Négligence spatiale unilatérale

Note : En passant en revue les résultats dans le tableau synoptique, il est important de noter qu’ils sont toujours faits selon les critères d’essais cliniques randomisés (ECR) – spécifiquement comparés à un groupe témoin. Pour clarifier, les individus recevant le traitement peuvent s’être améliorés comparativement à leur état avant ce traitement MAIS ne se sont pas améliorés sensiblement plus que ceux du groupe témoin (lorsque les deux groupes ont été comparés au moment de l’évaluation post-traitement). La conclusion que vous verrez alors est que le traitement n’est pas efficace voulant dire « plus efficace » que le traitement témoin auquel il a été comparé. Les études non randomisées ne sont plus incluses lorsqu’il y a suffisamment d’évidences de recherche indiquant de fortes données probantes (niveau 1a).

L’efficacité de différentes interventions dans la gestion de la Négligence spatiale unilatérale (NSU) a été examiné avec des individus ayant subi un AVC. Les résultats de plusieurs études au sujet de la NSU sont compilés dans ce module, incluant seize ECR de haute qualité, quatorze ECR de qualité acceptable, quatre ECR de faible qualité, et plusieurs études non randomisées qui évaluent les avantages des différentes interventions dans le traitement de la NSU. L’information est regroupée en fonction du temps qui s’est écoulé depuis l’AVC ainsi que et le type d’intervention utilisé. 

Cliquez ici pour visualiser le tableau des résultats par auteurs (anglais seulement).

Phase aiguë

Activation d’un membreEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Kalra et al., 1997) a examiné l’impact d’une intervention d’activation d’un membre sur les symptômes de la NSU avec des patients en phase aiguë post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients avec une négligence visuelle pour recevoir des indices spatiomoteurs selon le modèle d’intégration attentionnelle motrice (attentional motor integration) ou la réadaptation habituelle. À 12 semaines, une différence significative entre les groupes a été notée sur les habiletés visuo-perceptives telles que mesurées par les sous-échelles Image and Cancellation du Rivermead Perceptual Assessment Battery – Body en faveur du groupe d’intervention par indices spatiomoteurs comparé au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’une intervention d’activation d’un membre par indices spatiomoteurs est plus efficace que la réadaptation habituelle pour améliorer la NSU de patients en phase aiguë post-AVC.

Balayage visuelInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Ianes et al., 2012) a examiné l’effet d’un entraînement par balayage visuel sur la NSU avec des patients en phase aiguë post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients avec NSU gauche pour recevoir un demi cache-œil du côté droit ou un entraînement par balayage visuel pour une période de 15 jours. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les symptômes de NSU tels qu’évalués par le Line Crossing Test, le Bells Test et le Line Bisection Test. Cependant, à une semaine de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur les résultats du Line Crossing Test seulement, en faveur du demi cache-œil comparé à l’entraînement par balayage visuel.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement par balayage visuel n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, l’emploi d’un demi cache-œil) pour améliorer la NSU de patients en phase aiguë post-AVC.
Note : En fait, le demi cache-œil était plus efficace que l’entraînement par balayage visuel sur l’une des mesures de la NSU.

Cache-œilInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Ianes et al., 2012) a examiné l’effet d’un cache-œil sur l’hémichamp droit sur les symptômes de la NSU avec des patients en phase aiguë post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients avec NSU gauche pour recevoir un demi cache-œil du côté droit ou un entraînement par balayage visuel pour une période de 15 jours. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les symptômes de NSU tels qu’évalués par le Line Crossing Test, le Bells Test et le Line Bisection Test. Cependant, à 1 semaines de suivi, une différence significative a été observé sur le Line Crossing Test seulement, en faveur du groupe du demi cache-œil comparé à l’entraînement par balayage visuel.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que l’emploi d’un cache-œil n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement par balayage visuel) pour améliorer la NSU de patients en phase aiguë post-AVC. Notons cependant que cet ECR de haute qualité a noté une différence significative entre les groupes lors du suivi, sur l’une des mesures de la NSU après l’emploi d’un cache-œil.

Imagerie visuelleEfficace2b

Une étude quasi-expérimentale (Niemeier et al., 2001) a examiné l’effet de l’imagerie visuelle sur la NSU de patients en phase aiguë post-AVC. Cette étude à mesures répétées de type pré/post a assigné les patients pour recevoir un entraînement par imagerie visuelle combiné à la réadaptation habituelle ou la réadaptation habituelle seule. L’entraînement par imagerie visuelle privilégiant la technique du balayage visuel. Après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les symptômes de NSU tels que mesurés par le Mesulam Verbal Cancellation Test et la Rancho Los Amigos Cognitive and Behavioural Scale. Cependant, une différence significative entre les groupes a été notée sur la Mesure de l’Indépendance Fonctionnelle (MIF) au niveau des items évaluant la marche, les déplacements en fauteuil roulant et la résolution de problèmes ainsi que pour une tâche consistant à trouver un itinéraire.
Note : Aucune différence n’a été notée pour les sous-échelles évaluant les soins de l’apparence, l’habillage (partie inférieure et supérieure), l’alimentation, la toilette, le jugement sécuritaire, l’attention, la baignoire, la compréhension et l’expression de la MIF.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que l’imagerie visuelle privilégiant la technique du balayage visuel, combinée à la réadaptation habituelle, n’est pas plus efficace que la réadaptation habituelle seule pour améliorer la NSU de patients en phase aiguë post-AVC.

Implication familialeEfficace2b

Une étude quasi-expérimentale (Osawa & Maeshima, 2010) a examiné les effets de l’implication familiale sur la NSU de patients en phase aiguë post-AVC. Cette étude quasi-expérimentale a assigné les patients avec NSU gauche pour recevoir la réadaptation habituelle avec une implication familiale ou la réadaptation habituelle seule. À 3 semaines après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la NSU des patients telle que mesurée par le Behavioral Inattention Test (BIT) en faveur du groupe d’implication familiale comparé au groupe témoin.
Note : Aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la mesure de la dominance hémisphérique telle qu’évaluée par le Laterality Index.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que la réadaptation habituelle avec une implication familiale est plus efficace que la réadaptation habituelle seule pour améliorer la NSU de patients en phase aiguë post-AVC.

Prismes optiquesEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Nys et al., 2008) a examiné l’effet d’une intervention par prismes optiques sur la NSU de patients en phase aiguë post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients pour porter des lunettes prismatiques avec une déviation de 10°vers la droite ou des lunettes neutres avec 0° de déviation pour effectuer des exercices de pointage durant 30 minutes par jour sur une période consécutive de 4 jours. À 4 jours après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la NSU telle que mesurée par le Schenkenberg Line Bisection Task, Le BIT Letter Cancellation Task et le Scene Copying Task, en faveur des lunettes prismatiques comparées aux lunettes neutres.
Note : Aucune différence significative entre les groupes n’a été observée sur quatre sous-échelles du BIT (Star Cancellation, Figure Copying, Representational Drawing, et Line Bisection) lors du suivi de 1 mois.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que les prismes optiques sont plus efficaces, à court terme, que les lunettes neutres pour améliorer la NSU de patients en phase aiguë post-AVC.

Réalité virtuelleEfficace2b

Un ECR de faible qualité (Kim et al., 2011) a examiné l’effet de la réalité virtuelle sur la NSU de patients en phase aiguë post-AVC. Cet ECR de faible qualité a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation de la NSU par réalité virtuelle ou la rééducation habituelle de la NSU. À 3 semaines après l’intervention, les deux ont démontré une amélioration significative de la NSU (telle que mesuré par le Star Cancellation Test, le Line Bisection Test et la Catherine Bergego Scale). Cependant, après l’intervention, le groupe de rééducation par réalité virtuelle a démontré une meilleure amélioration que le groupe témoin comparé aux résultats obtenus au départ de l’étude sur le Star Cancellation Test et la Catherine Bergego Scale.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’un ECR de faible qualité indiquant que la rééducation par réalité virtuelle est plus efficace que la rééducation habituelle pour améliorer la NSU de patients en phase aiguë post-AVC.

