Thérapie par le miroir – membre supérieur

Qu’est-ce que la thérapie miroir ?

La thérapie miroir implique qu’un miroir soit placé face au plan sagittal du patient de manière à ce qu’il ne soit pas en mesure de voir son membre supérieur atteint. Le patient regarde dans le miroir les mouvements qu’il effectue avec son membre sain tout en tentant de bouger son membre atteint de l’autre côté du miroir. L’hypothèse actuellement utilisée pour expliquer que la réflexion du membre sain dans le miroir permet la récupération motrice du membre supérieur atteint est le fait que les neurones miroirs du cerveau sont activées lors des mouvements d’imitation et qu’elles interagissent simultanément avec les neurones motrices.

Qui devrait recevoir de la thérapie miroir ?

Pour la sphère affective, l’un des éléments essentiels à considérer est la motivation du client à s’engager dans le processus de thérapie miroir étant donné que le client doit s’investir presque quotidiennement. Par ailleurs, il n’est pas recommandé pour un client présentant des abus d’alcool ou de drogue récents, présentant une dépression sévère ou une claustrophobie de participer à la thérapie miroir, car ces éléments pourraient interférer avec le traitement.

Pour la sphère cognitive, l’élément clé est le fait que le client doit avoir la capacité de suivre des consignes ou des instructions. Ainsi, si un client présente des troubles cognitifs, une aphasie, une démence, un trouble de santé mental ou un trouble attentionnel, il peut participer à la thérapie en autant que ces difficultés n’interfère pas à la compréhension des consignes donc à l’intervention pour une durée de 30 minutes quotidiennement.

Pour les clients souhaitant entreprendre la thérapie miroir à domicile, il est d’autant plus important de considérer les difficultés sur le plan cognitif, car le client doit être en mesure de participer à un traitement autodirigé, donc non seulement de s’administrer lui-même la thérapie, mais il faut aussi considérer sa capacité à gérer l’horaire de traitement, à gérer le matériel et sa disposition dans l’espace, à maintenir son attention sur le miroir sans rappel, à s’autocorriger, etc.

Les clients présentant une héminégligence peuvent participer à la thérapie miroir. Plusieurs études l’excluent  de leur protocole de recherche, néanmoins cette exclusion s’explique par des objectifs de recherche axés plus spécifiquement sur la récupération motrice ou sur la récupération fonctionnelle du membre supérieur atteint. Les études excluent donc l’héminégligence de leur échantillon afin qu’elle ne puisse pas interférer avec les résultats attendus. En contrepartie,  il est mentionné qu’un client présentant une héminégligence sévère et n’étant pas en mesure de tourner sa tête du côté controlatéral de la lésion sur demande ne pourrait pas participer à l’intervention, car il ne serait pas en mesure de maintenir son attention sur le miroir.

Pour la sphère physique, les études incluent des hommes et des femmes, droitiers ou gauchers peu importe si le côté atteint est le côté de la dominance ou non. L’AVC peut être ischémique ou hémorragique avec une lésion corticale ou sous-corticale. Les clients peuvent présenter une hémiparésie de légère à sévère en plus de pouvoir présenter des déficits sensoriels (paresthésie). Le client doit être médicalement stable et être capable de maintenir une position assise pour la durée du traitement. Certaines problématiques telles que les troubles visuels, l’apraxie et les troubles neurologiques sont typiquement exclues des études pour des fins de recherche. On ne connait donc pas l’efficacité de la thérapie miroir en présence de ces problématiques.

Qui peut offrir l’intervention ?

La thérapie miroir est souvent offerte par les ergothérapeutes ou les physiothérapeutes, mais  tout professionnel de la santé pourrait l’administrer.

Elle peut aussi être offerte par un proche-aidant ou elle peut être autodirigée suite à de courtes explications d’utilisation et suite à la remise d’outils pratiques pour entreprendre la thérapie à domicile (guide d’utilisation, explications écrites, photos ou vidéos des mouvements à effectuer). Il est important d’effectuer un suivi régulier (1 fois semaine) auprès des clients qui entreprennent la thérapie miroir à domicile avec l’aide d’un proche-aidant ou non afin de s’assurer que ce dernier suit le traitement, comprend et applique correctement les exercices en s’assurant qu’il n’effectue pas de mouvements de compensation ou de mauvaises postures, afin de graduer le niveau de difficulté, afin de répondre aux questions du client, etc. Le suivi peut être fait via téléphone, des rencontres individuelles, un journal de bord ou autre. Il est à noter que si le programme de thérapie miroir est entreprit à domicile, il est important de considérer la motivation des aidants et du client à s’engager dans le traitement.

