Mesure de l'Indépendance Fonctionnelle (MIF)

Résumé

Une revue de la littérature a été menée afin de répertorier toutes les publications pertinentes relatives aux propriétés psychométriques de la MIF.

Effets plancher-plafond

Van der Putten, Hobart, Freeman et Thompson (1999) ont comparé la MIF-moteur et MIF total avec l’Indice de Barthel auprès de 201 patients présentant de la sclérose en plaques et 82 patients post-AVC en neuro-réadaptation à l’interne. La MIF-cognitif a démontré un faible effet de plafond chez les patients avec de la sclérose en plaques (36%) et un effet de plafond adéquat chez les patients avec AVC. La MIF total n’a démontré aucun effet plafond (0%) tant chez les patients avec sclérose en plaques qu’avec AVC, comparé à 7% pour l’Indice de Barthel (1% pour la MIF-moteur).

Hsueh, Lin, Jeng et Hsieh (2002) ont comparé la MIF-moteur, les 10 items originaux de l’Indice de Barthel et les 5 items de la version courte de l’Indice de Barthel auprès de patients ayant subi un AVC, en réadaptation à l’interne. Lors de l’admission, un effet de plancher significativement plus grand a été relevé sur les résultats de l’Indice de Barthel comparativement aux résultats sur la MIF-moteur (respectivement, 18.2% vs. 5.8%).

Hobart et Thompson (2001) ont comparé la version modifiée de l’Indice de Barthel, la MIF, et les 30 items de la MIF combinés à la Functional Assessment Measure (MIF + FAM), auprès de 149 patients avec différentes conditions neurologiques. Aucun effet de plancher ou de plafond significatif n’a été démontré pour la MIF total, même si un effet plafond de 16.1% a été noté sur la MIF-cognitif.

Brock, Goldie et Greenwood (2002) ont examiné les effets de plafond de la MIF-moteur et de la Motor Assessment Scale auprès de 106 patients ayant subi un AVC, en réadaptation à l’interne, au moment de leur congé. Les effets de plafond pour la Mif-moteur se sont avérée adéquats (16%), et 29% des patients ont obtenu le score le plus élevé sur l’item le plus difficile de la Mif-moteur. En comparaison, la Motor Assessment Scale a démontré un effet de plafond de 25 % (faible), et 35 % des patients ont obtenu le score le plus élevé sur l’item le plus difficile.

Dromerick, Edwards et Diringer (2003) ont évalués 95 admissions consécutives d’un service de réadaptation pour les incapacités, lors de l’admission et au moment du congé. Aucun effet de plancher ou de plafond n’a été relevé lors de l’admission ou au moment du congé de la réadaptation pour la MIF, tandis que l’Indice de Barthel a démontré un grand effet de plafond au moment du congé (27%).

Fidélité

Cohérence interne :
Dodds, Martin, Stolov et Deyo (1993) ont examiné les propriétés psychométriques de la MIF en analysant les données du système de données uniformes auprès de 11,102 patients en réadaptation à l’interne. Les diagnostics communs étaient AVC (52%), condition orthopédique (10%) et lésion au cerveau (10%). La MIF a démontré une excellente cohérence interne avec un alpha de Cronbach de 0,93 lors de l’ensemble des admissions et de 0,95 au moment des congés.

Hsueh, Lin, Jeng et Hsieh (2002) ont examiné la fidélité de la MIF auprès de 118 patients ayant subi un AVC. Les patients ont été évalués par la MIF-moteur lors de l’admission à l’unité de réadaptation d’un hôpital et avant le moment du congé de l’hôpital. La MIF-moteur a démontré une excellente cohérence interne avec un alpha = 0,88 lors l’admission et alpha = 0,91 au moment du congé.

Hobart et al. (2001) ont examiné la fidélité de la MIF, de l’Indice de Barthel, et de la MIF combinée à la Functional Assessment Measure (MIF + FAM), auprès de 149 patients en réadaptation à l’interne avec différentes conditions neurologiques. Les corrélations « item vs score total » se sont avérées adéquates et variaient de 0,53 à 0,87 pour la MIF total, 0,60 pour la MIF-moteur et 0,63 pour la MIF-cognitif. Les corrélations inter-item moyennes se sont également avérées adéquates avec des coefficients de 0,51 pour la MIF total, de 0,56 à 0,91 pour la MIF-moteur et de 0,72 à 0,80 pour la MIF-cognitif. Les niveaux d’alpha de Cronbach étaient excellents pour la MIF total (alpha = 0,95), la MIF-moteur (alpha = 0,95) et pour la MIF-cognitif (alpha = 0,89). Les résultats de cette étude ont démontré la cohérence interne de la MIF total et de ses domaines moteur et cognitif.

Sharrack, Hughes, Soudain et Dunn (1999) ont évalué la cohérence interne de la MIF auprès de patients avec de la sclérose en plaques. La cohérence interne de la MIF s’est avérée excellente, avec un alpha de Cronbach de 0,98,

Test-retest :
Chau, Daler, Andre et Patris (1994) ont examiné la fidélité test-retest de la MIF auprès de 254 patients de moins de 20 ans dans un centre de réadaptation. La fidélité test-retest s’est avérée excellente (CCI = 0,93 pour la MIF total).

Segal, Ditunno et Staas (1993) ont examiné la fidélité test-retest de la MIF au moment du congé d’un établissement de réadaptation en soins aigus et lors de l’admission dans un établissement de réadaptation continue auprès de 57 patients avec des lésions à la moelle épinière. Les deux évaluations ont été effectuées à l’intérieur d’un intervalle de 6 jours. La MIF total a démontré une excellente fidélité test-retest (r = 0,83).