Stimulation magnétique transcrânienne répétée (SMTr)Inefficace1b

Un ECR de haute qualité (Kim et al., 2013) a examiné l’effet de la stimulation magnétique transcrânienne répétée (SMTr) sur la NSU de patients en phase aiguë post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients en phase aiguë post-AVC une négligence visuo-spatiale pour recevoir une stimulation magnétique transcrânienne répétée de basse fréquence (1 Hz) au cortex pariétal postérieur non-affecté, une SMTr de haute fréquence (10 HZ) au cortex pariétal postérieur affecté, ou une intervention simulée. Les patients ont reçu leur intervention respective à raison de dix séances sur une période de deux semaines. À 2 semaines après l’intervention, il y avait une différence significative entre les groupes sur seulement une mesure de la NSU (Line Bisection Test) en faveur de la SMTr de haute fréquence comparée l’intervention simulée. Il n’y avait aucune différence significative entre les groupes sur les autres mesures de la NSU (Motor-Free Visual Perception Test, Star Cancellation Test, Catherine Bergego Scale).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la SMTr n’est pas plus efficace qu’une intervention simulée pour améliorer la NSU de patients en phase aiguë post-AVC.
Note : La SMTr de haute fréquence est plus efficace qu’une intervention simulée sur seulement une mesure de la NSU (Line Bisection Test).

Thérapie par le miroirEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Pandian et al., 2014) a examiné l’effet de la thérapie par le miroir sur l’héminégligence de patients en phase aiguë post-AVC. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement les patients à un groupe d’intervention de thérapie par le miroir ou à un groupe témoin pratiquant les mêmes exercices mais utilisant un miroir non-réfléchissant. Une différence significative entre les groupes a été notée sur la NSU telle que mesurée par le Star Cancellation Test, le Line Bisection Test et le Picture Identification Task, à 1, 3 et 6 mois, en faveur du groupe de thérapie par le miroir comparé au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la thérapie par le miroir est plus efficace qu’une intervention témoin pour améliorer la NSU de patients en phase aiguë post-AVC.

Phase subaiguë

Activation d’un membreÉvidence insuffisante5

Aucun ECR publié n’a examiné l’effet d’une intervention par activation des membres sur la NSU de patients en phase subaiguë d’un AVC. Une étude non randomisée (Bailey et al., 2002) est cependant examinée. Cette étude non randomisée a assigné deux patients en phase subaiguë d’un AVC avec NSU pour pratiquer un entraînement par activation d’un membre contralésionnel utilisant des tâches fonctionnelles significatives du membre supérieur dans l’hémiespace négligé, pour dix séances d’une heure exécutées sur une période trois semaines. Après l’intervention, les deux patients ont démontré une amélioration significative sur au moins l’une des mesures de la NSU (BIT Star Cancellation Test, Line Bisection Test et le Baking Tray Task), amélioration qui s’est maintenue au suivi de 3 semaines.

Conclusion : Il y a des données probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’activation d’un membre sur la NSU de patients en phase subaiguë post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude non randomisée a relevé une amélioration sur des mesures de la NSU suivant une intervention par activation des membres.

Balayage visuelContradictoire4

Deux ECR de haute qualité (Fanthome et al., 1995Kerkhoff et al., 2012), trois ECR de qualité acceptable (Weinberg et al., 1977Weinberg et al., 1979Antonucci et al., 1995), un ECR de faible qualité (Paolucci et al., 1996) et une étude non-randomisée (Bailey et al., 2002) ont examiné l’effet du balayage visuel sur la NSU de patients en phase subaiguë post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Fanthome et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rétroaction auditive du mouvement des yeux ou aucun traitement de l’inattention visuelle. Le groupe d’intervention devait porter des lunettes qui faisaient entendre un bip sonore si le patient ne réussissait pas à déplacer ses yeux vers la gauche dans un intervalle de 15 secondes. À 4 semaines après l’intervention et à 8 semaines de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur le mouvement des yeux ou la NSU tels que mesurés par le BIT.

Le second ECR de haute qualité (Kerkhoff et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë d’un AVC avec une négligence visuelle et auditive à gauche pour recevoir un entraînement par balayage visuel ou une stimulation optocinétique. À 4 semaines après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la négligence visuelle (telle que mesurée par la Horizontal Line Bisection Task, la Number Cancellation Task et la Reading Task), en faveur du groupe de stimulation optocinétique comparé au groupe d’entraînement par balayage visuel. Cette différence n’a pas conservé sa valeur significative lors du suivi de 2 mois.

Le premier ECR de qualité acceptable (Weinberg et al., 1977) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë d’un AVC avec une NSU gauche pour recevoir un entraînement par balayage visuel ou la réadaptation habituelle. À 4 semaines après l’intervention, une amélioration significative entre les groupes a été notée sur une batterie de tests neuropsychologiques (incluant le Wide Range Reading Achievement Test, le Paragraph Reading, le Wide Range Arithmetic, le Single Letter Cancellation Test et le Double Letter Cancellation Test), en faveur de groupe d’entraînement par balayage visuel comparé au groupe témoin.

Le second ECR de qualité acceptable (Weinberg et al., 1979) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë d’un AVC avec une NSU gauche pour recevoir un entraînement par balayage visuel avec conscience spatiale et sensorielle ou la réadaptation habituelle. À 4 semaines après l’intervention, une amélioration significative entre les groupes a été notée sur une batterie de tests neuropsychologiques (incluant le Wide Range Reading Achievement Test, le Paragraph Reading, le Wide Range Arithmetic, le Single Letter Cancellation Test et le Double Letter Cancellation Test), en faveur de groupe d’entraînement par balayage visuel comparé au groupe témoin.
Note : Une analyse plus poussée a révélé que les participants du groupe d’intervention qui avaient des déficiences sévères avaient significativement de plus grandes améliorations après le traitement comparativement à ceux ayant une déficience plus faible.

Le troisième ECR de qualité acceptable (Antonucci et al., 1995) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation spécifique de la négligence (immédiatement après leur admission à l’hôpital ou après un délai d’attente) incluant un entraînement par balayage visuel, la lecture, la copie, le dessin et des tâches de description des figures. Une amélioration significative intra-groupe a été notée sur la négligence (telle que mesurée par le Letter Cancellation Test, le Albert’s Barrage Test, le Sentence Reading Test, le Wundt-Jastrow Area Illusion Test et la Functional Neglect Scale) suivant l’intervention de rééducation spécifique de la négligence.
Note : L’étude n’a pas documenté les différences entre les groupes. Le groupe recevant la rééducation spécifique de la négligence après un délai d’attente, a reçu entretemps un entraînement cognitif non-spécifique ; aucune amélioration significative n’a été notée suite à cette intervention.

L’ECR de faible qualité de type croisé (Paolucci et al., 1996) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë d’un AVC avec une NSU gauche pour recevoir une rééducation spécifique de la négligence immédiatement après leur admission à l’hôpital (exercices de balayage visuel, de lecture, de copie, de dessin de lignes et des tâches de description de scènes) ou une rééducation spécifique de la négligence après un délai d’attente (entretemps les participants recevaient une intervention cognitive générale). À 8 semaines après l’intervention (post-intervention 1), une différence significative entre les groupes a été notée sur la négligence visuelle (telle que mesurée par le Letter Cancellation Test, le Barrage Test, le Wundt-Jastrow Area Illusion Test et le Sentence Reading Test), en faveur du groupe ayant reçu la rééducation spécifique de la négligence immédiatement après leur admission comparé au groupe d’attente ayant reçu une intervention cognitive générale. À 16 semaines après l’intervention (post-intervention 2), alors que le second groupe avait reçu la rééducation spécifique de la négligence, il n’y avait plus de différences significatives entre les groupes sur la NSU.
Note: Cependant, aucune différence entre les groupes n’a été obtenues sur une quatrième mesure de la NSU (Barrage Test) aux deux temps de mesure.

L’étude non-randomisée (Bailey et al., 2002) a assigné cinq patients pour participer à un entraînement par balayage visuel avec indices alors qu’ils effectuaient des tâches et des jeux de lecture et de copie. À 3 semaines après l’intervention et à 3 semaines de suivi, trois des cinq patients ont démontré une amélioration significative de la NSU sur l’un ou plusieurs tests (mesurées par le BIT Star Cancellation Test, le Line Bisection Test et le Baking Tray Task).

