L’histoire de Martha (Symptômes du côté gauche du corps)

Martha obtiendra bientôt son congé de l’hôpital. Cependant, son bras et sa jambe gauche présentent toujours de la faiblesse. Parfois, Martha néglige encore les gens et les objets qui se trouvent à sa gauche, mais de façon beaucoup moins prononcée qu’au début de sa réadaptation. Elle est également moins confuse qu’elle l’était au lendemain de son AVC. Toutefois, elle présente encore des difficultés au niveau de la mémoire et de la résolution de problèmes.

Martha peut maintenant transférer seule de son lit à une chaise et son équilibre en position assise est bon. Par contre, son équilibre est encore précaire à la marche et elle doit utiliser une canne quadripode. La thérapeute encourage Martha à s’engager dans des activités pour continuer à améliorer son équilibre et renforcer les muscles de son bras et de sa jambe. Pour son bras, elle recommande des thérapies telle la thérapie par contrainte induite, l’entraînement orienté sur la tâche, la réalité virtuelle, la stimulation magnétique transcrânienne répétée [SMTr], l’imagerie motrice, la thérapie miroir et la stimulation électrique fonctionnelle [SEF].

Pour renforcer ses jambes et améliorer son équilibre la thérapeute suggère des exercices aérobiques, l’entraînement spécifique de l’équilibre, la stimulation électrique fonctionnelle [SEF], la thérapie miroir, le renforcement musculaire ou l’entraînement orienté sur la tâche.

Martha retourne dans sa maison à deux étages qu’elle partage avec son mari et sa fille adulte. Un escalier de cinq marches mène à la chambre à coucher et Martha peut monter l’escalier en utilisant la main courante nouvellement installée. D’autres aides techniques seront nécessaires, dans la salle de bain notamment. Le retour à la maison rend Martha anxieuse. Lorsque l’on aborde le sujet avec elle, ses yeux se remplissent de larmes (ce qui arrive souvent ces jours-ci). La pensée qu’elle pourrait être en dépression vous inquiète.

Avant l’AVC, Martha et son mari se partageaient les tâches domestiques. Elle aimait nager, jouer au golf, socialiser et se rendre, en voiture, à ses diverses activités.

Comme proche, la venue du congé de l’hôpital vous préoccupe peut-être. Vous vous demandez comment le retour à la maison se déroulera. Vous vous demandez aussi comment vous saurez vous adapter aux multiples changements. Enfin, vous avez discuté avec le médecin et l’infirmière qui soulignent l’importance que Martha en apprenne davantage sur les moyens de prévenir un autre AVC.

Besoin d’un rappel sur ce qu’est un AVC?

Un accident vasculaire cérébral [AVC] est une blessure soudaine au cerveau. Un AVC peut être causé par un saignement incontrôlé dans le cerveau ou par un caillot qui bloque la circulation du sang dans le cerveau. Dans les deux cas, l’apport en oxygène est limité dans la région du cerveau atteinte par l’AVC, ce qui provoque la détérioration ou la mort des cellules cérébrales de cette région. Les impacts d’un AVC dépendent de la région du cerveau qui a été atteinte et de l’ampleur des dommages causés au cerveau.

Cliquez ici pour visiter le site de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC afin d’obtenir plus d’informations au sujet des causes, des types, des symptômes et des séquelles d’un AVC.

Qu’est-ce que la réadaptation post-AVC?

La réadaptation à la suite d’un AVC a pour but de favoriser la récupération. Un programme de réadaptation individuel est élaboré par l’équipe de réadaptation. L’équipe de réadaptation comprend les professionnels de la santé suivant : médecins, infirmiers, pharmaciens, nutritionnistes, physiothérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes et travailleurs sociaux. La réadaptation précoce peut débuter dès la première ou la deuxième journée suivant l’AVC et se déroule à l’hôpital ou dans un centre de réadaptation. Certaines personnes ont besoin de réadaptation intensive afin de récupérer un maximum de leurs capacités en plus de s’adapter aux diverses difficultés qui surviennent à la suite de leur AVC.