Kidd et al. (1995) ont comparé la MIF avec l’Indice de Barthel auprès de deux groupes de 25 patients en réadaptation neurologique. La fidélité test-retest s’est avérée excellente pour la MIF (0,90).

Ottenbacher, Hsu, Granger et Fiedler (1996) ont examiné la fidélité test retest de la MIF en considérant les résultats de 11 études incluant un total de 1,568 patients. La médiane test-retest s’est avérée excellente (r = 0,95).

Pollak, Rheault et Stoecker (1996) ont évalué la la fidélité test retest de la MIF auprèss de 49 patients âgés de plus de 80 ans. Les individus ont été évalués à deux reprises en utilisant la MIF. La fidélité test-retest s’est avérée excellente pour la MIF-moteur (CCI = 0,90) et pour la MIF-cognitif (CCI = 0,80).

Intra-juge :
Sharrack, Hughes, Soudain et Dunn (1999) ont évalué la fidélité intra-juge de la MIF (à l’aide des statistiques kappa et des CCI) auprès de 35 patients atteints de sclérose en plaques. Trois évaluateurs ont suivi les patients pendant 9 mois, avec des évaluations à tous les 3 mois. La valeur kappa de la MIF total s’est avérée faible (kappa = 0,28), mais les CCI se sont avérés excellents (CCI = 0,94). Pour les items individuels, les coefficients kappa allaient d’adéquats (kappa = 0,55 pour l’Habillage – bas du corps) à excellents (kappa = 1,00 pour l’Expression et l’Interaction sociale). Les CCI pour les items individuels allaient d’adéquats (kappa = 0,60 pour le Contrôle de la vessie) à excellents (ICC = 1,00 pour l’Expression et l’Interaction sociale).

Hobart et ses collaborateurs (2001) ont examiné la fidélité intra-juge de la MIF, de l’Indice de Barthel, et de la MIF combinée à la Functional Assessment Measure auprès de 56 patients en réadaptation à l’interne souffrant de troubles neurologiques. Les patients ont été examinés par la même équipe multidisciplinaire à deux reprises. La fidélité intra-juge a été calculée à l’aide des statistiques des CCI. Le MIF total, la MIF-moteur et la MIF-cognitif se sont tous révélés avoir une excellente fidélité intra-juge (respectivement, CCI = 0,98, 0,98 et 0,95).

Inter-juges :
Chau, Daler, Andre et Patris (1994) ont examiné la fidélité inter-juges de la MIF entre des éducateurs, des ergothérapeutes et des physiothérapeutes auprès de 254 patients de moins de 20 ans dans un centre de réadaptation. La fidélité inter-juges pour pour la MIF total s’est avérée excellente (CCI = 0,94).

Ottenbacher, Mann, Granger, Tomita, Hurren et Charvat (1994) ont examiné la fidélité inter-juges de la MIF et de l’Instrumental Activities of Daily Living Scale auprès de 20 patients âgés vivant dans la communauté. Deux évaluateurs ont administré les tests sur un court intervalle (7-10 jours) et un long intervalle (4-6 semaines). Les CCI pour la fidélité inter-juges se sont avérés excellents, variant de 0,90 à 0,99.

Ottenbacher, Hsu, Granger et Fiedler (1996) ont examiné la fidélité inter-juges de la MIF en examinant les résultats de 11 études incluant un total de 1,568 patients. La médiane de la fidélité inter-juges pour la MIF total s’est avérée excellente (r = 0,95).

Hamilton, Laughlin, Fiedler et Granger (1994) ont examiné la fidélité inter-juges de la MIF auprès de 1,018 patients. Les CCI de la MIF total se sont avérés excellents (CCI = 0,96), ainsi que ceux de la MIF-moteur (CCI = 0,96) et de la MIF-cognitif (CCI = 0,91).

Jaworski, Kult et Boynton (1994) ont comparé la fidélité inter-juges des cotations observées et documentées de la MIF. Dans cette étude, la fidélité inter-juges de la MIF s’est avérée excellente (CCI = 0,99).

Kidd et al. (1995) ont comparé la MIF à l’Indice de Barthel auprès de 2 groupes de 25 patients en réadaptation neurologique. La la fidélité inter-juges s’est avérée excellente pour la MIF (r = 92).

Segal et Schall (1994) ont examiné la fidélité inter-juges de la MIF auprès de 38 patients ayant subi un AVC. La fidélité inter-juges de la mesure s’est avérée excellente avec des CCI de 0,96.

Brosseau et Wolfson (1994) ont examiné la fidélité inter-juges de la MIF auprès de patients avec une scélorose en plaques et ont relevé que la MIF a une excellente la fidélité inter-juges (CCI = 0,83).

Daving, Andren, Nordholm et Grimby (2001) ont examiné la fidélité inter-juges de la MIF auprès de 63 patients ayant subi un AVC, approximativement 2 ans après l’événement. Deux évaluateurs (entre trois ergothérapeutes et un infirmier) ont effectué une cotation indépendante de la MIF chez des patients à la maison, et la procédure d’entrevue a été répétée dans la même semaine par deux autres évaluateurs à la clinique. Les valeurs Kappa au cours d’une même entrevue dépassait 0,40 pour 17 items, démontrant une fidélité inter-juges allant d’adéquate à excellente entre les évaluateurs ; cependant, la valeur kappa de l’item Interaction sociale s’est avérée faible (kappa = 0,26). En comparant les deux entrevues, les valeurs kappa se situaient entre 0,40 et 0,60 pour les items évaluant les Soins personnels (à l’exception du Bain) et le Contrôle des intestins ; cependant, la plupart des items évaluant les Transferts, la Locomotion et le Comportement social ont démontré des valeurs kappa inférieures à 0,40. Les deux entrevues ont également été étudiés en utilisant les statistiques des CCI entre tous les évaluateurs ; les CCI allaient d’adéquats (0,62 pour le Contrôle des intestins) à excellents (0,88 pour le Bain) pour les 13 items moteurs ; et se sont avérés adéquats (allant de 0,60 à 0,72) pour les items évaluant le Domaine cognitif, à l’exception de l’item Interaction sociale qui a démontré un CCI de seulement 0,44. Des différences significatives ont été constatées entre les évaluateurs, selon le test de Wilcoxon, pour les items Habillage, Transfert Toilettes, Transfert Bain / Douche, Marche / Fauteuil roulant, et les items du Domaine cognitif. Les résultats de cette étude indiquent que la MIF démontre une grande fidélité inter juges dans le même contexte d’entrevue (que ce soit à la maison ou à la clinique), mais la stabilité dans le temps, lors d’entrevues répétées par différents évaluateurs, est moins fiable.