Lorsque l’hémiparésie est trop sévère et que  le client ne peut reproduire simultanément et le plus exactement possible les mouvements faits du côté sain avec son côté atteint, un thérapeute peut être requis pour guider ou contrôler les mouvements du côté atteint de façon passive. Ainsi, il serait plus difficile d’entreprendre un traitement à domicile pour ces clients.

Comment administre-t-on la thérapie miroir ?

La personne qui administre la thérapie miroir peut se mettre devant le client, de l’autre côté de la table. Cette personne supervise les mouvements effectués de chaque côté du miroir et elle s’assure que le client regarde bel et bien la réflexion de son membre sain dans le miroir.

Pour combien de semaine doit être entreprit la thérapie miroir?
Entre 3 et 6 semaines, mais la plupart des études ont un protocole de 4 semaines.

Combien de fois par semaine?
Pour un minimum de 5 jours par semaine

Combien de temps dure une séance de thérapie miroir?
Un minimum de 30 minutes par jour. La durée de thérapie peut être divisée en deux périodes durant la journée.

Quoi faire devant le miroir ?

Quels sont les mouvements volontaires à effectuer devant le miroir?

  • Flexion et extension de l’épaule
  • Flexion et extension du coude
  • Flexion et extension du poignet
  • Flexion et extension des doigts
  • Abduction et adduction de l’épaule
  • Abduction et adduction des doigts
  • Rotation interne et externe de l’épaule
  • Pronation et supination de l’avant-bras
  • Déviation ulnaire et radiale du poignet
  • Circumduction du poignet

Quelles actions peuvent être effectuées devant le miroir?
Voici des exemples d’actions :

  • Serrer le poing puis relâcher
  • Ouvrir et fermer la main
  • Tapoter les doigts sur la table
  • Opposer individuellement chacun des doigts au pouce
  • La main fermée, tenter de soulever chacun des doigts, incluant le pouce, un à la fois.

Quelles tâches peuvent être effectuées devant le miroir?
Voici des exemples de tâches :

  • Faire des mouvements de manipulation dans la main et différents types de prises, par exemple faire de petites boules de theraplast ou de pâte à modeler avec les doigts, faire tourner un bloc cylindrique dans la main (rotation complexe), ramasser des billes ou ramasser des trombones, placer des épingles à linge sur l’ouverture d’une tasse et placer des épingles sur un tableau, etc.
  • Préhension puis relâchement d’objets  de différentes textures (balles, éponges, etc.)
  • Prendre et déplacer différents objets (balles, bâtonnets, cubes, tasse, verre, etc.) dans différentes directions, par exemple, déplacer un objet en suivant une séquence de mouvements formant un carré ou format un «X», retirer et mettre une balle dans un verre, soulever un verre, soulever un bloc rectangulaire, placer des billes ou des chevilles dans un contenant ayant une petite ouverture, insérer des chevilles dans les trous d’une planche de bois, transférer des grains de riz d’un pot à l’autre, manipuler des anneaux, etc.
  • Retourner des cartes à jouer
  • Colorier, connecter des points pour former un dessin, copier des formes sur une feuille
  • Utiliser différents formats d’étampes avec un tampon encreur
  • Manipuler des ustensiles
  • Essuyer, nettoyer et épousseter la table avec des linges de textures différentes (éponge à récurer, éponge douce, linge de soie, etc.)

Comment les mouvements doivent être faits?
Les mouvements devant le miroir doivent être effectués simultanément du côté atteint et du côté non-atteint. Cela encourage donc l’utilisation bilatérale des membres supérieurs. Lorsque la thérapie miroir implique l’utilisation d’un objet par le membre supérieur sain, le membre supérieur atteint doit tenter de reproduire le plus précisément le mouvement, mais sans l’objet.

À quelle vitesse doit être exécutée les mouvements?