Y a-t-il du nouveau dans le traitement de mon bras à cette étape de la réadaptation?

Plusieurs personnes qui ont subi un AVC ressentent une faiblesse musculaire [hémiparésie] ou encore une paralysie [hémiplégie] d’un côté de leur corps. Ceci affecte leur capacité à utiliser leur bras de ce côté du corps. Une faiblesse musculaire ou une paralysie peut rendre difficile la réalisation des activités quotidiennes.

À cette étape, la réadaptation vise particulièrement à améliorer l’utilisation du bras ou de la main atteinte. Ainsi, la personne pourra reprendre la réalisation de certaines activités quotidiennes comme l’habillage, le bain et les soins de beauté, l’usage d’ustensiles lors des repas, la participation au travail ou encore à des activités de loisirs, etc.

À cette étape de la réadaptation, certaines thérapies se sont montrées efficaces pour améliorer la fonction au niveau du bras.

Il s’agit de :

La thérapie par contrainte induite

La stimulation électrique fonctionnelle [SEF]

La thérapie miroir

L’imagerie motrice

La musicothérapie

La stimulation magnétique transcrânienne répétée [SMTr]

La réalité virtuelle

Y a-t-il du nouveau dans le traitement de ma jambe à cette étape de la réadaptation?

Plusieurs personnes qui ont subi un AVC ressentent une faiblesse musculaire [hémiparésie] ou encore une paralysie [hémiplégie] d’un côté de leur corps. Ceci affecte leur capacité à utiliser leur jambe de ce côté du corps. Une faiblesse musculaire ou une paralysie peut rendre difficile la réalisation des activités quotidiennes.

À cette étape de la réadaptation, certaines thérapies se sont montrées efficaces pour améliorer la faiblesse au niveau d’une jambe.

Il s’agit de :

La stimulation électrique fonctionnelle [SEF]

La thérapie miroir

La musicothérapie

Le renforcement musculaire

Le programme de réadaptation peut également inclure des activités pour améliorer les habiletés à la marche.

Certaines thérapies se sont montrées efficaces pour améliorer les habiletés à la marche.

Il s’agit de :

La stimulation électrique fonctionnelle [SEF]

L’entraînement de la démarche

L’entraînement orienté sur la tâche

Un professionnel de la santé pourrait également prescrire une aide technique à la marche. Une aide à la mobilité telle un cadre ou un bâton de marche, un déambulateur ou un fauteuil roulant peut favoriser la récupération de la capacité à marcher en plus d’encourager l’indépendance.

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Y a-t-il du nouveau dans le traitement de l’équilibre à cette étape de la réadaptation?

Les impacts d’un AVC (hémiparésie, atteintes perceptuelles, héminégligence) ou encore les effets secondaires des médicaments peuvent affecter l’équilibre à plus long terme. Plusieurs semaines ou mois après leur AVC, certaines personnes vont se sentir toujours instables lorsqu’elles changent de position (se lever du lit ou d’une chaise), marchent sur un sol inégal (jardin) ou empruntent un escalier.

Afin d’améliorer l’équilibre, un professionnel de la santé pourrait recommander les interventions et stratégies suivantes au cours de la réadaptation :

Exercice aérobique

Entraînement spécifique de l’équilibre, par le biais d’activité tels la thérapie en piscine, des exercices d’équilibre sur plateforme et du tai-chi

Entraînement sur tapis roulant avec soutien du poids corporel

La stimulation électrique fonctionnelle [SEF]

L’utilisation d’un positionnement sécuritaire

L’utilisation d’aides techniques pour les déplacements et les transferts d’une position à une autre

Pourquoi les professionnels de la santé prescrivent-ils des aides techniques à la suite d’un AVC?

Les aides techniques sont des équipements conçus pour faciliter la réalisation des activités quotidiennes. Un professionnel de la santé peut recommander une aide technique lorsqu’une personne quitte l’hôpital et retourne à la maison pour l’aider à retrouver son indépendance au quotidien.