Sharrack, Hughes, Soudain et Dunn (1999) ont évalué la fidélité inter-juges de la MIF (en utilisant les statistiques kappa et les CCI) auprès de 64 patients avec sclérose en plaques. Chaque patient a été évalué par 3 évaluateurs (2 neurologues et 1 infirmier chercheur en neurologie). La valeur kappa pour la MIF total s’est avérée faible (kappa = 0,21), tandis que les CCI, excellents (CCI = 0,99). Pour les items individuels, les coefficients kappa se sont avérés variables, allant de faible (kappa = 0,26 pour l’item évaluant la Compréhension) à excellent (kappa = 0,88 pour la Locomotion dans les Escaliers). Les CCI pour les items individuels se sont avérés excellents, variant de 0,76 à 0,99, à l’exception de l’item évaluant la Compréhension, qui a démontré une fidélité inter-juges adéquate (CCI = 0,56).

Validité

Contenu :
La MIF a été créée en se basant sur les résultats de revues de littérature publiées et non publiées d’outils de mesure et de panels d’experts. Pour établir le contenu et la validité apparente, la MIF a ensuite été mise à l’essai dans 11 centres (incluant 114 cliniciens de 8 professions différentes et 110 patients évalués – Keith & Granger, 1987). La validité apparente et de contenu ont toutes les deux été déterminées en appliquant la méthode Delphi, utilisant l’opinion d’experts de la réadaptation pour établir le caractère inclusif et la justesse des items (Granger, Hamilton, Keith, Zielezny, & Sherwins, 1986).

Critère :
Concourante :
Hsueh, Lin, Jeng et Hsieh (2002) ont examiné la validité concourante de la Mif-moteur en examinant ses interrelations avec l’Indice de Barthel original en 10 points et l’Indice de Barthel abrégé en 5 points auprès de 118 patients hospitalisés ayant subi un AVC et recevant le programme de réadaptation. La validité concourante a été mesurée en utilisant des CCI et des corrélations de Spearman. La MIF-moteur a présenté une excellente validité concourante lors de l’admission, mesurée par les corrélations de Spearman (r = 0,74), et une validité adéquate, mesurée par les CCI (CCI = 0,55). La MIF-moteur a également présenté une excellente validité concourante au moment du congé (corrélations de Spearman = 0,92, CCI = 0,86).

Kwon, Hartzema, Duncan et Min-Lai (2004) ont examiné la validité de concourante de la MIF, de l’Indice de Barthel et de la Modified Rankin Scale auprès d’un échantillon de patients post-AVC. Les coefficients de corrélation de Spearman se sont avérés excellents entre la MIF-moteur et l’Indice de Barthel (r = 0,95), et entre la MIF-moteur et la Modified Rankin Scale (r = -0,89).
Note : Cette corrélation est négative puisqu’un résultat élevé sur la MIF indique une indépendance fonctionnelle, tandis qu’un résultat élevé sur la Modified Rankin Scale indique un niveau d’incapacité sévère.

Hall, Hamilton, Gordon et Zasler (1993) ont examiné la validité de concourante de la MIF, de la Disability Rating Scale et de la Functional Assessment Measure. Les corrélations se sont avérées excellentes entre la MIF-moteur et la MIF-cognitif et la Disability Rating Scale (respectivement, r = 0,64 et 0,73).

Zwecker et al. (2002) ont examiné la relation entre le statut cognitif et résultat moteur fonctionnel auprès de 66 patients ayant subi un AVC. Les résultats moteurs fonctionnels ont été mesurés à partir de l’efficacité et de l’efficience des résultats de la MIF-moteur (isolés du résultat de la MIF total) et du Montebello Rehabilitation Factor Score (MRFS). En utilisant des corrélations de Pearson, une corrélation adéquate a été relevée entre l’efficacité de la MIF-cognitif et le MRFS (r = 0,34, p<0,01). Une faible corrélation a été relevée entre l’efficience de la MIF-cognitif et le MRFS (r=0,28, p<0,05). Aucune corrélation significative n’a été observée entre les résultats de la MIF-cognitif et l’efficacité ou l’efficience de la MIF-moteur.

Prédictive :
Pour une revue extensive de la validité prédictive de la MIF, vous référer à :

Timbeck, R. J., Spaulding, S. J. (2003). Ability of the Functional Independence Measure to predict rehabilitation outcomes after stroke: A review of the literature. Physical & Occupational Therapy in Geriatrics, 22(1), 63-76.

Chumney, D., Nollinger, K., Shesko, K., Skop, K., Spencer, M., Newton, R.A. (2010). Ability of Functional Independent Measure to accurately predict functional outcome of stroke-specific population: Systematic review. Journal of Rehabilitation and Development, 47, 17-30.