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) au sujet de l’effet du balayage visuel sur la NSU de patients en phase subaiguë post-AVC. Des distinctions au niveau du type et la durée de l’entraînement par balayage visuel, des diverses interventions témoins, et des différentes mesures utilisées pour évaluer la NSU, sont susceptibles d’établir des divergences entre les études qui ne permettent pas d’effectuer une conclusion adéquate.

Balayage visuel avec rotation du troncEfficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Wiart et al., 1997) a examiné l’utilisation de la rotation du tronc pour encourager l’exploration visuelle de l’hémiespace négligé chez les patients en phase subaiguë d’un AVC avec NSU. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une rééducation par balayage visuel avec rotation du tronc volontaire (selon la méthode Bon-Saint-Côme), ou la neuroréadaptation habituelle. À 30 jours après l’intervention et à 60 jours de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée au niveau de l’amélioration des mesures de la NSU (Scheckenberg Line Bisection Test, Alberts Line Cancellation Test, Bell Test), en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la rééducation par balayage visuel avec rotation du tronc est plus efficace qu’une intervention témoin (ici, la neuroréadaptation habituelle) pour améliorer les symptômes de la NSU de patients en phase subaiguë post-AVC.

Entraînement sur ordinateurInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Modden et al., 2012) a examiné l’effet d’un entraînement sur ordinateur sur la NSU avec des patients en phase subaiguë post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë d’un AVC et atteint d’hémianopsie homonyme pour recevoir un entraînement informatisé de rétablissement (IR), une thérapie compensatoire (TC), ou le programme d’ergothérapie habituel, combinés aux soins de réadaptation prévus. Les patients assignés au groupe IR ont dû répondre à des stimuli tels qu’ils apparaissent sur l’écran d’ordinateur, les mouvements des yeux n’étaient pas autorisés. Les patients du groupe TC ont pratiqué des tâches exploratoires visuelles du champ hémianopsie. À 3 semaines après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures de la NSU telles qu’évaluées par le Test of Attentional Performance (TAP) Visual Field Test, Phasic Alertness et des tests de balayage visuel ; le Behavioral Inattention Test (BIT) Line Cancellation, Star Cancellation et le Letter Cancellation Tasks; et sur un test de lecture du Weschler Memory Test.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que l’entraînement sur ordinateur n’est pas plus efficace que le programme d’ergothérapie habituel pour améliorer la NSU de patients en phase subaiguë post-AVC.
Note : Les résultats d’un ECR de qualité acceptable indiquent également qu’il n’y a pas de différence significative entre deux formes d’entraînement sur ordinateur.

Prismes optiquesInefficace1a

Deux ECR de haute qualité (Turton et al., 2010Mizuno et al., 2011), un ECR de qualité acceptable (Rossi et al., 1990) et une étude cas à mesures répétées (Pisella et al., 2002) ont examiné l’effet d’une intervention par prismes optiques sur la NSU de patients en phase subaiguë post-AVC.

Le premier ECR de haute qualité (Turton et al., 2010) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë post-AVC avec une NSU gauche pour recevoir un entraînement par prismes optiques utilisant des lentilles prismatiques avec une déviation de 6° ou une intervention simulée utilisant des lunettes neutres. À 2 semaines après l’intervention et à 8 semaines de suivi, aucune différence significative entre les groupe n’a été notée sur la NSU telle que mesurée par le BIT.

Le second ECR de haute qualité (Mizuno et al., 2011) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë post-AVC avec une NSU gauche à un groupe d’entraînement par prismes optiques ou à un groupe témoin utilisant des lunettes neutres. Les lunettes prismatiques déviaient le champ visuel de 12° vers la droite. Les patients ont également été regroupés selon la sévérité de la NSU (faible à sévère). Aucune différence significative entre les groupe n’a été notée sur la NSU (telle que mesurée par le BIT-B, le BIT-C et la Catherine Bergego Scale), à 2 semaines après l’intervention ni lors du congé de l’hôpital.

L’ECR de qualité acceptable (Rossi et al., 1990) a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë post-AVC atteint d’hémianopsie homonyme ou de négligence visuelle unilatérale à un groupe d’intervention utilisant des lentilles de Fresnel ou à un groupe témoin ne recevant pas d’intervention spécifique. Les lentilles de Fresnel de 15 dioptries étaient appliquées sur des prismes optiques qui ont été portés pendant toute la journée. À 4 semaines après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur les mesures de la NSU (Motor Free Visual Perception Test, Line Bisection Task, Line Cancellation Task, Harrington Flocks Visual Field Screener, Tangent Screen Examination), en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin.

L’étude de cas à mesures répétées (Pisella et al., 2002) a assigné deux patients en phase subaiguë d’un AVC avec une NSU pour recevoir une séance de traitement par prismes optiques. Un des deux patients a démontré une amélioration de sa NSU (Line Bisection Test) après le traitement, améliorations qui sont demeurées stables jusqu’à 4 jours après l’intervention.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que les prismes optiques ne sont pas plus efficaces que les lunettes neutres pour améliorer la NSU de patients en phase subaiguë post-AVC. Cependant, un ECR de qualité acceptable a démontré une amélioration de la NSU suivant l’utilisation de prismes optiques, tandis qu’une étude de cas à mesures répétées notait des améliorations chez l’un de deux patients sur une mesure de la NSU suivant une séance de traitement par prismes optiques.

Réalité virtuelleInefficace2b

Aucun ECR publié n’a examiné l’effet de la réalité virtuelle sur la NSU de patients en phase subaiguë d’un AVC. Une étude quasi-expérimentale (Katz et al., 2005) est cependant examinée. Cette étude quasi-expérimentale a assigné des patients en phase subaiguë post-AVC avec NSU pour recevoir un entraînement pour traverser la rue par réalité virtuelle sur ordinateur, ou un entraînement de tâches par balayage visuel sur ordinateur. À 4 semaines après l’intervention, aucune différence entre les groupes n’a été notée sur les mesures de la NSU (BIT Star Cancellation Test, Mesulam Symbol Cancellation Test).
Note : Après l’intervention, le groupe témoin a démontré une amélioration significative sur le BIT Star Cancellation Test, tandis qu’aucune amélioration significative n’a été observée pour le groupe d’entraînement par réalité virtuelle. Cependant les deux groupes ont démontré une amélioration significative sur les résultats du Mesulam Symbol Cancellation Test.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que la réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (ici, un entraînement de tâches par balayage visuel sur ordinateur) pour améliorer la NSU de patients en phase subaiguë post-AVC.
Note : Le groupe d’entraînement par réalité virtuelle présentait, aux mesures du départ de l’étude, un niveau de sévérité plus marqué de la NSU que le groupe témoin, ce qui a fort probablement contribué à l’absence de conclusion significative entre les groupes après l’intervention.

Stimulation magnétique transcrânienne (SMT) – Stimulation Theta-burst (STB)Efficace1a

Deux ECR de haute qualité (Cazzoli et al., 2012Koch et al., 2012) ont examiné les effets de la stimulation Theta-burst (STB), – stimulation magnétique transcrânienne (SMT), de la partie postérieure du cortex pariétal gauche, sur les symptômes de la NSU de patients en phase subaiguë d’un AVC avec une NSU gauche.

Le premier ECR de haute qualité (Cazzoli et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une STB continue suivie d’une stimulation simulée (STB1), la stimulation simulée suivie de la STB continue (STB2), ou aucune stimulation (témoin). Immédiatement après l’intervention et aux suivis de 1 et 2 semaines, une différence significative entre les groupes a été notée sur le NSU telle que mesurée par la Catherine Bergego Scale, le Vienna test system, le Random Shape Cancellation Test et le Two-Part Picture Test, en faveur des groupes de STB continue comparés au groupe qui n’a reçu aucune stimulation.
Note : Aucune différence entre les groupes n’a été notée sur une autre mesure de la NSU (le Munich Reading Texts), à aucun des temps de mesure. L’étude n’a pas comparé la STB continue et la stimulation simulée.

