à de 30 séances (après l’intervention) par la Brunnstrom Recovery Scale (Catégories du membre inférieur). Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à la physiothérapie habituelle.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2b), provenant d’une une étude non randomisée, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour améliorer la cognition de patients ayant subi un AVC.

Sévérité de l'AVCEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Schwartz et al., 2009) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la sévérité de l’AVC de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle pour la rééducation de la marche, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. La sévérité de l’AVC des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par la National Institute of Health Stroke Scale. Une différence significative entre les groupes a été relevée en faveur de l’entraînement à la marche à exosquelette comparé à la physiothérapie habituelle.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sont plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour réduire la sévérité de l’AVC de patients ayant subi un AVC et ayant un déplacement fonctionnel élevé.

SpasticitéInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Kim et al., 2015) et une étude non randomisée (Dundar et al., 2014) ont examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la spasticité de patients ayant subi un AVC.

L’ECR de qualité acceptable (Kim et al., 2015) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif WALKBOT ou un entraînement locomoteur habituel, apparié quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances d’entraînement locomeur habituel additionnelles. La spasticité des patients a été mesurée à 4 semaines (après l’intervention), et à 8 semaines (au moment d’un suivi), par la Modified Ashworth Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée, à aucun des temps de mesure.

L’étude rétrospective non randomisée (Dundar et al., 2014) a comparé des patients en phase subaiguë et chronique de récupération post-AVC qui ont reçu un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat à ceux qui ont reçu la physiothérapie habituelle. La spasticité des patients a été mesurée après un minimum à de 30 séances (après l’intervention) par la Modified Ashworth Scale. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes limitées (niveau 2a), provenant d’un ECR de qualité acceptable et d’une étude non randomiée, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle ou qu’une intervention comparative (ici, un entraînement locomoteur habituel) pour améliorer la spasticité de patients ayant subi un AVC.

Vitesse de marcheInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Schwartz et al., 2009) a examiné l’effet des appareils d’entraînement à la marche à exosquelette sur la vitesse de marche de patients ayant subi un AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë et subaiguë de récupération post-AVC pour recevoir un entraînement à la marche utilisant le dispositif Lokomat ou la physiothérapie habituelle pour la rééducation de la marche, appariée quant à sa durée ; les deux groupes ont également reçu des séances de physiothérapie additionnelles. La vitesse de marche des patients a été mesurée à 6 semaines (après l’intervention) par le Test de marche sur 10 mètres. Aucune différence significative entre les groupes n’a été relevée.

Conclusion : Des données probantes modérées (niveau 1b), provenant d’un ECR de haute qualité, indiquent que les appareils d’entraînement à la marche à exosquelette ne sont pas plus efficaces que la physiothérapie habituelle pour améliorer la vitesse de marche de patients ayant subi un AVC.


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