La validité prédictive de la MIF pour la quantité de soins qu’un patient requiert à domicile :
Granger, Cotter, Hamilton, Fiedler et Hens (1990) ont examiné, en utilisant une analyse de régression bivariée, si la MIF pourrait prédire la quantité d’aide (mesuré en minutes d’assistance fournies par jour par une autre personne dans la maison) que des patients avec sclérose en plaques auraient besoin. Le fardeau des soins a été évalué en minutes d’aide par jour. Il a été démontré qu’une amélioration de 1 point sur les résultats de la MIF prédisait 3,38 minutes de réduction d’aide par une autre personne par jour. La MIF s’est avérée être plus prédictive que l’Indice de Barthel, l’Incapacity Status Scale et l’Environmental Status Scale. La MIF a aussi démontré être en mesure de contribuer à la prédiction de la satisfaction du patient sur sa vie en général.

Granger, Cotter, Hamilton et Fiedler (1993) ont examiné si la MIF pourrait prédire les besoins de soins physiques (mesurés en minutes d’aide offertes par jour par une autre personne dans la maison) auprès de patients ayant subi un AVC. Le fardeau des soins a été évalué en minutes d’aide par jour. Il a été démontré qu’une amélioration de 1 point sur les résultats de la MIF prédisait 2,19 minutes de réduction d’aide par une autre personne par jour. La MIF, tout comme le Brief Symptom Inventory, a démontré être en mesure de contribuer à la prédiction de la satisfaction du patient sur sa vie en général.

Corrigan, Smith-Knapp et Granger (1997) ont examiné la validité prédictive de la MIF auprès de patients avec une lésion traumatique au cerveau après le moment du congé d’un centre aigu de réadaptation. Ils ont relevé que la MIF-moteur prédisait quel patient avait besoin d’assistance directe avec une précision de 83%, tandis que la MIF-cognitif prédisait quel patient avait besoin de supervision avec une précision de 77% ; et la MIF-moteur et la MIF-cognitif prédisaient quel patient avait besoin de quelques assistances avec une précision de 78%. De plus, les résultats sur la MIF-moteur seule ont été les meilleurs prédicteurs du nombre de minutes d’assistance requises.

La valeur prédictive de la MIF avec le résultat au moment du congé, la destination après le congé, la durée de séjour, les gains fonctionnels, la dépression, la survie et la capacité à retourner au travail suite à un AVC ou à une lésion traumatique au cerveau :
Inouye et al. (2000) ont mené une analyse multivariée sur les données obtenues dans les rapports médicaux de patients en réadaptation suite à un AVC, pour identifier les prédicteurs des résultats fonctionnels en utilisant les résultats sur la MIF total. Ils ont démontré que les résultats sur la MIF total lors de l’admission s’avéraient les meilleurs prédicteurs du résultat sur la MIF total au moment du congé. Aucune relation n’a été relevée entre le résultat sur la MIF total au moment du congé et le genre des patients, la durée de séjour à l’hôpital, où la nature de l’AVC.

Oczkowski et Barreca (1993) ont examiné si la MIF pourrait prédire le pronostic de 113 patients ayant subi un AVC, observés de l’admission et au moment du congé. Il a été démontré que les résultats sur la MIF lors de l’admission s’avéraient prédictifs du placement suite au congé et des incapacités résiduelles. Aucun patient dont le résultat sur la MIF lors de l’admission était inférieur à 36 points n’a reçu son congé à domicile, tandis que tous les patients dont le résultat sur la MIF lors de l’admission était supérieur à 96 points l’ont reçu. Toutefois, il s’est avéré difficile de prédire la destination suite au congé chez les patients présentant une incapacité modérée (c.-à-d. un résultat sur la MIF > 36 ou < 97). En considérant les items individuels de la MIF, le niveau d’indépendance des patients face aux items évaluant le Contrôle des sphincters était prédicteur du résultat fonctionnel et de la destination suite au congé.

Alexander (1994) a examiné la validité prédictive de la MIF auprès d’un échantillon de 520 patients ayant subi un AVC et admis dans l’Unité de réadaptation d’un hôpital. Il a été démontré qu’un résultat sur la MIF lors de l’admission de < 40 résultait en un séjour en soins aigus deux fois plus long que tout autre résultat sur la MIF. Les patients âgés de < 55 ans ont tous reçu leur congé à domicile, sans égard à la sévérité initiale. Les patients ayant un résultat sur la MIF de < 40 et qui étaient âgés de > 55 ans, avaient 50% de chance d’obtenir leur congé dans un établissement de soins de longue durée. Cela contraste avec les résultats de Oczkowski et Barreca (1993) qui ont constaté qu’aucun patient ayant un résultat sur la MIF lors de l’admission de < 36 n’a obtenu son congé à domicile. Les patients dont le résultat sur la MIF lors de l’admission se situait entre 40-60, et qui étaient âgés de > 74 ans, présentaient un risque élevé d’obtenir leur congé dans un établissement de soins de longue durée. Les patients avec un résultat sur la MIF de > 80 ont reçu leur congé à domicile.

Mokler, Sandstrom, Griffin, Farris et Jones (2000) ont relevé que, dans la phase de soins aigus de la récupération post-AVC, les résultats sur la MIF pour les items évaluant l’Alimentation, la Toilette personnelle, l’Habillage – bas du corps, l’Utilisation des toilettes, le Contrôle des intestins et l’Interaction sociale prédisaient la destination suite au congé avec une précision de 70%. Dans la phase ultérieure de récupération en réadaptation, particulièrement chez les patients avec un AVC sévère, les résultats sur les items de la MIF lors de l’admission – incluant le Contrôle des intestins, le Transfert de la toilette et la Mémoire –, et les résultats sur les items de la MIF au moment du congé – incluant l’Habillage – haut du corps, les Transferts du Lit / Chaise / Fauteil roulant et la Compréhension –, étaient associés avec la prédiction de la destination suite au congé avec une précision allant jusqu’à 75%. Ces trois items lors de l’admission et trois items au moment du congé prédisaient correctement la destination suite au congé chez 2/3 et 3/4 des cas, respectivement.