Pour plus d’informations sur les aides techniques, cliquez ici.

Est-ce que la dépression est fréquente à la suite d’un AVC?

La dépression est très fréquente à la suite d’un AVC. Un AVC peut endommager certaines parties du cerveau responsables de nos émotions. Un AVC est un événement de santé majeur qui bouleverse complètement la vie d’une personne. Les activités quotidiennes deviennent très difficiles et demandent de grands efforts. Certaines personnes ne peuvent plus réaliser leurs activités préférées. Ces changements peuvent donner lieu à des sentiments de tristesse, de déprime et des sautes d’humeur. La dépression doit être traitée, car elle peut nuire à la récupération.

Cliquez ici afin d’obtenir plus d’informations sur la dépression post-AVC.

Quelles activités de loisirs peut-on faire après un AVC?

Les séquelles d’un AVC peuvent rendre plus difficile la reprise de certains loisirs, sports et activités que l’on aimait. Cependant, les activités de loisirs sont essentielles à notre bien-être et notre qualité de vie. Les activités sociales et de loisirs nous aident à maintenir et à améliorer notre santé physique et mentale et, du même coup, favorise la récupération. Les professionnels de la santé peuvent faciliter la reprise de ces activités en offrant un support aux individus pour retrouver leurs habiletés motrices et cognitives, pour adapter les activités ou encore pour trouver de nouvelles activités. Dans certains cas, des aides techniques peuvent supporter la réalisation d’une activité de loisir.

Cliquez ici pour plus d’informations sur l’importance des loisirs et de la participation.

Est-ce que je peux conduire une voiture après un AVC?

Certaines personnes peuvent également éprouver des difficultés à reprendre la conduite automobile à la suite d’un AVC. Les effets de l’AVC peuvent affecter les habiletés requises pour conduire une voiture. Les professionnels de la santé peuvent offrir un programme de réadaptation visant spécifiquement la reprise de la conduite automobile.

Cliquez ici pour plus d’informations sur la conduite automobile post AVC

Comment pouvons-nous éviter un nouvel AVC?

Malheureusement, le risque de faire un nouvel AVC augmente à la suite d’un premier épisode. Par contre, Il est important de savoir qu’un second AVC n’affectera pas nécessairement la même région du cerveau que le premier AVC. Ainsi, un second AVC pourrait produire des effets différents que le premier.

Il existe deux types de facteurs de risques. Il y a ceux que nous ne pouvons pas contrôler, comme l’âge (être âgé de 60 ans et plus), le sexe, les antécédents familiaux, l’origine ethnique et la présence d’un AVC ou d’un ITC (ischémie cérébrale transitoire) antérieur. Cependant, nous pouvons agir sur les facteurs de risques suivant : l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, les maladies du cœur, le diabète de type II, l’embonpoint, la consommation d’alcool, la sédentarité, le tabagisme et le stress.

Certains changements d’habitudes de vie sont essentiels pour réduire le risque d’un nouvel AVC. Faire plus d’activités physiques, arrêter de fumer, manger plus sainement et réduire le stress sont de bons moyens de prévenir un second AVC.

Cliquez ici pour obtenir plus d’informations sur la prévention secondaire des AVC.

Cliquez ici pour visiter le site de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC afin d’obtenir plus d’informations sur la prévention des AVC et les facteurs de risques.

Cliquez ici pour visiter le site de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC afin de mieux reconnaître les signes de l’AVC.

Et la famille, les proches?

Un AVC est un événement stressant pour la personne et ses proches. Une bonne connaissance de l’AVC peut aider les membres de la famille et les proches à traverser cette période difficile et mieux soutenir la personne atteinte. Plusieurs types de ressources sont disponibles. Les informations écrites, les groupes de soutien et d’informations ainsi que les professionnels de la santé peuvent tous être utiles pour accompagner les personnes qui ont subi un AVC et leurs proches.