Le second ECR de haute qualité (Koch et al., 2012) a assigné aléatoirement les patients pour recevoir une STB continue (STBc) ou une STB simulée de la partie postérieure du cortex pariétal gauche, combinées à la réadaptation habituelle. À 2 semaines après l’intervention et au suivi de 4 semaines, une différence significative entre les groupes a été notée sur le NSU telle que mesurée par le BIT, en faveur du groupe de STBc comparé au groupe a reçu une STB stimulée.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que la stimulation Theta-burst (STB) de la partie postérieure du cortex pariétal gauche est plus efficace qu’une intervention comparative (ici, aucune stimulation ou une stimulation simulée) pour améliorer les symptômes de la NSU du champ visuel gauche de patients en phase subaiguë post-AVC avec NSU.

Stimulation optocinétiqueEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Kerkhoff et al., 2012) a examiné l’effet de la stimulation optocinétique sur la NSU avec des patients en phase subaiguë post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients en phase subaiguë post-AVC avec une négligence visuelle et auditive gauche pour recevoir une stimulation optocinétique (SOC) ou un entraînement par balayage visuel habituel. À 4 semaines après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la négligence visuelle (telle que mesurée par Le Horizontal Line Bisection Task, le Number Cancellation Task, et le Reading Task), en faveur du groupe SOC comparé à l’entraînement par balayage visuel. Cette différence entre les groupes n’a pas conservé sa valeur significative lors du suivi de 2 mois.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation optocinétique est plus efficace, à court terme, qu’une intervention comparative (ici, l’entraînement par balayage visuel) pour améliorer la NSU de patients en phase subaiguë post-AVC.

Thérapie par le miroirEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Dohle et al., 2009) a examiné l’effet la thérapie par le miroir sur la NSU avec des patients en phase subaiguë post-AVC. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement les patients à un groupe de thérapie par le miroir qui effectuait des exercices du membre supérieur en regardant le membre non affecté dans un miroir, ou à un groupe témoin qui effectuait les mêmes exercices en regardant directement le membre affecté. Une différence significative entre les groupes a été notée sur l’héminégligence (telle que mesurée en utilisant une échelle de notation à 5 points dérivé du Behavioural Inattention Test et du Test of Attentional Performance) en faveur du groupe de thérapie par le miroir comparé au groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la thérapie par le miroir est plus efficace qu’une intervention témoin pour améliorer la NSU de patients en phase subaiguë post-AVC.

Vibration nuque/mainEfficace2b

Une étude quasi-exprimentale (Kamada et al.,2011) a examiné l’effet de la vibration nuque/main sur la NSU de patients en phase subaiguë d’un AVC. Cette étude avec des mesures de base multiples a assigné les patients pour recevoir des séances de vibration de la nuque avant leur programme d’ergothérapie selon une forme A1-B-A2. Les séances de vibration (intervention B) étaient appliquées sur la partie postérieure gauche des muscles du cou durant 5 minutes en utilisant un vibrateur portable, tandis que le programme d’ergothérapie (intervention A1 et A2) consistait en la réalisation d’activités quotidiennes, vocationnelles, perceptuelles et fonctionnelles. Des améliorations significatives de la NSU ont été notées sur les résultats du BIT (standard et comportemental), après les interventions B et A2, comparées aux résultats obtenus au départ de l’étude.
Note : Des améliorations significatives (qui n’ont pas été comparées aux résultats obtenus au départ de l’étude), ont été notées après les séances après l’intervention B (résultats du BIT standard et comportemental) et après l’intervention A2 (résultats du BIT comportemental).

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que l’utilisation de la stimulation par vibration de la nuque combiné à un programme d’ergothérapie habituel peut améliorer, immédiatement après l’intervention, les symptômes de la NSU de patients en phase subaiguë d’un AVC.

Phase chronique

Balayage visuelÉvidence insuffisante5

Une étude non-randomisée (Ladavas et al., 1994) a examiné l’effet du balayage visuel sur la NSU de patients en phase chronique post-AVC. Cette étude non-randomisée a assigné les patients en phase chronique d’un AVC avec NSU gauche pour recevoir un entraînement informatisé focalisé par balayage visuel avec formation de l’attention, un entraînement informatisé non-focalisé par balayage visuel avec formation de l’attention, ou un entraînement non-informatisé par balayage visuel avec formation de l’attention (groupe témoin). À 6 semaines après l’intervention, les deux groupes d’intervention ont démontré une amélioration sur les mesures de la NSU (Letter Cancellation Test, Line Cancellation Test, Bells Test, Object Pointing Task) et sur une mesure non standardisée de l’extinction visuelle et de la négligence.
Note : L’amélioration de la détection de cibles était spécifique au champ visuel gauche. Aucune amélioration significative, pour aucun des groupes, n’a été notée sur une mesure non standardisée de l’extinction tactile et de la négligence.

Conclusion : Il y a des données probantes insuffisantes (niveau 5) au sujet de l’effet d’un entraînement par balayage visuel sur la NSU de patients en phase chronique post-AVC. Cependant, il convient de noter qu’une étude non randomisée a relevé une amélioration sur des mesures de la NSU suivant un entraînement informatisé par balayage visuel avec formation de l’attention.

Réalité virtuelleEfficace2b

Deux études non randomisées (Webster et al., 2001Sedda et al., 2013) ont examiné l’effet de la réalité virtuelle sur la NSU de patients en phase chronique d’un AVC.

La première étude, quasi-expérimentale (Webster et al., 2001), a assigné les patients pour recevoir une rééducation de la NSU par réalité virtuelle mettant l’accent sur le déplacement en fauteuil roulant en évitant des obstacles tout en effectuant des tâches, ou la rééducation habituelle de la NSU. Après l’intervention, une différence significative a été notée sur toutes les mesures de la NSU (nombre d’erreurs lors de l’exécution de tâches de franchissement d’obstacles réels et virtuels en fauteuil roulant, nombre de chutes rapportées au cours de l’hospitalisation, nombre d’obstacles frappés sur une vidéo d’évitement d’obstacles), en faveur du groupe de rééducation par réalité virtuelle comparé à la rééducation habituelle.

La seconde étude, de type pré/post (Sedda et al., 2013), a assigné un patient en phase chronique d’un AVC avec une NSU gauche pour recevoir un entraînement par réalité virtuelle utilisant la console PlayStation 3 « EyeToy » pour saisir des objets virtuels parmi des distracteurs en utilisant la main non-affectée. À 4 semaines après l’intervention et à 5 mois de suivi, une amélioration significative* a été notée sur les mesures de la NSU (Line Bisection Test, Albert’s Cancellation Test).
*Note : Les résultats statistiques n’ont pas été documentés.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’une étude quasi-expérimentale indiquant que la rééducation de la NSU par réalité virtuelle est plus efficace que la rééducation habituelle de la NSU pour améliorer la NSU de patients en phase chronique post-AVC. Il convient de noter qu’une étude de cas unique de type pré/post a relevé une amélioration des mesures de la NSU suivant un entraînement par réalité virtuelle.

Phase de récupération non spécifique à une période

Activation d’un membreContradictoire4

Deux ECR de haute qualité (Robertson et al., 2002Luukkainen-Markkula et al., 2009) et un ECR de qualité acceptable (Harvey et al., 2003) ont examiné l’effet des exercices d’activation d’un membre sur la NSU de patients en phase de récupération post-AVC non-spécifique à une période.

Le premier ECR de haute qualité (Robertson et al., 2002) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et avec une négligence visuelle unilatérale gauche pour recevoir un entraînement de la perception combiné à une intervention d’activation d’un membre, ou un entraînement de la perception seul. À 12 semaines après l’intervention et à 3, 6, 18-24 mois de suivi, aucune différence significative n’a été notée sur les mesures de la NSU (Behavioural Inattention TestBIT, Comb and Razor Test, Landmark Test).