Black, Soltis et Bartlett (1999) ont examiné les résultats sur la MIF auprès de 234 patients ayant subi un AVC et admis dans un établissement de réadaptation, sur une période de 2 ans. Les patients qui obtenu leur congé à domicile étaient moins susceptives d’avoir un proche-aidant sur le marché du travail (20%) comparativement aux patients ayant obtenu leur congé en soins de longue durée (65%). La disponibilité d’un membre de la famille non travailleur pour fournir de l’aide et de la supervision s’est avérée un facteur critique pour obtenir le congé à domicile. Les patients avec un résultat sur la MIF au moment du congé de > 80 avait une forte probabilité d’obtenir leur congé à domicile lorsque les facteurs sociaux (ex. : disponibilité de support par la famille et un membre de la famille non travailleur) étaient pris en considération. Ainsi, le statut fonctionnel et les facteurs sociaux (comme la disponibilité et le support de la famille) sont des éléments critiques dans la prédiction de la destination suite au congé auprès de cette population de patients.

Ring et al. (1997) ont examiné 151 patients ayant subi un AVC et admis dans un centre de réadaptation, sur une période de 2 ans. Ils ont relevé que le résultat sur la MIF lors de l’admission et la durée de séjour étaient les prédicteurs les plus significatifs du gain fonctionnel.

Heinemann, Linacre, Wright, Hamilton et Granger (1994) ont examiné l’étendue à partir de laquelle les mesures de résultat fonctionnel pourraient prédire le statut fonctionnel chez les patients avec lésion traumatique au cerveau. Ils ont relevé que les résultats sur la MIF lors de l’admission étaient associés à la fonction au moment du congé et à la durée de séjour. Les résultats sur la MIF-moteur lors de l’admission se sont avérés être de meilleurs prédicteurs de la durée de séjour que les résultats de la MIF-cognitif, et représentaient 52% de la variance dans la fonction motrice au moment du congé. Les résultats sur la MIF-cognitif lors de l’admission représentaient 46% de la variance de la fonction cognitive au moment du congé.

Ween, Mernoff et Alexander (2000) ont examiné la validité prédictive de la MIF auprès de 244 patients ayant subi un AVC et admis dans un centre de soins aigus de réadaptation. Il a été démontré que les patients ayant un résultat sur la MIF lors de l’admission de < 50 étaient dépendants dans leurs activités de soins personnels au moment du congé. Les patients ayant un résultat de < 70, 9 jours post-AVC, avaient une forte probabilité de demeurer dépendant fonctionnel au moment de leur congé. Les patients qui obtenaient un résultat de > 70 n’étaient pas dépendants au moment du congé et avaient une durée de séjour plus courte que la moyenne. Les patients qui obtenaient un score entre 50 et 70 sur la MIF lors de l’admission avaient une issue imprévisible. En terme de destination suite au congé, les patients qui avaient < 60 ans et qui avaient un résultat sur la MIF de > 70 lors de l’admission étaient fortement associés à ceux qui obtiennent leur congé à domicile.

Stineman, Fiedler, Granger et Maislin (1998) ont examiné les dossiers de 26,339 patients ayant subi un AVC et ayant obtenu leur congé de 252 établissements de réadaptation à l’interne. Ils ont relevé que les patients ayant un résultat sur la MIF de > 37 lors l’admission étaient en mesure de s’alimenter, de prendre soin de leur apparence, de s’habiller le haut du corps et de contrôler leurs sphincters de façon indépendante au moment du congé. Les patients qui obtenaient > 55 étaient aussi en mesure de faire leur toilette personnelle, de s’habiller le bas du corps et d’effectuer des transferts du lit / chaise et des toilettes. De plus, la plupart des patients qui obtenait un résultat initial sur la MIF-moteur de > 62 et un résultat sur la MIF-cognitif de > 30 gagnaient de l’indépendant dans la plupart des tâches, incluant celle d’effectuer des transferts du bain et de monter les escaliers, au moment de leur congé. Les auteurs ont également relevé qu’entre 85% à 93% des patients avec un AVC modéré obtenaient leur congé à domicile.

Singh et al. (2000) ont administré la MIF à 83 patients ayant subi un AVC, à 1 mois, 3 mois et 1 an post-AVC. Utilisant une régression linéaire par étape, ils ont relevé que les résultats inférieurs sur la MIF total à 1 mois post-AVC étaient prédicteurs des scores les plus élevés de dépression à 3 mois post-AVC.

Cifu et al. (1997) ont comparé 49 patients avec lésion traumatique au cerveau qui avaient un emploi à un an de suivi, avec 83 patients demeurant sans emploi au suivi d’un an. Ils ont constaté que les résultats sur à la MIF, lors de l’admission en réadaptation, étaient associés significativement au statut d’emploi des patients, 1 an post-lésion à la tête, de sorte que les patients qui étaient retournés au travail un an plus tard avaient obtenu des résultats sur le MIF nettement supérieurs lors de l’admission.

Tur, Gursel, Yavuzer, Kucukdeveci et Arasil (2003) ont examiné la validité prédictive de la MIF auprès de 102 patients ayant subi un AVC et admis dans une unité de réadaptation. La MIF a été administrée dans les 72 heures suivant l’admission et au moment du congé. Utilisant une analyse de régression par étape, les résultats sur la MIF lors de l’admission ont démontré être d’excellents prédicteurs des résultats sur la MIF au moment du congé (0,90 ; p < 0,001), indiquant que la MIF peut être utilisée pour prédire le rétablissement fonctionnel auprès de patients ayant subi un AVC.

