Thérapie par Contrainte Induite du Mouvement – membre supérieur

La thérapie par contrainte induite du mouvement (TCIM) est constituée d’un ensemble de techniques de réadaptation conçues pour réduire des problèmes fonctionnels du membre supérieur affecté chez les patients ayant subi un AVC. Les traitements de TCIM impliquent de contraindre les mouvements du bras le moins affecté, habituellement à l’aide d’une écharpe ou d’une mitaine pendant 90 % du temps d’éveil, tout en induisant l’utilisation intensive du bras le plus affecté. Des tâches précises et réitérées avec le bras le plus affecté sont généralement effectuées pendant six heures par jour pour une période de deux à trois semaines. L’adhésion du patient pour respecter un horaire exigeant et rigoureux ainsi que l’intensité requise de la thérapie fournie par des thérapeutes dans un contexte clinique sont des questions importantes à considérer.

La thérapie par contrainte induite du mouvement modifiée (TCIMm) est une intervention incorporant les même principes que la TCIM (c.-à-d. une restriction du membre supérieur le moins affecté avec un entraînement dans des activités fonctionnelles du membre supérieur le plus affecté) mais à moindre intensité, ce qui requiert moins de temps. Les éléments thérapeutiques communs aux différentes techniques de TCIM incluent des tâches précises, concentrées et répétées avec le bras le plus affecté.

Des avantages fonctionnels semblent être largement confinés aux personnes avec certains mouvements actifs du poignet et de la main. Des études ont exploré l’efficacité de cette intervention pour améliorer les résultats fonctionnels post-AVC.

Un certain nombre d’études impliquant de la neuro-imagerie et de la stimulation magnétique transcrânienne ont démontré que la TCIM peut produire une réorganisation corticale massive augmentant l’innervation de l’aire du cortex impliquée dans les mouvements du membre supérieur affecté (Taub et al., 1999). En termes d’études portant sur l’efficacité de cette intervention, des ECR de hautes qualités ont signalé un impact positif pour les patients ayant subi un AVC. Toutefois, les avantages fonctionnels semblent être largement confinés aux personnes avec certains mouvements actifs du poignet et de la main.

Auteur* : Annabel McDermott, OT
Éditeur : Annie Rochette OT, PhD
Expert réviseur :Johanne Higgins OT, PhD

Évidences révisées en date du 22-09-2016

NOTE : * Les auteurs n’ont aucun intérêt financier direct dans les outils, tests ou interventions présentés dans Info-AVC.