Le second ECR de haute qualité (Luukkainen-Markkula et al., 2009) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et avec une négligence hémispatiale gauche pour recevoir une thérapie par activation du bras gauche, ou un entraînement par balayage visuel combinés à la réadaptation habituel. À 3 semaines après l’intervention et à 6 mois de suivi, le groupe de thérapie par activation du bras a démontré une amélioration significative de la négligence visuelle (sous-échelles du BIT standard). Il n’y avait aucune amélioration significative au niveau de la négligence comportementale, à aucun des temps de mesure de la Catherine Bergego Scale.
Note : Les différences entre les groupes n’ont pas été documentées.

L’ECR de qualité acceptable (Harvey et al., 2003) a assigné de façon pseudo-aléatoire des patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et avec une NSU gauche à un groupe d’intervention effectuant des exercices de lever de tiges dans la ligne médiane ou des exercices de lever des tiges du côté droit (groupe témoin). À 3 jours après l’intervention (étape 1), une différence significative entre les groupes a été notée sur l’une des mesures de la NSU (Landmark Test), en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin. À 10 jours après l’intervention (étape 2) et à 1 mois de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les autres mesures de la NSU (Line Bisection Test, Real Objects Test, BIT, Balloons Test).

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) au sujet de l’effet des exercices d’activation d’un membre sur la NSU de patients post-AVC. Alors qu’un premier ECR de haute qualité indique qu’une intervention par activation d’un membre n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative ou une intervention témoin pour améliorer la NSU de patients post-AVC, un second ECR de haute qualité a démontré une amélioration significative de la négligence visuelle suivant une intervention par activation d’un membre comparé à un entraînement par balayage visuel. Finalement, un ECR de qualité acceptable a observé une différence significative entre les groupes sur l’une des mesures de la NSU suivant une intervention par activation d’un membre, mais pas sur trois autres mesures de la NSU après l’intervention ni au moment du suivi.

Balayage visuelInefficace1a

Deux ECR de haute qualité (Roberston et al., 1990Luukkainen-Markkula et al., 2009) et un ECR de qualité acceptable  (Ferreira et al., 2011) ont examiné l’effet de la réalité virtuelle sur la NSU avec des patients en phase de récupération post-AVC non-spécifique à une période.

Le premier ECR de haute qualité (Roberston et al., 1990) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC avec NSU gauche et présentant une lésion cérébrale acquise pour recevoir un entraînement du balayage visuel sur ordinateur et un entraînement de l’attention, ou une activité récréative sur ordinateur. À 9 semaines après l’intervention et à 6 mois de suivi, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures de la négligence (BIT, Rey-Osterreith Complex Figure Copy Test, Neale Reading Test Accuracy Score, Letter Cancellation Test, WAIS-R Block Design Subtest, et à partir d’un rapport d’observation de la négligence). Notons qu’après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été observée sur l’une des mesures de la NSU (WAIS-R Picture Completion Subtest), différence qui n’a pas conservé sa valeur significative au moment du suivi.

Le second ECR de haute qualité (Luukkainen-Markkula et al., 2009) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë et subaiguë d’un AVC avec une négligence hémispatiale gauche pour recevoir une thérapie par activation du bras gauche ou un entraînement par balayage visuel combinés à la réadaptation habituelle. Le groupe d’entraînement par balayage visuel n’a pas démontré d’amélioration de la négligence visuelle (mesurée par les résultats du BIT standard) à 3 semaines après l’intervention mais une amélioration significative a été observée 6 mois plus tard au moment du suivi. Aucune amélioration de la négligence comportementale (Catherine Bergego Scale) n’a été notée à aucun des temps de mesure.
Note : Les différences entre les groupes n’ont pas été documentées.

L’ECR de qualité acceptable  (Ferreira et al., 2011) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et avec une négligence hémispatiale gauche pour recevoir un entraînement par balayage visuel, un entraînement par pratique mentale, ou seulement la physiothérapie habituelle (groupe témoin). À 5 semaines après l’intervention, une différence significative a été notée sur la négligence (résultats du BIT standard), en faveur du groupe d’entraînement par balayage visuel comparé au groupe témoin. Cette différence n’a toutefois pas conservé sa valeur significative au moment du suivi de 3 mois. Aucune différence significative n’a été notée sur la négligence entre le groupe d’entraînement par balayage visuel et le groupe d’entraînement par pratique mentale, à aucune des temps de mesure.

Conclusion : Il y a de fortes données probantes (niveau 1a) provenant de deux ECR de haute qualité indiquant que l’entraînement par balayage visuel n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, une activité récréative sur ordinateur ou la réadaptation habituelle) pour améliorer la NSU de patients post-AVC. Notons cependant qu’un ECR de qualité acceptable a noté une amélioration significative entre les groupes, à court terme, sur une mesure de la NSU après un entraînement par balayage visuel mais que cette différence ne s’est pas maintenue au suivi.

Cache-œilEfficace2b

Un ECR de faible qualité (Zeloni et al., 2002) a examiné l’effet d’un cache-œil sur la NSU de patients en phase de récupération post-AVC non-spécifique à une période. Cet ECR de faible qualité a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et avec une NSU gauche à un groupe d’intervention qui portait des lunettes protectrices qui bloquaient toutes les entrées visuelles dans l’hémichamp droit pendant une semaine, ou à un groupe témoin qui avait des entrées visuelles complètes. À 1 semaine après l’intervention et à 2 semaines de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur le Albert’s Test. Cependant, aucune différence significative n’a été notée sur les autres mesures de la NSU (Line Cancellation Test, Letter Cancellation Test, Bell’s Test, Copying a drawing, Line bisection test).

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’un ECR de faible qualité indiquant que l’emploi d’un cache-œil est plus efficace qu’une intervention témoin (sans cache-œil) pour améliorer les symptômes de la NSU de patients post-AVC.

Indice sensorielInefficace1b

Un ECR de haute qualité (Fong et al., 2013) a examiné l’utilisation d’indices sensoriels dans le traitement des symptômes de la NSU avec des patients en phase de récupération post-AVC non-spécifique à une période. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë ou subaiguë d’un AVC et avec une NSU gauche pour recevoir un entraînement contralésionnel par indices sensoriels avec activation d’un membre, ou une intervention simulée. À 3 semaines après l’intervention et à 6 semaines de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur l’une des mesures de la NSU (BIT Drawing Tasks), en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin. Par contre, lors de ces évaluations (post-intervention et suivi), aucune différence significative n’a été noté sur une autre mesure de la NSU (BIT Cancellation Tasks).

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant qu’une intervention par indices sensoriels avec activation d’un membre n’est pas plus efficace qu’une intervention témoin (ici, une intervention simulée) pour améliorer la NSU de patients post-AVC.
Note : Une différence significative entre les groupes a été notée sur l’une des mesures de la NSU.

Neurostimulation électrique transcutanée (TENS)Efficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Schroder et al., 2008) a examiné l’effet de la TENS sur la négligence avec des patients en phase de récupération post-AVC non-spécifique à une période. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë ou subaiguë d’un AVC avec une négligence visuelle gauche pour recevoir de la TENS combinée à un entraînement d’exploration par balayage visuel, une stimulation optocinétique combinée à un entraînement d’exploration par balayage visuel, ou l’entraînement d’exploration par balayage visuel seul. Comparé au groupe témoin, le groupe TENS a démontré une amélioration significative de la négligence (telle que mesurée par le NET Line Cancellation, le Star Cancellation, le Line Bisection, le Figure Copying, les sous-échelles du Freehand Drawing et les sous-échelles évaluant la négligence du Test of Attentional PerformanceTAP) après 20 séances (post-intervention), et sur une épreuve de lecture/écriture (telle que mesurée par le Reading Test A du ELEX Manual et par une tâche d’écriture dictée) après 10 séances (mi-intervention), 20 séances (post-intervention) et à 1 semaine de suivi. Aucune différence significative n’a été notée entre la TENS combinée à un entraînement d’exploration et la stimulation optocinétique combinée à un entraînement d’exploration, à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant la TENS combinée à un entraînement d’exploration par balayage visuel est plus efficace qu’un entraînement d’exploration par balayage visuel seul pour améliorer les symptômes de la négligence de patients en phase aiguë et subaiguë post-AVC.