Whiting, Shen, Hung, Cordato & Chan (2010) ont examiné, en utilisant les résultats sur la MIF, les prédicteurs de 5 ans de survie auprès de 166 patients ayant subi un AVC (moyenne d’âge de 80 ans). En utilisant un modèle de régression logistique, des résultats plus bas sur la MIF lors de la pré-admission ont démontré prédire négativement une survie de 5 ans chez les patients ayant subi un AVC (OR 1,04, 95%CI 1,1-2,0, p = 0,01). De plus, les résultats sur la MIF total sont demeurés relativement stables entre les mesures au départ de l’étude et celles au moment d’un suivi à 5 ans, chez le groupe de survivants de 5 ans. Toutefois, les résultats sur la MIF-cognitif étaient plus bas au moment du suivi de 5 ans que ceux mesurés au départ de l’étude.

Validité prédictive de la MIF chez les patients avec aphasie et négligence :
Granger, Hamilton et Fielder (1992) ont relevé que, lors de l’admission et au moment du congé, les résultats fonctionnels des patients ayant une lésion à l’hémisphère droit du cerveau étaient légèrement plus hauts que les résultats des patients présentant une lésion à l’hémisphère gauche. Toutefois, la durée de séjour à l’hôpital et le taux de congé dans la communauté étaient similaires

Alexander (1994) a relevé que les patients ayant subi un AVC laissant des dommages sévères à l’hémisphère droit, avaient un changement significativement moindre sur la MIF que les patients avec des dommages sévères à l’hémisphère gauche.

Ring et al. (1997) ont relevé que les patients ayant de la négligence ou de l’aphasie présentaient une hausse significativement plus grande sur la MIF malgré un résultat plus bas sur la MIF lors de l’admission. Cependant, ces patients avaient aussi une durée d’hospitalisation beaucoup plus longue. Ils ont également noté que 96% des patients ayant des dommages à l’hémisphère droit sans négligence, et 88% des patients ayant des dommages à l’hémisphère droit avec négligence, avaient obtenu leur congé à domicile.

Oczkowski et Barreca (1993) ont relevé que les patients ayant une hémianopsie de degré variable, une négligence pariétale, une aphasie ou une détérioration cognitive, avaient des résultats sur la MIF significativement plus bas que les patients sans ces déficiences, mais contrairement aux résultats de Ring et al. (1997), l’hémianopsie, le côté de la lésion, la négligence et l’aphasie n’étaient pas prédicteurs de la destination suite au congé.

Katz et al. (2000) ont examiné, en utilisant l’analyse de corrélation de Spearman, les corrélations entre la MIF (résultats sur la MIF total, la Mif-moteur et la MIF-cognitif) et la  Lowenstein Occupational Therapy Cognitive Assessment (LOTCA – sous-tests Orientation, Perception, Organisation visuomotrice et Pensée opératoire), auprès de deux sous-groupes d’adultes ayant subi un AVC à l’hémisphère droit (n=40 vs. patients sans négligence spatiale unilatérale, n=21). Les mesures ont été prises lors de l’admission, au moment du congé de la réadaptation, et lors d’un suivi à 6 mois. Dans le groupe avec négligence, lors de l’admission, des corrélations adéquates (variant de r=0,48 à 0,51) ont été relevées entre la MIF total et la MIF-moteur, et la LOTCA (sous-tests Organisation visuotrice et Pensée opératoire). Au moment du congé, des corrélations allant d’adéquates à excellentes (variant de r=0,48 à 0,75) ont été relevées entre la MIF total et la MIF-moteur, et la LOTCA (sous-tests Perception, Organisation visuomotrice et Pensée opératoire. Lors du suivi à 6 mois, d’excellentes corrélations (variant de r=0,61 à 0,77) ont été relevées entre la MIF total et la MIF-moteur, et la LOTCA (sous-tests Organisation visuomotrice et Pensée opératoire). Dans le groupe sans négligence, lors de l’admission, des corrélations allant de faibles à excellentes (variant de r=0,05 à 0,67) ont été relevées entre la MIF-cognitif et la LOTCA. Au moment du congé et lors du suivi à 6 mois, des corrélations allant de modérées à excellentes (variant de r=0,43 à 0,62) ont été relevées entre la MIF total et la MIF-moteur, et la LOTCA (sous-tests Organisation visuomotrice et Pensée opératoire.
Note : Avec ce sous-groupe, la MIF-cognitif n’a pas été administrée au moment du congé et lors du suivi à 6 mois.

Construit :
Linacre et al. (1994) ont appliqué une analyse Rasch sur les résultats de la MIF lors de l’admission et au moment du congé de 14 799 patients. Deux aspects distincts des incapacités ont été relevés dans la MIF : la fonction Motrice et Cognitive.

Cavanagh, Hogan, Gordon et Fairfax (2000) ont suggéré que, pour les patients post-AVC, un modèle simple à deux facteurs de la MIF pourrait être insuffisant pour décrire les incapacités et pourrait ne pas mesurer adéquatement les changements chez un patient. Les auteurs ont suggéré qu’une MIF tridimentionnelle soit appliquée pour les patients ayant subi un AVC, qui inclu les soins personnels, la fonction cognitive et l’utilisation des toilettes comme groupes majeurs sur l’échelle. Ils ont précisé que le modèle à deux facteurs comptait seulement pour 66% de la variance, tandis que le modèle à trois facteurs comptait pour plus de variance (74,2%).