  • La vitesse des mouvements peut être choisie par le client
  • Certaines études qui combinent le miroir avec les stimulations électriques proposent que les mouvements volontaires soient effectués en 5 secondes ou en 10 secondes. Le temps du mouvement doit correspondre à la durée des stimulations électriques.
Quelle est l’aide offerte durant les séances ?
  • Les mouvements actifs sont à privilégier devant le miroir. Les clients doivent tenter au mieux de leurs habiletés de réaliser les mouvements avec leur membre supérieur atteint. Certaines études mentionnent que de l’aide pour effectuer les mouvements de façon passive au membre supérieur atteint peut être offerte, surtout lorsque l’hémiparésie est sévère. À ce jour, il n’existe pas de consensus à savoir si l’assistance physique apportée interfère avec le traitement de la thérapie miroir.
  • Une démonstration du mouvement désiré peut être offerte.
  • Un document d’instructions peut être offert au client avec des consignes écrites, des photos ou mêmes des vidéos des mouvements, actions et tâches à effectuer, particulièrement si la thérapie miroir est effectuée à domicile. Une boîte à outil contenant le matériel nécessaire à l’utilisation du miroir peut aussi être offerte ou prêtée.
  • Un journal de bord peut être utilisé par le client surtout si la thérapie est faite à domicile en tant qu’outil pour aider le suivi et pour informer les thérapeutes du progrès de la thérapie. (horaire de thérapie miroir, expériences vécues, exercices effectués, etc.)
Quelles évaluations ou interventions peuvent être utilisées lors de la thérapie miroir ?

Les études traitant de la thérapie miroir ont utilisé différentes évaluations pour mesurer le progrès des participant, dont :

  • Évaluation du Fugl-Meyer pour mesurer la récupération motrice du membre supérieur
  • Échelle de Brunnstrom pour mesurer le type de mouvement effectué
  • Évaluation de l’index de motricité de Demeurisse pour le membre supérieur afin d’évaluer la fonction motrice
  • L’action research arm test (ARAT) pour mesurer les changements spécifiques dans l’activité du membre supérieur
  • Évaluation de la mesure d’indépendance fonctionnelle (MIF)

Il n’y a aucune contre-indication à utiliser la thérapie miroir en même temps que d’autres thérapies. Par ailleurs, certaines études combinent l’entrainement à des tâches spécifiques, l’utilisation bilatérale des membres supérieurs et les stimulations électriques à l’utilisation de la thérapie miroir.

Quels sont les effets secondaires de la thérapie miroir ?

Aucun effet secondaire n’est rapporté par les participants des études. Une étude rapporte toutefois que certains participants ont vécu de l’ennui durant cette thérapie.

Quelles sont les caractéristiques importantes que doit avoir le miroir ?
  • Le miroir est placé sur le plan mi-sagittal du client. Le client doit regarder le reflet de sa main saine dans le miroir afin de simuler que l’image correspond à son membre atteint.
  • Différents matériaux peuvent être utilisés pour bâtir la structure du miroir (bois, carton ondulé, matière plastique, etc.)
  • La taille du miroir variait entre 30 cm x 30 cm et 70 cm x 120 cm. La taille du miroir varie en fonction des types de mouvements à effectuer devant le miroir.
  • Afin de s’assurer que le client ne voit pas son membre supérieur atteint derrière le miroir, il est possible d’insérer le membre supérieur atteint dans une boîte fermée ou de placer un écran au-dessus de la main atteinte.
  • Une étude a conçu un miroir qui peut se plier donc qui peut se transporter facilement. L’inclinaison du miroir était soutenue par des bandes de velcro.

Quelles sont les autres éléments importants à retenir avant d’utiliser le miroir ?

Il faut enlever tous les bijoux ou les montres pour que l’illusion de la réflexion soit la plus crédible possible.

Quand et dans quels contextes peut être utilisé la thérapie miroir ?

Quand est le meilleur moment pour recevoir la thérapie miroir?

La thérapie miroir a des effets positifs si on intervient à la fois en phase aigüe, subaigüe ou chronique post-AVC. La plupart des études ciblent l’intervention précoce (le plus tôt possible) jusqu’à 14 mois post-AVC.

Dans quels contextes peut être utilisé la thérapie miroir?

La thérapie miroir peut être utilisée dans plusieurs contextes, entre autres en milieu hospitalier (aigüe), en réadaptation à l’interne, en réadaptation à l’externe et à domicile. Le contexte de thérapie varie en fonction du niveau d’autonomie fonctionnelle et socio résidentielle de la personne.

La thérapie miroir peut être entreprise à domicile de façon auto-administrée ou supervisée par un proche-aidant. Il faut toutefois user de raisonnement clinique avant de déterminer si un client est admissible.

Est-ce que la thérapie peut être offerte en groupe?

La thérapie miroir peut être offerte en individuelle ou en groupe. Il n’est toutefois pas recommandé d’inclure les clients ayant des troubles attentionnels ou une héminégligence dans un contexte de groupe, car le progrès au niveau de la diminution de l’héminégligence est moins important en groupe.

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Info Pocket Booklet

Auteur de cette section: Rachel Hains MSc erg.
Éditeur: Annie Rochette Ph.D.