Pratique mentaleInefficace2a

Un ECR de qualité acceptable (Ferreira et al., 2011) a examiné l’effet de la pratique mentale sur la NSU de patients en phase de récupération post-AVC non-spécifique à une période. Cet ECR de qualité acceptable a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et avec une négligence hémispatiale gauche pour recevoir un entraînement par pratique mentale, un entraînement par balayage visuel, ou seulement la physiothérapie habituelle (groupe témoin). À 5 semaines après l’intervention et à 3 mois de suivi, aucune différence significative sur la négligence (résultats du BIT standard) n’a été notée entre le groupe d’entraînement par pratique mentale et le groupe d’entraînement par balayage visuel, ni entre le groupe d’entraînement par pratique mentale et le groupe témoin.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2a) provenant d’un ECR de qualité acceptable indiquant que la pratique mentale n’est pas plus efficace qu’une intervention comparative (l’entraînement par balayage visuel) ou qu’une intervention témoin (la physiothérapie habituelle) pour améliorer les symptômes de la NSU de patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC.

Prismes optiquesEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Serino et al., 2009), deux ECR de qualité acceptable (Rossetti et al., 1998Mancuso et al., 2012) et une étude non-randomisée (Frassinetti et al., 2002) ont examiné l’effet d’une intervention par prismes optiques sur la NSU de patients en phase de récupération post-AVC non-spécifique à une période.

L’ECR de haute qualité (Serino et al., 2009) a assigné de façon pseudo-aléatoire des patients en phase aiguë à chronique d’un AVC et avec une NSU gauche à un groupe d’intervention qui portait des lunettes prismatiques avec une déviation de 10°vers la droite alors qu’ils exécutaient des exercices de balayage visuel, ou à un groupe témoin qui réalisait les mêmes exercices en portant des lunettes neutres. À 2 semaines après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée* sur les mesures de la NSU (BIT, les sous-échelles du BIT Star and Letter Cancellation, Bell Cancellation Test, Reading Test), en faveur du groupe d’intervention comparé au groupe témoin. À la fin de l’intervention, le groupe témoin a également reçu un entraînement de deux semaines avec des lunettes prismatiques ; ce groupe a alors démontré une amélioration significative telle que mesurée par le BIT, le Bell Cancellation Test et le Reading Test. Lors du suivi de 1 mois, les deux groupes ont démontré une amélioration significative comparée aux résultats obtenus au début de l’étude.
* Cette différence reflète un changement entre les résultats obtenus au début de l’étude et ceux obtenus après l’intervention.

Le premier ECR de qualité acceptable (Rossetti et al., 1998) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë à chronique d’un AVC et avec une NSU gauche à un groupe d’intervention qui portait des lunettes prismatiques avec une déviation de 10°vers la droite alors qu’ils exécutaient une tâche répétitive de pointage d’une cible, ou à un groupe témoin qui réalisait les mêmes exercices en portant des lunettes neutres. Immédiatement après l’intervention, et au suivi, 2 heures plus tard, des différences significatives entre les groupes ont été notées sur toutes les mesures de la NSU (Line Bisection Task, Line Cancellation Task, Copying A Drawing, Drawing From Memory, Reading Simple Text) en faveur du groupe qui portait les lunettes prismatiques.

Le second ECR de qualité acceptable (Mancuso et al., 2012) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et avec une NSU gauche à un groupe d’intervention qui portait des lentilles prismatiques avec une déviation de 5°vers la droite alors qu’ils exécutaient une tâche de pointage de cibles, ou à un groupe témoin qui réalisait les mêmes exercices en portant des lentilles neutres. À 1 semaine après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures de la NSU (Albert’s Test, Bells Cancellation Test, Line Orientation Test, et sur quatre sous-échelles du BIT : Line Bisection, Copying Drawings, Finding Objects, Dealing Playing Cards).

L’étude non-randomisée (Frassinetti et al., 2002) a assigné des patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC et avec une NSU gauche à une intervention pour porter des prismes optiques alors qu’ils exécutaient une tâche de pointage de cibles. À 2 jours après l’intervention, et aux suivis de 1 et de 5 semaines, les patients ont démontré une amélioration significative sur les mesures de la NSU (BIT, Bell’s Test, Reading Test, Objects Reaching Test et Room Description Test).
Note : Il n’y avait aucune amélioration significative sur une version modifiée du Fluff Test (espace personnel), à aucun des temps de mesure.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité, d’un ECR de qualité acceptable et d’une étude non-randomisée indiquant que les prismes optiques sont plus efficaces qu’une intervention témoin (lunettes neutres) pour améliorer la NSU de patients post-AVC. Par contre, un ECR de qualité acceptable n’a observé aucune différence significative entre les groupes sur les mesures de la NSU suivant une intervention par prismes optiques.

Réalité virtuelleInefficace2b

Un ECR de faible qualité  (van Kessel et al., 2013) a examiné l’effet de la réalité virtuelle sur la NSU avec des patients en phase de récupération post-AVC non-spécifique à une période. Cet ECR de faible qualité a assigné de façon semi-aléatoire des patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC avec NSU gauche pour recevoir un entraînement à une double tâche par réalité virtuelle (conduite automobile simulée et tâche par balayage visuel) ou une tâche simple par réalité virtuelle. À 6 semaines après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur la NSU telle que mesurée par le Line Cancellation Test, le Letter Cancellation Test, le Bells Test, le Line Bisection Test, le Word Reading task, le Grey Scales, Baking Tray Task, le Semi-Structured Scale for the Evaluation of Extrapersonal and Personal Neglect, le Subjective Neglect Questionnaire.

Conclusion : Il y a des données probantes limitées (niveau 2b) provenant d’un ECR de faible qualité indiquant qu’un entraînement à une double tâche par réalité virtuelle n’est pas plus efficace qu’un entraînement à une tâche simple par réalité virtuelle pour améliorer la NSU de patients post-AVC.

Stimulation optocinétiqueContradictoire4

Un ECR de qualité acceptable (Schroder et al., 2008) et un ECR de faible qualité (Pizzamiglio et al., 2004) ont examiné l’effet de la stimulation optocinétique sur la NSU de patients en phase de récupération post-AVC non-spécifique à une période.

L’ECR de qualité acceptable (Schroder et al., 2008) a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë ou subaiguë d’un AVC et avec une négligence gauche pour recevoir une stimulation optocinétique combinée à un entraînement d’exploration par balayage, une neurostimulation électrique transcutanée (TENS) combinée à un entraînement d’exploration, ou l’entraînement d’exploration seul (groupe témoin). Après 10 séances d’intervention (mi-intervention), 20 séances (post-intervention) et 1 semaines de suivi, une différence significative entre les groupes a été notée sur la négligence (telle que mesurée par le NET Line Cancellation, le Star Cancellation, le Line Bisection, les sous-échelles du Figure Copying et du Freehand Drawing et les sous-échelles de Test of Attentional PerformanceTAPNeglect) de même que sur les habiletés de lecture et d’écriture (mesurées par le Reading Test A du ELEX Manual et par une tâche d’écriture dictée), en faveur du groupe de stimulation optocinétique combinée à un entraînement d’exploration par balayage comparé au groupe d’entraînement d’exploration seul. Aucune différence significative n’a été notée entre le groupe de stimulation optocinétique combinée à un entraînement d’exploration par balayage comparé au groupe TENS combinée à un entraînement d’exploration.

L’ECR de faible qualité (Pizzamiglio et al., 2004) a assigné aléatoirement des patients en phase subaiguë ou chronique d’un AVC pour recevoir un entraînement spécifique de la NSU et une stimulation optocinétique (utilisant un arrière-plan de points noirs se déplaçant vers la gauche sur un écran d’ordinateur) ou un entraînement spécifique de la NSU seul. À 6 semaines après l’intervention, aucune différence significative entre les groupes n’a été notée sur les mesures de la négligence (Albert’s Test, Letter Cancellation Test, Reading Task, Wundt-Jastrow Area Illusion Test, BIT Line Cancellation Test), sur l’impact fonctionnel de la NSU (Semi-structured Scale for the Functional Evaluation of Personal Neglect, Semi-structured Scale for the Functional Evaluation of Extrapersonal Neglect), ou sur l’indépendance fonctionnelle (Indice de Barthel).