Convergente/Discriminante :
Hobart et al. (2001) ont relevé que les résultats de la MIF total et la MIF-moteur corrélaient mieux avec les résultats de l’Office of Population Censuses and Surveys Disability Scales disability (respectivement, r = 0,82 et 0,84) ; les résultats de la London Handicap Scale (respectivement, r = 0,32 et 0,35) ; les résultats de la composante physique de la SF-36 (respectivement, r = 0,26 et 0,30) ; et la version révisée du Wechsler Adult Intelligence Test-verbal IQ test (respectivement, r = 0,35 et 0,27), qu’avec la mesure du statut de santé mentale (composante mentale de la SF-36, respectivement, r = 0,10 et 0,10) ou de la détresse psychologique (General Health Questionnaire, respectivement, r = 0,13 et r = 0,15). Cependant, la MIF-cognitif a fortement corrélé avec les résultats de l’Office of Population Censuses and Surveys Disability (r = 0,43) et la version révisée du Wechsler Adult Intelligence Test-verbal IQ scores (r = 0,51), et faiblement corrélé avec la London Handicap Scale (r = 0,11), les composantes physiques et mentales de la SF-36 (respectivement, r = 0,04 et r = 0,08), et le General Health Questionnaire (r = 0,01).

Giaquinto, Giachetti, Spiridigliozzi et Nolfe (2010) ont examiné la validité convergente de la MIF, de l’Hospital Anxiety Depression Scale (HADS) et de la World Health Organization Quality of Life scale (WHOQOL-100) auprès de 107 patients ayant subi un AVC (moyenne de 5,6 mois post-AVC). Les évaluations ont été administrées lors de l’admission et au moment du congé d’un programme de réadaptation de 2 mois. Tels que mesurés par les coefficients de corrélation Pearson, une excellente corrélation a été relevée entre les résultats de la MIF lors de l’admission et au moment du congé (r=0,656, p<0,0001) et n’était pas significativement influencée par le genre des patients. Toutefois, les corrélations entre le résultat de la MIF au moment du congé et les résultats de l’HADS et de la WHOQOL-100 ont été influencés par le genre des patients. Chez les femmes, une corrélation adéquate a été relevée entre les résultats de la MIF et ceux de l’HADS au moment du congé (r=-0,315, p<0,02) et les résultats de la MIF au moment du congé et ceux de la WHOQOL-100 (r=0,339, p<0,01), mais les corrélations chez les hommes se sont avérées faibles (respectivement, r=0,139 et r=0,147).

Zwecker et al. (2002) ont relevé, en utilisant les corrélations de Pearson auprès de 66 patients ayant subi un AVC, une corrélation adéquate entre la MIF-cognitif et la Lowenstein Occupational Therapy Cognitive Assessment (LOTCA) (r= 0,471, p<0,001) et une excellente corrélation entre la MIF-cognitif et le  Mini Mental State Examination (MMSE) (r=0,666, p<0,001).

Groupes connus :
Dodds, Martin, Stolov et Deyo (1993) ont examiné la validité de construit de la MIF en utilisant les données de 11,102 patients en réadaptation à l’interne (52% ayant subi un AVC, 10% avec des conditions orthopédiques variées et 10% avec une lésion au cerveau). Les scores de la MIF ont établi une distinction entre les groupes en se basant sur la présence d’une lésion de la moelle épinière et la sévérité de l’AVC, et la présence de maladies comorbides, aussi bien lors de l’admission qu’au moment du congé. Les items de la MIF évaluant la Communication ont démontré la plupart des différences de score observées.

Ring, Feder, Schwartz et Samuels (1997) ont examiné 151 patients ayant subi un AVC et admis dans un centre de réadaptation, sur une période de 2 ans. Ils ont relevé que la MIF est en mesure de distinguer entre les patients avec ou sans négligence, et avec ou sans aphasie, aussi bien lors de l’admission qu’au moment du congé.

Validité écologique :
Cooke, McKenna, Fleming & Darnell (2006) ont examiné la validité écologique de l’Occupational Therapy Adult Perceptual Screening Test (OT-APST) en comparant les résultats et le temps d’exécution avec la MIF-moteur et la MIF-cognitif, auprès d’un échantillon de patients ayant subi un AVC (n=208). De faibles corrélations, mais significatives (variant de r=0,26 à 0,42, p<0,01), ont été relevées entre les résultats sur la MIF-moteur et six des sept sous-échelles de l’OT-APST. Des corrélations adéquates (variant r=0,36 to 0,50, p<0,01) ont été relevées entre les résultats sur la MIF-cognitif et chacune des sept sous-échelles de l’OT-APST. Des corrélations négatives et significatives, allant de faibles à adéquates, ont été relevées entre le temps d’exécution de la MIF-moteur et la MIF-cognitif et l’OT-APST (respectivement, r=-0,27 et -0,33, p<0,01).

Sensibilité

La MIF est souvent comparée à l’Indice de Barthel, puisque la MIF a été développée pour être une mesure plus exhaustive et sensible des incapacités que l’Indice de Barthel (van der Putten et al., 1999; Hobart & Thompson, 2001; Wallace, Duncan, & Lai, 2002; Hsueh et al., 2002).