Conclusion : Il y a des données probantes contradictoires (niveau 4) au sujet de l’effet de la stimulation optocinétique sur la NSU de patients post-AVC. Des distinctions au niveau des interventions témoins et des différentes phases de récupération post-AVC, sont susceptibles d’établir des divergences entre les études qui ne permettent pas d’effectuer une conclusion adéquate.

Stimulation sensorielleEfficace1b

Un ECR de haute qualité (Polanowska et al., 2009) a examiné l’effet de la stimulation sensorielle du membre affecté sur la NSU avec des patients en phase de récupération post-AVC non-spécifique à une période. Cet ECR de haute qualité a assigné aléatoirement des patients en phase aiguë ou subaiguë d’un AVC avec une héminégligence visuelle gauche pour recevoir un entraînement par balayage visuel avec stimulation électrique somato-sensorielle, ou un entraînement par balayage visuel avec stimulation simulée. Les stimulations consistaient en des séances de 30 minutes de stimulation électrique transcutanée à la main gauche pour le groupe d’intervention, et de stimulation simulée (sans courant électrique) pour le groupe témoin. À 4 semaines après l’intervention, une différence significative entre les groupes a été notée sur la précision et l’amplitude du balayage visuel (telles que mesurées par le BIT Line Crossing, le Star Cancellation Tests et le Letter Reading Task), en faveur de la stimulation électrique comparée à la stimulation simulée.

Conclusion : Il y a des données probantes modérées (niveau 1b) provenant d’un ECR de haute qualité indiquant que la stimulation électrique soma-sensorielle est plus efficace qu’une intervention simulée pour améliorer la NSU de patients post-AVC.


Références :

Antonucci, G., Guariglia, C., Judica, A., Magnotti, L., Paolucci, S., Pizzamiglio, L., & Zoccolotti, P. (1995). Effectiveness of neglect rehabilitation in a randomized group study. Journal of Clinical and Experimental Neuropsychology, 17(3), 383-9.

Bailey, M.J., Riddoch, M.J., & Crome, P. (2002). Treatment of visual neglect in elderly patients with stroke: a single-subject series using either a scanning and cueing strategy or a left-limb activation strategy. Physical Therapy, 82(8), 782-797.

Beis, J.M., A, J.M., Baumgarten, A., & Challier, B. (1999). Eye patching in unilateral spatial neglect: Efficacy of two methods. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 80, 71-6.

Cazzoli, D., Mur, R.M., Schumacher, R., von Arx, S., Chaves, S., Gutbrod, K., Bohlhalter, S., Bauer, D., Vanbellingen, T., Bertschi, M., Kipfer, S., Rosenthal, C.R., Kennard, C., Bassetti, C.L., & Nyffeler, T. (2012). Theta burst stimulation reduces disability during the activities of daily living in spatial neglect. Brain, 135, 3426-3439.

Fanthome, Y., Lincoln, N.B., Drummond, A., & Walker, M.F. (1995). The treatment of visual neglect using feedback of eye movements: a pilot study. Disability and Rehabilitation, 17(8), 413-417.

Ferreira, H.P., Lopes, M.A.L., Luiz, R.R., Cardosa, L., & Andre, C. (2011). Is visual scanning better than mental practice in hemispatial neglect? Results from a pilot study. Topics in Stroke Rehabilitation, 18(2), 155-161.

Fong, K.N.K., Yang, N.Y.H., Chan, M.K.L., Chan, D.Y.L., Lau, A.F.C., Chan, D.Y.W., Cheung, J.T.Y., Cheung, H.K.Y., Chung, R.C.K., & Chan, C.C.H. (2013). Combined effects of sensory cueing and limb activation on unilateral neglect in subacute left hemiplegic stroke patients: a randomized controlled pilot study. Clinical Rehabilitation, 27(7), 628-37.

Frassinetti, F., Angeli, V., Meneghello, F., Avanzi, S., & Ladavas, E. (2002). Long-lasting amelioration of visuospatial neglect by prism adaptation. Brain, 125, 608-623.

Harvey M., Hood B., North A., & Robertson I. (2003). The effects of visuomotor feedback training on the recovery of hemispatial neglect symptoms: assessment of a 2-week and follow-up intervention. Neuropsychologia, 41, 886-93.

Ianes, P., Varalta, V., Gandolfi, M., Picelli, A., Corno, M., Di Matteo, A., Fiaschi, A., & Smania, N. (2012). Stimulating visual exploration of the neglected space in the early stage of stroke by hemifield eye-patching: a randomized controlled trial in patients with right brain damage. European Journal of Physical Rehabilitation and Medicine, 48, 189-96.

Jo, K., Yu, J., & Jung, J. (2012). Effects of virtual reality-based rehabilitation on upper extremity function and visual perception in stroke patients: A randomized control trial. Journal of Physical Therapy Science, 24, 1205-1208.

Kalra, L., Perez, I., Gupta, S., & Wittink, M. (1997). The influence of visual neglect on stroke rehabilitation. Stroke, 28(7), 1386-91.

Kamada, K., Shimodozono, M., Hamada, H., & Kawahira, K. (2011). Effects of 5 minutes of neck-muscle vibration immediately before occupational therapy on unilateral spatial neglect. Disability and Rehabilitation, 33(23-24), 2322-28.

Katz, N., Ring, H., Naveh, Y., Kizony, R., Feintuch, U., Weiss, P.L. (2005). Interactive virtual environment training for safe street crossing of right hemisphere stroke patients with Unilateral Spatial Neglect. Disability and Rehabilitation, 27(20), 1235-43.

Kerkhoff, G., Keller, I., Artinger, F., Hildebrandt, H., Marquardt, C., Reinhart, S., & Ziegler, W. (2012). Recovery from auditory and visual neglect after optokinetic stimulation with pursuit eye movements – transient modulation and enduring treatment effects. Neuropsychologia, 50, 1164-1177.

Kim, B.R., Chun, M.H., Kim, D-Y., & Lee, S.J. (2013). Effect of high- and low-frequency repetitive transcranial magnetic stimulation on visuospatial neglect in patients with acute stroke: a double-blind, sham-controlled trial. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 94, 803-7.

Kim, Y.M., Chun, M.H., Yun, G.J., Song, Y.J., & Young, H.E. (2011). The effects of virtual reality training on unilateral spatial neglect in stroke patients. Annals of Rehabilitation Medicine, 35, 309-15.

Koch, G., Bonni S., Giacobbe, V., Bucchi, G., Basile, B., Lupo, F., Versace, V., Bozzali, M., & Caltagirone, C. (2012). Theta-burst stimulation of the left hemisphere accelerates recovery of hemispatial neglect. Neurology, 78, 24-30.

Ladavas, E., Menghini, G., & Umilta, C. (1994). A rehabilitation study of hemispatial neglect. Cognitive Neuropsychology, 11(1), 75-95.

Luukkainen-Markkula, R., Tarkka, I.M., Pitkanen, K., Sivenius, J., & Hamalainen, H. (2009). Rehabilitation of hemispatial neglect: A randomized study using either arm activation or visual scanning training. Restorative Neurology and Neuroscience, 27, 665-674.

Mancuso, M., Pacini, C., Gemignani, P., Bartalini, B., Agostini, B., Ferroni, L., Caputo M., Capitani, D., Mondin, E., & Cantagallo, A. (2012). Clinical application of prismatic lenses in the rehabilitation of neglect patients. A randomized controlled trial. European Journal of Physical Rehabilitation and Medicine, 48, 197-208.

Mizuno, K., Tsuji, T., Takebayashi, T., Fujiwara, T., Hase, K., & Liu, M. (2011). Prism adaptation therapy enhances rehabilitation of stroke patients with unilateral spatial neglect: a randomized, controlled trial. Neurorehabilitation and Neural Repair, 25(8), 711-20.

Modden, C., Behrens, M., Damke, I., Eilers, N., Kastrup, A., & Hildebrandt, H. (2012). A randomized controlled trial comparing 2 interventions for visual field loss with standard occupational therapy during inpatient stroke rehabilitation. Neurorehabilitation and Neural Repair, 26(5), 463-9.

Niemeier, J.P., Cifu, D.X., & Kishore, R. (2001). The lighthouse strategy: improving the functional status of patients with unilateral neglect after stroke and brain injury using a visual imagery intervention. Topics in Stroke Rehabilitation, 8(2), 10-18.

Nijboer, T.C.W., Olthoff, L., Van der Stigchel, S., & Visser-Meily, J.M.A. (2014). Prism adaptation improves postural imbalance in neglect patients. NeuroReport, 25, 307-11.

Nys, G.M.S., De Haan, E.H.F., Kunneman, A., De Kort, P.L.M., & Dijkerman, H.C. (2008). Acute neglect rehabilitation using repetitive prism adaptation: A randomized placebo-controlled trial. Restorative Neurology and Neuroscience, 26(1), 1-12.

Osawa, A. & Maeshima, S. (2010). Family participation can improve unilateral spatial neglect in patients with acute right hemispheric stroke. European Neurology, 63, 170-175.

Paolucci, S., Antonucci, G., Guariglia, C., Magnotti, L., Pizzamiglio, L., & Zoccolutti, P. (1996). Facilitatory effect of neglect rehabilitation on the recovery of left hemiplegic stroke patients: a cross-over study. Journal of Neurology, 243, 308-14.

Pandian, J.D., Arora, R., Kaur, P., Sharma, D., Vishwambaran, D.K., Arima, H. (2014). Mirror therapy in unilateral neglect after stroke. Neurology, 83, 1-6.

Pizzamiglio, L., Fasotti, L., Jehkonen, M., Antonucci, G., Magnotti, L., Boelen, D., & Sanna, A. (2004). The use of optokinetic stimulation in rehabilitation of the hemineglect disorder. Cortex, 40, 441-450.

Polanowska, K., Seniow, J., Paprot, E., Lesniak, M., & Czlonkowska, A. (2009). Left-hand somatosensory stimulation combined with visual scanning training in rehabilitation for post-stroke hemineglect: A randomised, double-blind study. Neuropsychological Rehabilitation, 19(3), 364-382.

Robertson, I.H., Gray, J.M., Pentland, B., & Waite, L.J. (1990). Microcomputer-based rehabilitation for unilateral left visual neglect: a randomized controlled trial. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 71, 663-8.

Robertson, I.H., McMillan, T.M., MacLeod, E., Edgeworth, J., & Brock, D. (2002). Rehabilitation by limb activation training reduces left-sided motor impairment in unilateral neglect patients: a single-blind randomised control trial. Neuropsychological Rehabilitation, 12(5), 439-54.

Rorsman, I. & Johansson, B. (2006). Can electro-acupuncture or transcutaneous nerve stimulation influence cognitive and emotional outcome after stroke? Journal of Rehabilitation Medicine, 38, 13-19.

Rossetti, Y., Rode, G., Pisella, L., Farne, A., Boisson, D., & Perenin, M.T. (1998). Prism adaptation to a rightward optical deviation rehabilitates left hemispatial neglect. Nature, 395, 166-9.

Rossi, P.W., Kheyfets, S., & Reding, M.J. (1990). Fresnel prisms improve visual perception in stroke patients with homonymous hemianopia or unilateral visual neglect. Neurology, 40(10), 1597-9.

Schroder, A., Wist, E.R., & Homberg, V. (2008). TENS and optokinetic stimulation in neglect therapy after cerebrovascular accident: A randomized controlled study. European Journal of Neurology, 15, 922-927.

Sedda, A., Borghese, N.A., Ronchetti, M., Mainetti, R., Pasotti, F., Beretta, G., & Bottini, G. (2013). Using virtual reality to rehabilitate neglect. Behavioral Neurology, 26, 183-185.

Serino, A., Barbiani, M., Rinaldesi, L., & Ladavas, E. (2009). Effectiveness of prism adaptation in neglect rehabilitation: A controlled trial study. Stroke, 40, 1-7.

Turton, A.J., O’Leary, K., Gabb, J., Woodward, R., & Gilchrist, I.D. (2010). A single blinded randomized controlled pilot trial of prism adaptation for improving self-care in stroke patients with neglect. Neuropsychological Rehabilitation, 20(2), 180-196.

van Kessel, M.E., Geurts, A.C.H., Brouwer, W.H., & Fasotti, L. (2013). Visual scanning training for neglect after stroke with and without a computerized lane tracking dual task. Frontiers in Human Neuroscience, 7, 1-11.

Webster, J.S., McFarland, P.T., Rapport, L.J., Morrill, B., Roades, L.A., & Abadee, P.S. (2001). Computer-assisted training for improving wheelchair mobility in unilateral neglect patients. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 82, 769-75.

Weinberg, J., Diller, L., Gordon, W.A., et al. (1977). Visual scanning training effect on reading-related in acquired right brain damage. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 58, 479-86.

Weinberg, J., Diller, L., Gordon, W.A., et al. (1979). Training sensory awareness and spatial organization in people with right brain damage. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 60, 491-6.

Wiart, L., Bon Saint Come, A., Debelleix, X., Petit, H., Joseph, P.A., Mazaux, J.M., & Barat, M. (1997). Unilateral neglect syndrom rehabilitation by trunk rotation and scanning training. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 78(4), 424-9.

Zeloni, G., Farne, A., & Baccini, M. (2002). Viewing less to see better. Journal of Neurology, Neurosurgery and Psychiatry, 73(2), 195-8. 


Études exclues :

Castiello, U., Lusher, D., Burton, C., et al. (2004). Improving left hemispatial neglect using virtual reality. Neurology, 62, 1958-62.
Reason for exclusion: feasibility study.

Dick, A. S., Raja Beharelle, A., Solodkin, A., & Small, S. L. (2013). Interhemispheric functional connectivity following prenatal or perinatal brain injury predicts receptive language outcome. J Neurosci., 33(13), 5612-5625.
Reason for exclusion: study participants were children.

Dohle, C., Pullen, J., Nakaten, A., Kust, J., Rietz, C., & Karbe, H. (2009). Mirror therapy promotes recovery from severe hemiparesis: a randomized controlled trial. Neurorehabilitation and Neural Repair, 23, 209-217.
Reason for exclusion: the RCT compared mirror therapy and conventional rehabilitation; the authors note that the scale they developed to measure hemineglect had not been validated. 

Ertekin, A., Gelecek, N., Yildirim, Y., & Akdal, G. (2009). Supervised versus home physiotherapy outcomes in stroke patients with unilateral visual neglect: a randomized controlled follow-up study. Journal of Neurological Sciences, 26 (3), 325-34.
Reason for exclusion: Both groups were given the same exercise program to target USN, which was then performed under supervision or as a home program.

Hommel, M., Peres, B., Pollak, P., Memin, B., Besson, G., Gaio, J.M., & Perret, J. (1990). Effects of passive tactile and auditory stimuli on left visual neglect. Archives of Neurology, 47, 573-576.
Reason for exclusion: No control group.

Kim, J., Kim, K., Kim, D.Y., Chang, W.H., Park, C., Ohn, S.H., Han, K., Ku, J., Nam, S.W., Kim, I.Y., & Kim, S.I. (2007). Virtual reality training system for rehabilitation of stroke patients with unilateral neglect: crossing the virtual street. CyberPsychology & Behavior, 10(1), 7-15.
Reason for exclusion: feasibility study.

Tham, K. & Tegner, R. (1997). Video feedback in the rehabilitation of patients with unilateral neglect. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 78, 410-413.
Reason for exclusion: Both groups received sensory feedback (verbal feedback vs. visual feedback)

Trislin, I., Dupierriz, E., Chokron, S., Coquillart, S., & Ohlmann, T. (2009). Uses of virtual reality for diagnosis, rehabilitation and study of unilateral spatial neglect: review and analysis. CyberPsychology & Behavior, 12(2), 175-81.
Reason for exclusion: review article.

Walker, R., Young, A.W., & Lincoln, N.B. (1996). Eye patching and the rehabilitation of visual neglect. Neuropsychological Rehabilitation, 6(3), 219-231.
Reason for exclusion: no control group.