  • Van der Putten et al. (1999) ont comparé la MIF-moteur et la MIF total à l’Indice de Barthel auprès de 201 patients avec sclérose en plaques et 82 patients post-AVC en réadaptation à l’interne. La MIF-moteur et la MIF total ont démontré une petite ampleur de l’effet (effect size– ES) dans la direction prévue de l’admission au moment du congé chez les patients avec sclérose en plaques (respectivement, ES = 0,34 et ES = 0,30) ; et une large ampleur de l’effef chez les patients ayant subi un AVC (respectivement, ES = 0,91 et ES = 0,82). L’ampleur de l’effet pour la MIF-cognitif ne s’est pas avérée significative (ES = 0) chez les patients avec sclérose en plaques, mais modérée (ES = 0,61) chez les patients ayant subi un AVC. Les changements de résultats sur les mesures se sont avérés positifs pour les deux maladies, indiquant moins d’incapacité au moment du congé que lors de l’admission. Les ampleurs de l’effet sur l’Indice de Barthel étaient semblables à ceux de la MIF chez les deux groupes, suggérant que la MIF pourrait ne pas avoir d’avantage quant à sa sensibilité au changement.
  • Wallace et al. (2002) ont comparé la sensibilité de la MIF-moteur à l’Indice de Barthel lors de la récupération post-AVC entre 1 et 3 mois. L’Indice de Barthel et la MIF-moteur ont présenté une sensibilité semblable au changement pour cette population de patients (MIF-moteur, ES = 0,28 ; Réponse moyenne standardisée = 0,675 ; Aire sous la courbe ROC = 0,675).
  • Hsueh et al. (2002) ont comparé la sensibilité de la MIF-moteur, de la version originale à 10 items de l’Indice de Barthel et de la version courte à 5 items de l’Indice de Barthel, auprès de patients ayant subi un AVC, en réadaptation à l’interne. L’Indice de Barthel et la MIF-moteur ont présenté une grande sensibilité (RMS = 1,2), indiquant un changement significatif.
  • Dromerick et al. (2003) ont évalué 95 admissions consécutives dans un service de réadaptation post-AVC pour les incapacités, lors de l’admission et au moment du congé. La Modified Rankin Scale et l’International Stroke Trial Measure ont été comparés avec l’Indice de Barthel et la MIF. Le nombre de patients pour lequel chacune des mesures a détecté un changement cliniquement significatif au niveau des incapacités a été déterminé. La RMS de la MIF s’est avérée supérieure à celle de l’Indice de Barthel (2,18 versus 1,72) (changement entre l’admission et le moment du congé de la réadaptation). La MIF a été la mesure la plus sensible, détectant un changement chez 91 des 95 sujets, incluant un changement chez 18 patients dans lequel l’Indice de Barthel n’a détecté aucun changement.
  • Hobart and Thompson (2001) ont comparé la sensibilité de l’Indice de Barthel modifiée, de la MIF et de la MIF à 30 items combinée à la Functional Assessment Measure (MIF + FAM) auprès de 149 patients avec différentes maladies neurologiques. Les RMS de l’Indice de Barthel, de la MIF et de la MIF+FAM mesurant les incapacités globables, motrices et cognitives se sont avérées similaires, suggérant qu’il n’y a aucun avantage au niveau de la sensibilité pour l’une ou l’autre mesure (MIF total, RMS = 0,48 ; MIF-moteur, RMS = 0,54 ; MIF-cognitif, RMS = 0,17).

Sharrack et al. (1999) ont examiné la sensibilité de la MIF auprès de 25 patients atteints de sclérose en plaques. Les patients ont été suivis pendant 9 mois, avec des évaluations tous les 3 mois. Le MIF total a démontré une faible sensibilité au changement (ES = 0,46). Un certain nombre d’items moteurs (c.-à-d. l’Alimentation, les Soins de l’apparence, le Contrôle des sphincters, le Transfert du Lit / Chaise / Fauteuil roulant et des Toilettes, et le Locomotion) ont présenté une sensibilité allant de faible à modérée  (ES allant de 0,25 pour le Transfert des Toilettes à 0,67 pour le Transfert du Lit / Chaise / Fauteuil roulant. Aucun des items cognitifs ne s’est avéré sensible au changement (ER variaient de 0,00 à 0,19).

Dodds, Martin, Stolov et Deyo (1993) ont examiné la sensibilité de la MIF en analysant les différences dans les résultats de la MIF lors de l’admission et au moment du congé auprès de 11,102 patients en réadaptation à l’interne (52% ayant subi un AVC, 10% avec des conditions orthopédiques et 10% avec une lésion au cerveau). Des gains fonctionnels significatifs ont été détectés par la MIF (33% d’amélioration des résultats). Les auteurs ont conclu que la MIF démontrait une sensibilité, mais sa capacité à mesurer le changement dans le temps nécessitait un examen plus approfondi.

Hammond, Grattan, Sasser, Corrigan, Bushnik et Zafonte (2001) ont examiné les changements dans le temps des résultats de la MIF auprès de patients avec une lésion traumatique au cerveau. Des différences significatives dans les résultats sur la MIF total, la MIF-moteur et la MIF-cognitif ont été relevés entre le moment du congé de la réadaptation et le moment d’un suivi un an post-AVC. Les changements entre la première et la deuxième année, et entre la première et la cinquième année, ont démontré être distribués uniformément à travers tous les items, avec de plus grands changement pour la fonction cognitive.

Beninato, Gill-Body, Salles, Stark, Black-Schaffer et Stein (2006) ont défini la différence minimale cliniquement significative (minimal clinically important difference – MCID) lorsque la MIF est utilisée avec une population ayant subi un AVC. L’étude incluait 113 patients d’une unité de réadaptation d’un hôpital de soins aigus de longue durée. La MIF a été administrée lors de l’admission et au moment du congé ; la fonction des patients a également été évaluée par les médecins traitants aux mêmes moments en utilisant une échelle de nombre entier à 15 points où -7 indique qu’un patient était « vraiment moins bien », où 0 indiquait « aucun changement » et +7 indiquait « vraiment mieux ». En se basant sur l’évaluation des médecins quant au changement clinique observé au moment du congé, des scores de 22, 17 et 3, respectivement pour la MIF total, la MIF-moteur et la MIF-cognitif, ont été considérés comme différenciant les patients qui ont démontré des changements cliniques importants de ceux qui ne l’ont pas fait. Une mise en garde est toutefois donnée quant à la généralisation des résultats puisque l’étude ne portait que sur des patients traités dans un seul centre, et que les évaluations des patients, de la famille ou des proches aidants n’étaient pas incluses dans l’évaluation des changements importants.

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